Quand tu as envie de retrouver du sens dans ta vie pro', tu veux un projet plus en accord avec la femme que tu es aujourd'hui, avec tes aspirations, ton expérience. 
C'est bien de l'écrire, mais le faire.... euh .... c'est où la notice ? 


Souvent, tu restes scotchée, engluée dans ton malaise "confortable".

Confortable parce que tu as un salaire, des avantages, un CE, un environnement connu et maitrisé.

Tu restes collée parce que tu ne penses qu'à l'issue, au bout du chemin, au switch.
Et comme, justement, tu ne le vois pas ce bout du chemin, c'est flou donc effrayant, tu restes là. Parce que l'alternative semble être "sauter dans le vide". Personne n'en a envie !

Cette issue semble inaccessible. Un peu comme le sommet que te montre le guide en début de rando en montagne (le moment où tu te dis que t'aurais dû choisir piscine cette aprêm !).
 

La bonne nouvelle, c'est que entre "tiens j'irai bien voir ailleurs" et ton pot de départ, il va se passer des millions de choses (je t'assure, je suis passée par là). Et enclencher une réflexion ne veut pas dire tout quitter. C'est, au contraire, une bonne façon de sécuriser le chemin vers plus de sens et de plaisir au travail.

Et rien à voir avec une histoire de courage que t'aurais (ou pas) de te jeter dans le vide ou d'escalader la montagne en tongs.


Le premier pas 

Une des premières choses est de décider que tu vas activement construire ce nouveau projet. Tu ne sais pas encore lequel, ni où, ni comment, mais tu sais que tu veux que ça change.

Alors, tu peux commencer par acter que :

- Tu ne veux plus de la situation actuelle.

Acter que tu veux que ça change, ne veut pas dire tout quitter et faire n'importe quoi. 

C'est juste décider qu'à partir d'aujourd'hui, je démarre un projet dont l'objectif est de retrouver du sens et du plaisir dans mon quotidien professionnel. Sans préjugé d'où cela va me conduire. Les chemins peuvent être multiples.

Cela peut aller d'une évolution de mes missions (en mode jobcrafting), de mes conditions de travail à une mutation interne ou externe, ou carrément, un changement de métier. Le niveau de changement qui convient n'est pas évident a priori. Il fait partie des objectifs à déterminer lors de cette phase de réflexion.

Pourquoi c'est important d'acter ce début de changement ?

Parce qu'il y a un deuil à faire. 

On ne se détache pas d'une entreprise où on travaille depuis 15 ou 20 ans en un claquement de doigts. Il y a probablement tout un tas de loyautés et d'attachements (à ton équipe, à certains collègues, à la dame de la cantine qui te garde ce que tu aimes quand tu arrives tard, à ton nom sur la porte !) à dénouer avant de partir.


2 - Tu vas agir pour que ça change.


Pour l'instant, tu ne sais ni quand, ni pour quoi faire, ni où tu vas partir, tu es en phase de recherche, d'exploration.
 
Le gros avantage de cette étape en amont de "au revoir président", c'est qu'elle est sécure. Tu ne mets rien en danger de ton confort, de tes revenus actuels. Comme m'a dit une cliente, "mon cerveau travaille en tâche de fond".

Attention, ne pas se mettre en danger, ne veut pas dire ne rien faire, ne rien oser.

Du coup le côté sécure, pas si sûre ! (sécure pour ta banquière intérieure surtout. Mais c'est elle que tu dois convaincre, non ? 

C'est une période où tu vas te reconnecter à toi, tes envies, tes besoins, tes valeurs

Et ça, c'est super facile à écrire (encore une fois), mais dans la réalité, si ça fait 20 ans que tu es en sur-adaptation, et bien, tu les as bien perdus de vue ces trucs-là (besoin, envies, toussa...)

Alors, quand tu vas allez voir ce qui se trame là-dedans, tu vas peut-être voir des aspects de toi que tu ne veux pas trop voir justement.

Tu vas essayer des nouvelles façons de faire dans tes relations, dans tes activités,  ̶q̶u̶i̶t̶t̶e̶r̶ ̶t̶o̶n̶ ̶m̶e̶c̶,̶ ̶o̶u̶p̶s̶ ̶j̶e̶ ̶m̶'̶é̶g̶a̶r̶e̶.̶ Tu vas tester, interagir, oser, modifier, évaluer.

Bref, tu vas te mettre en action et forcément, parfois, tu sortiras de la famous "zone de confort". Arghhhh !!


C'est une période de fragilité.


En te reconnectant à toi, tu vas enlever des couches de protection que tu as installées depuis des années. Parce que le bon projet est celui qui part de toi, de l'intérieur. Quand tu vas faire ce travail de recherche et d'exploration, petit à petit, tu vas exposer la "vraie toi".

C'est là que ça fout la trouille.

Ok, ça ne fait rien à ton compte en banque, mais pour le reste c'est autrement plus remuant.
 

C'est une période de fragilité.

Comme les animaux qui muent

L'avantage de ne plus avoir de carapace, c'est que tu vas pouvoir grandir et prendre la forme que tu veux dans un nouveau projet professionnel sur mesure.

L'inconvénient, c'est que l'avis ou les remarques de ton entourage peuvent faire mal, voire te décourager. C'est une période où tu doutes, où tu remets en question des fonctionnements installés depuis des années.

Cette étape de fragilité, d'exposition est indispensable. Si tu ne passes pas par une vraie introspection, il y a un risque que le projet d'après reproduise les même schémas que tu connais actuellement (une fois la nouveauté passée).
 

 Si tu te sens prête à te lancer dans cette aventure (je t'assure que ça en vaut la peine), je t'invite à penser aux protections que tu peux mettre en place sur ton chemin. Des copines bienveillantes et sans jugement, des groupes d'échange avec des personnes dans la même dynamique que toi.

Tu peux recevoir mon guide "premiers pas" pour poser le début de ta réflexion.

Il te permettra pour mettre de la clarté dans :
– d’où vient le malaise actuel ?
– qui je suis aujourd’hui ?
– quelle vie pro je veux ?
 

Mon programme "Je rénove ma vie pro" te permet de :

  • ne pas rester seule avec ton introspection.
  • d'échanger avec des nanas de ton âge, qui se posent les même questions.
  • d'avoir un environnement bienveillant où tu peux t'exposer sans risque.
  • de gagner du temps dans ta démarche avec le coaching (arme fatale contre le bullshitage !