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« Je ne sais pas me vendre » : et si ce n’était pas le vrai problème ?

par | Publié le 22/11/2025

Ne pas savoir se vendre :  il y a des phrases que j’entends toutes les semaines. En coaching. En rendez-vous préalable pour un bilan de compétences.

« Je ne sais pas me vendre » est celle qui revient le plus souvent. Cette difficulté à ne pas savoir se vendre n’a souvent rien à voir avec une incapacité réelle : elle révèle surtout un manque de clarté, de vocabulaire professionnel ou de confiance en soi.

Et si on commençait par rassurer tout le monde :
👉 Personne n’a envie de se vendre.
Et ce n’est pas un problème.

Vous n’êtes pas un produit, vous n’êtes pas une brochure commerciale, vous n’êtes pas une publicité à optimiser.
Parler de vous, ce n’est pas vous “mettre sur le marché”, c’est dire ce que vous faites, comment vous le faites, et ce que cela apporte.

Le véritable enjeu, ce n’est donc pas la “vente de soi”.
C’est la capacité à se présenter clairement dans un monde professionnel où l’on attend souvent des réponses simples à des parcours… qui ne le sont pas.

Dans cet article, nous allons plonger sous la surface.
Parce que derrière « je ne sais pas me vendre », il y a en réalité autre chose :
– du doute,
– un rapport compliqué à la visibilité,
– un manque de vocabulaire professionnel,
– ou encore la peur de se tromper en parlant de soi.

Et c’est normal.
Bonne nouvelle : ça se travaille.

Je vous propose de :
– comprendre pourquoi parler de soi est si difficile,
– identifier les causes profondes (manque de clarté, syndrome d’imposteur, parcours éclaté…),
– explorer des solutions concrètes pour mieux présenter sa valeur professionnelle, sans jamais avoir l’impression de se “vendre”.

 

1. Pourquoi a-t-on l’impression de ne pas savoir se vendre ?

Difficulté à parler de soi : un apprentissage rarement enseigné

Beaucoup de personnes pensent ne pas savoir se vendre alors qu’elles n’ont simplement jamais appris à mettre des mots sur ce qu’elles apportent réellement. Soyons honnêtes : qui a déjà reçu une formation intitulée “Comment parler de vos forces en toute simplicité” ?
Personne.

On apprend à travailler, à être rigoureux, à respecter les délais…
Mais parler de soi ?
Nulle part dans le programme.

Résultat :
– on minimise,
– on banalise,
– on dit que c’est “normal”,
– ou qu’on “fait juste son travail”.

Pourtant, ce qui est normal pour vous ne l’est pas forcément pour les autres. Il est important de prendre conscience que ce que vous faites « facilement » a de la valeur.


Manque d’habitude à nommer ses compétences professionnelles

Le sentiment de ne pas savoir se vendre est souvent alimenté par un manque d’habitude à nommer ses compétences ou par la peur d’être trop visible. Beaucoup de personnes travaillent très bien… mais n’ont jamais eu besoin d’expliquer comment elles travaillent.
Elles le “font” naturellement.

Mais dès qu’il faut décrire :
– les compétences utilisées,
– les méthodes appliquées,
– ou la valeur créée…
c’est le trou noir.

Nommer ses compétences demande du recul — et une certaine objectivité.
Deux choses rarement évidentes quand il s’agit de soi-même. Pour vos valeurs et qualités personnelles je vous recommande ces deux articles : valeurs, test de personnalité.


Sentiment d’illégitimité se cache derrière ne pas savoir se vendre

Le syndrome de l’imposteur, le fameux.
L’un des mots-clés les plus recherchés sur Google… et l’un des blocages les plus fréquents sur le terrain.

Il se manifeste par des phrases comme :
– « Ce que je fais n’a rien d’extraordinaire. »
– « D’autres font mieux. »
– « Ce n’est pas assez pour le mettre en avant. »

En réalité, le syndrome de l’imposteur ne parle pas de compétence.
Il parle de perception de soi.


Peur d’être visible ou de prendre sa place

Vous voulez être reconnue… mais vous avez peur d’être jugée.
Vous voulez qu’on voie votre travail… mais vous craignez qu’on voie vos failles.

La visibilité amène son lot d’inconfort.
Mais c’est aussi ce qui permet d’être repérée, choisie, identifiée.


Confusion entre “parler de soi” et “se vanter”

Beaucoup de personnes rejettent l’idée de parler d’elles car elles associent cela à :
– se mettre en avant,
– se gonfler,
– se survendre,
– “faire le paon”.

Alors qu’en réalité, parler de soi peut être une démarche humble, factuelle, équilibrée.
Il s’agit simplement d’expliquer ce que vous apportez, pas de réciter vos décorations militaires. Allez jeter un coup d’oeil à cet article sur les qualités.


Offre peu claire : le vrai obstacle à la présentation

Quand votre activité, votre rôle ou votre proposition de valeur n’est pas claire pour vous-même…
comment pourrait-elle l’être pour les autres ?

Le flou interne crée le flou externe.
Et l’impression de “ne pas savoir se vendre” explose.


Parcours professionnel perçu comme “éparpillé”

Les personnes aux parcours atypiques pensent souvent que leur histoire ne “tient pas la route”.
Elles voient des ruptures là où, bien souvent, il y a une cohérence profonde. C’est la même chose pour ceux qui n’ont pas fait d’études. Comme s’il y avait une marque « à vie », alors qu’avec 25 ou 30 ans d’expérience, ce qui a été appris à l’école compte pour presque rien (la plupart du temps, c’est obsolète).

Reconnecter les points, c’est révéler son fil rouge.
Et cela transforme radicalement la manière de se présenter.

 

 

2. Comment parler de soi sans se “vendre” ?

Changer de vocabulaire pour changer de posture

Apprendre à se présenter clairement est plus simple qu’il n’y paraît, même lorsque l’on pense ne pas savoir se vendre.

Essayez simplement :
– Remplacez “me vendre” par “me présenter”.
– Remplacez “me mettre en avant” par “clarifier ce que j’apporte”.

Cela change tout.
La pression disparaît, la posture s’ouvre.


Parler d’apports plutôt que de qualités

Ne dites pas :
« Je suis organisée. »
Dites plutôt :
« J’ai mis en place un système qui a réduit les erreurs de 20 %. »

Ne dites pas :
« Je suis créative. »
Dites :
« J’ai conçu un nouveau format qui a doublé la participation. »

Vous ne vous vendez pas.
Vous illustrez ce que vous créez.


S’appuyer sur le feedback professionnel

Demander un retour à :
– des collègues,
– des responsables,
– des clients,
– des partenaires…

… ouvre un champ immense d’informations que vous ne voyez pas.
Un peu comme des angles morts qu’il suffit d’éclairer.

C’est souvent un moment émouvant — et toujours instructif.


Tenir un journal de réussites

Les petites victoires oubliées.
Les projets menés.
Les problèmes résolus.
Les commentaires positifs.

Ce “journal de bord” devient une mine d’or au moment de se présenter.


Construire une phrase claire pour présenter son activité

Si vous ne pouvez pas expliquer en 15–20 secondes ce que vous faites… ce n’est pas mûr.

Une phrase simple vaut mille discours compliqués.


Tester un pitch simple et imparfait

Le pitch parfait n’existe pas.
Le pitch utile, oui.
Il évolue, s’ajuste, se rode.

Ne cherchez pas la perfection : cherchez la clarté.


Se faire accompagner pour clarifier sa valeur

Nous ne voyons jamais clairement :
– nos forces,
– nos talents,
– nos singularités.

Un regard extérieur neutre permet de structurer, nommer, expliquer.
C’est normal d’en avoir besoin.


3. Conclusion : se présenter n’est pas se vendre

La phrase « Je ne sais pas me vendre » n’est pas un constat.
C’est un signal.

Ce signal dit peut-être :
– “Je ne me vois pas clairement.”
– “Je ne sais pas comment expliquer ce que j’apporte.”
– “J’ai peur d’être vue.”
– “Je ne sais pas nommer mes compétences.”

Rassurez-vous : tout cela se travaille.
Pas pour devenir un as du marketing personnel, mais pour vous permettre d’exprimer votre valeur, simplement et avec justesse.

Parce que vous n’avez rien à vendre.
Vous avez tout à décrire.

Pour aller plus loin, plusieurs études mettent en lumière ces mécanismes, notamment les travaux de l’Université Laval sur le syndrome de l’imposteur ou encore les analyses de l’APEC concernant la valorisation des compétences

Françoise Bourgouin - coaching de carrière

Vous vous interrogez sur le bilan de compétences ou le coaching, venez m’en parler en rdv exploratoire. Mon agenda vous attend ici. Ce sera un premier pas pour reprendre la main sur votre vie professionnelle.

Vous voulez un premier pas accessible : je vous partage des conseils concrets et des exercices pour guide votre réflexion dans mon livre : "Mieux vivre sa carrière à 50 ans"

Vous pouvez également me suivre sur LinkedIn chaque semaine.

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