Par quoi commencer pour réussir sa transition professionnelle ?

par | Publié le 09/08/2022

Prendre la décision de changer de job est une décision difficile. Surtout, ne vous jugez pas de ne pas y arriver en ce moment. Dans cet article, je veux vous partager des éléments nécessaires pour faciliter cette transition. Tant que cette décision de changement s’apparente à un saut dans le vide, il semble logique de ne pas y aller ! Avant de décider, il y a un travail à faire pour gagner en clarté et sécuriser ce changement professionnel.

Nous allons voir :

  • Pourquoi vous n’y arrivez pas ? Vous verrez qu’une fois que les blocages sont nommés, il est plus facile de les surmonter. Vous saurez où mettre votre énergie.
  • Par quel bout prendre le problème ? Aujourd’hui, vous avez le sentiment très désagréable de partir dans tous les sens et de ne pas avancer. Nous verrons les toutes premières actions nécessaires pour enclencher cette transition.
  • Comment identifier vos clés de succès ? Une transition professionnelle prend du temps (tous ceux qui vous diront que tout est réglé en 3 mois sont des menteurs ! 😉) Pour ma part, j’ai mis plus de 3 ans à faire émerger, construire et finaliser mon projet. Il est donc nécessaire, dès le départ, d’être au clair sur les ressources qui vont permettront de surmonter les aléas du chemin.

Pourquoi je n’y arrive pas ?

1 – C’est difficile

Changer, c’est quitter une situation connue (inconfortable, mais connue) pour aller vers l’inconnu. Logiquement, notre cerveau met en marche tous ses mécanismes d’alerte, à savoir : LA TROUILLE. Bien souvent, nous ne sommes pas à l’aise avec la peur et on pense qu’il faut qu’elle soit apaisée pour agir. Je préfère vous le dire tout de suite, elle sera toujours là et il va falloir à faire avec. Mais ça ne veut pas dire qu’il n’est pas nécessaire de travailler à la calmer.

La peur est liée également à l’enjeu. Plus on avance dans la vie, plus il nous semble que nous avons de choses à perdre. Aussi, l’enjeu du changement est beaucoup plus élevé.

 

2 – Votre mode « moi toute seule » est peut-être activé.

Vous êtes une femme, mère de famille qui plus est, vous avez l’habitude de gérer une multitude de choses et de faire passer les besoins des autres avant les vôtres. Je ne reviendrai par sur le pourquoi de cela, ce n’est pas l’objet de cet article. Cette grande qualité se transforme en un double inconvénient quand on aborde une période de transition professionnelle :

  • Vous n’avez pas l’habitude de demander de l’aide. C’est plutôt vous qui aidez ou écoutez les autres, et rarement l’inverse. Hors, une reconversion est une période de fragilité où vous allez avoir besoin d’aide et/ou d’accompagnement.
  • Vous avez une charge mentale maousse costaud et un pilotage automatique du tonnerre. Et il va falloir débrancher le pilote auto pour accéder à ce que vous cherchez (nouveau job, plus de sens, plus de reconnaissance…). Pour renouer avec la vraie vous.

 

3 – Vous n’avez pas appris la reconversion

Ce n’était pas une matière à l’école. Si vous avez plus de 40 ans, il y a de grandes chances que vos parents n’aient quasi pas changer de job durant toute leur carrière. Ou alors ce fut un drame que vous n’avez surtout pas envie de vivre. Donc, vous n’avez pas eu de modèle pour gérer le changement professionnel. Les seules personnes que vous voyez changer régulièrement vous semblent dotées d’options que vous n’avez pas (confiance, assurance, insouciance, égoïsme…)

 

4 – Vous partez dans tous les sens

Comme vous n’avez pas de méthode, vous avez le sentiment de vous éparpiller. Un jour vous ouvez un gite, le lendemain vous reprenez une formation pour devenir instit’, puis vous vous dites que votre job n’est pas si mal. Ensuite, ous vous voyez en décoratrice d’intérieure puis en wedding planner.

Bref, c’est flou fouilli. Pour la pro investie que vous êtes, c’est très désagréable. Cette impression de ne pas savoir où vous allez. Habituellement, vous êtes celle qui maitrise, celle à qui on vient demander, celle qui a les réponses.

Reconversion professionnelle : par quel bout prendre le problème ?

1 – Arrêter de chercher un métier ou une formation

je rencontre beaucoup de personnes qui s’interrogent sur leur avenir pro et cherchent, en vain, une formation pour aller vers autre chose. La formation est souvent un passage obligé dans une transition professionnelle, mais ce n’est en aucun cas le premier pas.

il est impossible de faire un choix tant que vous n’avez pas défini les bases de ce que vous vouliez.

Pour cela il est important de travailler sur vous. En clair, de vous regarder le nombril !

 

La plupart de mes clientes se disent que c’est vraiment très égoïste, autocentré, prétentieux, etc… Bref, que c’est mal. Ce fameux regard des autres ! Donc il y a déjà un frein moral.

Ensuite, quand je commence à les questionner sur ce qu’elles veulent, les réponses ont du mal à venir. Les questions sont simples (ex : qu’est-ce qui est important pour moi aujourd’hui ?). La réponse est difficile ou semble superficielle, incomplète.

Cette absence de clarté dans la réponse donne un peu le vertige. Ça peut être très bouleversant pour certaines de prendre conscience quelles ne savent pas. Dans tous les cas, c’est inconfortable. En fait, ce n’est pas que vous ne savez pas, mais que vous n’accédez plus, pour le moment, à ces informations. Pas de panique, c’est réparable.

Cet inconfort est d’autant plus grand que vous avancez dans la vie et accumulez de l’expérience. À 20 ans, on est habitué à ne pas savoir, à devoir apprendre. À 45 ou 50 ans, c’est plus difficile de repasser en mode apprenti. Ça fait 20 ou 25 ans qu’on vous demande d’assurer sur tous les plans (boulot, famille), d’être sûre de vous, d’avoir les réponses aux questions (et vite !). Alors, se retrouver face à cette incertitude, ce flou, c’est frustrant. Pourtant, vous l’avez balayée plusieurs fois, cette envie de changement, remise discrètement sous le tapis, mais elle est toujours là. Elle ne s’efface pas avec le temps. Au contraire.

Donc c’est là, mais flou avec ce retour au mode apprenti qui ressemble plutôt à un retour en arrière (ce n’est pas le cas, mais ça peut faire cet effet au début).

 

3 – Faites de la place

Avant toute chose, vous allez avoir besoin que ce projet de changement, quelqu’il soit, puisse germer et se développer. pour cela, il lui faut de la place.

Qu’est-ce que j’entends par “de la place” ?

Du temps : pour vos recherches, mais aussi pour vivre de nouvelles expériences, pour renouer avec votre créativité. Du temps pour être avec vous, tout simplement. il peut prendre de nombreuses formes différentes. Ce temps pour vous ne doit pas être occasionnel, s’il en reste quand j’ai fini le reste. C’est un temps que vous allez planifier, qui figurera dans votre agenda, au même titre que vos rdv de boulot ou votre déjeuner chez vos beaux-parents !

De l’énergie : un projet de transition ou d’évolution pro est gourmand en énergie. Vous avez certainement expérimenté à de nombreuses reprises que la fatigue rend les choses impossibles. Plus votre niveau d’énergie est bas, plus le passage à l’action est difficile.

Ne vous jugez pas.

Il peut simplement être nécessaire de commencer par prendre soin de vous et de recharger vos batteries (j’en parle dans cet article).

Identifiez vos moteurs

Nous sommes toutes animées par un certain nombre de moteurs qui nous permettent de passer à l’action. Le meilleur exemple, pour les mamans, c’est l’énergie que nous déployons pour dégotter un rdv un dimanche soir quand notre enfant a 40°C de fièvre.

Il est intéressant d’identifier les moteurs qui dont à votre service. C’est sur eux que vous aller pouvoir vous appuyer pour avancer dans la construction de votre projet professionnel.

 

1 – Vos valeurs

Parmi ces moteurs, il y en a qui sont assez stables au cours de votre vie : ce sont vos valeurs. Il est intéressant de les faire remonter en conscience lors d’un projet de transition professionnelle. Elles vous serviront lors de la prise de décision. Quand vous êtes confrontée à 2 options (partir ou rester, job1 ou job2, salariat ou entrepreneuriat), vous pouvez vous appuyer sur vos valeurs pour arbitrer. Quelle option les nourrit le plus ?

Vous trouverez toutes les infos dans cet article.

 

Ils sont plus variables et dépendent de vos contraintes du moment, de votre histoire pro passée et de vos envies pour la suite. Il est important de prendre un temps pour réfléchir à vos facteurs de motivation (drivers, in english), car ce sont eux qui vous donnent envie de vous lever le matin et d’aller bosser (ou pas !).

Je vous propose 5 facteurs clés de motivation :

1 – Le sens : le sentiment d’utilité, l’impact de votre travail sur les autres, votre contribution au monde.

2 – La reconnaissance : obtenir un retour sur ce que vous faites professionnellement.

3 – L’argent : avoir un revenu qui vous assure le niveau de vie que vous souhaitez.

4 – La liberté : pouvoir faire ce que je veux, sans rendre de compte, travailler où je veux, définir mes horaires, mon rythme…

5 – Le développement personnel : apprendre de nouvelles choses, continuer à grandir en connaissance de soi, des autres, des sujets qui vous intéressent.

Aucun de ces 5 leviers de motivation n’est mieux que l’autre ou n’ plus de valeur que l’autre. Il n’y a pas de jugement à porter, d’objectif à atteindre. Il est nécessaire d’être au clair sur ce qui vous anime, honnêtement, et de l’assumer pour enclencher votre projet de transition professionnelle.

Auto-coaching

Aujourd’hui, dans quel ordre, classeriez-vous ces 5 facteurs ?

Comment vous sentez-vous avec ce classement ?

De quoi prenez-vous conscience ?

Avec vos valeurs, vos clés de motivation, vous commencez déjà à construire le cahier des charges de votre futur job. Non pas un job idéal (c’est comme le prince charmant, il n’existe pas !), mais un travail qui correspond à la femme que vous êtes aujourd’hui.

Appuyez-vous sur ces critères pour évaluer toutes les idées qui vous viennent.

Vous voulez gagner du temps et de la méthode, faites-vous accompagner. Rien de tel que l’engagement vis-à-vis d’une personne extérieure, neutre et bienveillante, pour vous aider à avancer (toujours ce regard de l’autre !).

Françoise Bourgouin - coaching de carrière

Vous vous interrogez sur le bilan de compétences, venez m’en parler en rdv exploratoire. Mon agenda vous attend ici. Ce sera un premier pas pour reprendre la main sur votre vie professionnelle.

 

Vous pouvez également me suivre sur LinkedIn chaque semaine.

Françoise Bourgouin - coah carrière bilan de compétences - les premiers pas d'une transition professionnelle réussie
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