Newsletter du 27 février 2020

Hello mindfully mad madeleine,
 
Il y a une époque où j’étais folledingo de pâtisserie. 

Je me levais à 4h du mat’ pour faire un Paris Brest, parce que la pâte à chou, si c’est pas frais du jour, c’est beurk !
J’achetais tous les moules en silicone, microplane, cuillère à ressort, poche à douille que je voyais. Et je ne jurais que par le chocolat Valhrona. 
Je laissais mes oeufs à température ambiante pour éviter le choc thermique.
J’importais mes pistaches direct d’un petit producteur iranien, qui les récoltait à la main une par une (naaann, j’déconne, mais presque !)
Je faisais l’ouverture de Métro pour avoir du beurre de tourage pour ma pâte feuilletée.
Et j’avais même piqué un thermomètre de précision au boulot pour ma crème anglaise (83°C tu retires du feu, au cas où tu ne saurais plus 😉)
 
Bref, j’étais en mode CAP pâtisserie, option Philippe Conticini. 🍪🍪
 
Seul problème, j’ai 3 hommes dans ma vie et dans ma cuisine, qui ne sont pas sucrés du tout. Leur must étant le flan Alsa, tu imagines le niveau d’incompréhension entre nous ! 😉

Le week-end dernier, j’ai eu une envie de rejouer avec mes moules en silicone et me voilà lancée à faire des madeleines.
La madeleine, c’est basique, mais pas si simple si tu veux avoir une jolie bosse et du moelleux.
 
Je regardais, avec amour, mes madeleines bien bosselées refroidir gentiment, quand mon homme “vieux” (alias mon mari) en  goûte une.
Il me dit qu’elles sont sèches mais que le goût est super.
Vu l’énergie que je venais de déployer et l’excitation de voir ces belles bosses se former dans le four, j’attendais un enthousiasme inconditionnel et je me retrouve avec un “sèche” (mon cerveau avait déjà filtré le “goût super”).
 
Je ne te cache pas qu’un néon “fuck” s’est mis à furieusement clignoté dans un coin de ma tête.
 
Un très bel exemple de “qu’est-ce que j’attends comme réponse, comme feedback ?” quand je propose quelque chose.
 
Question hyper importante pour les madeleines, mais pour ton boulot aussi. 
Quand tu as mis beaucoup d’énergie, de temps, de ressources dans un projet, il est important de se poser pour définir ce que tu attends comme retours.

Méfie-toi de ta “bonne élève” (la mienne est démoniaque 👾), qui préfère un “c’est bien ma cocotte”, même si c’est moyennement vrai. 
Si tu te contentes de ça, tu vas rester avec des madeleines sèches ou un projet mal ficelé.
 
Est-ce que je suis prête à accepter un retour nuancé mais constructif et détaillé ? 
Là, si je l’accepte, je progresse. 
 
En l’occurrence, après m’être dit que nonononnon je ne ferais plus rien et que j’allais les jeter puisque personne ne comprend rien à mon immense talent madeleinesque, je suis super motivée pour tester d’autre recettes et d’autres moules pour arriver à un résultat qui me convienne.
 
C’est idem dans ton taf, on peut faire le parallèle. Quel feedback tu attends ?
 
C’est clair que le “c’est bien ma cocotte “ est plus facile à accueillir au départ. Mais ça ne sert à rien, à part à faire roucouler ton égo. 
 
Le retour critique fait carrément chier quand tu le reçois (de façon proportionnelle à l’investissement que tu as mis d’ailleurs). Mais il te fait avancer bien plus loin.
 
Pour éviter que ton clignotant ”fuck” interne ne se déclenche, tu peux déjà identifier les points sur lesquelles tu veux un feedback. Voire même, le demander.
Comme ça, tu balises le chemin pour ton interlocuteur (toujours bien vu pour un boss débordé !) et toi, tu prépares psychologiquement ta “bonne élève” à recevoir des remarques.
 
Alors à toi de choisir ! 

 
En attendant, prends soin de toi et aime toi. 

B

Françoise Bourgouin - coaching de carrière

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