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La première fois que je me suis retrouvée au chômage, c’était la fin du monde. Le sol semblait s’ouvrir sous mes pieds. Je n’existais que par mon travail. Et brutalement, celui-ci n’existait plus. J’avais l’impression que c’était écrit sur mon front. Entrer chez Pôle Emploi me semblait une humiliation suprême. L’envie de me justifier. De dire que moi, c’était différent. J’allais vite retravailler.

Être au chômage est une expérience particulière dans une vie professionnelle.

Être au chômage à 50 ans (ou presque, ou plus !), à un âge où le temps semble passer à une vitesse folle, c’est encore différent. D’autant plus que nous avons été élevées par une génération qui a très peu connu cette expérience. Et nous avons hérité de tout un tas de croyances en lien avec le chômage.

Chacun vivra cette période différemment en fonction de son parcours, de ses projets futurs et de son environnement.

J’aimerais, dans cet article, vous partager de quoi la vivre au mieux.

1 – Accepter la situation de chômage : un deuil à faire

La situation est très différente selon le mode d’entrée.

En effet, si vous êtes au chômage parce que vous avez décidé de l’être (rupture conventionnelle ou démission), c’est différent d’une situation subie (licenciement ou rupture conventionnelle dont vous n’êtes pas à l’initiative).

Même si c’est vous qui avez initié le départ, il y a fort à parier que c’est à cause de conditions difficiles ou de désaccords profonds. Donc, il y avait un malaise, que vous avez choisi de régler en partant. Dans ce cas, il est possible que le travail de deuil soit déjà entamé et vous ait conduit à prendre votre décision.

 

C’est quoi ce deuil ?

Plus la stabilité était grande, plus c’est difficile. Si vous étiez en poste depuis 15 ou 20 ans dans la même entreprise, l’arrêt est bien plus violent qu’après 2 ou 3 ans.

 

C’est celui de votre identité professionnelle.

Vous allez changer de réponse à la question : “qu’est-ce que tu fais dans la vie ?”

Cette question (et sa réponse) est loin d’être anodine.

Déjà sans apporter aucune précision, tout le monde sait qu’elle fait référence au travail, à l’activité professionnelle. Et en fonction de la réponse, nous rangeons tous les personnes dans des cases. Sans forcément porter de jugement (quoique ! 😉).

Cette case permet d’attribuer tout un tas de caractéristiques ou d’attributs, qui lui sont associées (niveau de revenu supposé, niveau social, rythme de travail….)

À cette question on attend comme réponse un travail.

Ce qui sous-entend que si on n’a pas de travail on ne fait rien ?

De là à conclure qu’on n’existe pas il n’y a pas loin. En tout cas, on n’est pas défini.

“Je suis serveuse, je suis prof’, je suis comptable…” on utilise le verbe “être” pour décrire du “faire”.

Bizarre. Mais c’est comme ça.

Se retrouver au chômage, c’est changer de case !

Pire, pour certains ça peut signifier : ne plus avoir de case !

 

 

C’est le deuil d’une vie professionnelle

Des relations avec des collègues (des amis parfois) qui vont être impactées, voire transformées. Les réactions de certains peuvent surprendre, décevoir ou, au contraire, toucher.

Un rythme de vie, avec des trajets, des habitudes de repas, une organisation qui n’existe plus.

Il y a un nouveau cadre à définir. Seule.

Il y a un nouvel équilibre à construire.

 

La courbe du deuil est toujours la même et nous la parcourons à des vitesses différentes en fonction des évènements, de notre sensibilité et de notre parcours.

Vous ne pouvez pas y échapper !

En plus, il peut y avoir des retours en arrière. Vous pouvez juste accélérer

courbe du deuil - françoise Bourgouin coach de ta carrière après 45 ans

Les premières étapes sont remplies de sentiments négatifs et tournées vers le passé.

Pour certains, cela peut aller très vite pour d’autre prendre des semaines voir des mois.

C’est là que la situation d’entrée au chômage peut jouer. Pour ceux qui ont fait le choix, ils sont souvent dans la tristesse quand ils arrivent au chômage. Alors que quand la décision est subie, vous arrivez au chômage soit dans le déni ou la colère.

Plus vous refuserez de vivre cette période, plus elle durera longtemps.

Il arrive fréquemment (je l’ai vécu !) qu’on se dise : “Moi c’est différent. Je vais retravailler très vite.” On tente de maintenir le même rythme que lorsqu’on allait travailler. On se jette avec énergie dans la recherche d’emploi. Rien ne semble aller assez vite. Et surtout, on ne s’écoute pas.

Le risque ?

C’est que vous ne vivez pas votre deuil et vous allez rester bloquée dans le déni et/ou la colère. Cette négativité peut jouer contre vous lors de vos démarches de recherche d’emploi.

Et surtout, elle peut vous amener à faire de mauvais choix et vous amener à nouveau dans une situation qui ne vous convient pas.

 

Comment passer au mieux cette période jusqu’à l’acceptation ?

 

Prendre du temps pour soi.

Vivez ces émotions, laissez-les vous traverser et sortir.

Écrivez ce qui vous passe par la tête, défoulez-vous.

C’est inconfortable, mais c’est nécessaire pour retrouver une paix intérieure et pouvoir construire un futur projet sur de bonnes bases.

 

Parlez-en.

Avec vos proches, mais aussi à des personnes qui sont (ou ont été) dans votre situation. Dans tous les cas à des personnes bienveillantes et sans jugement. Ne restez pas seule.

 

Exercez-vous au lâcher prise.

C’est le moment de tester de nouvelles activités, de nouvelles techniques. Identifiez ce qui vous vide la tête (sport, cuisine, couture, dessin, etc …). Profitez de ce temps pour essayer ce que vous fait envie mais que vous n’avez jamais pris le temps de faire jusqu’ici.

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2 – Le mindset du chômeur de 50 ans

 

Une des difficultés du chômeur ou de la chômeuse de 50 balais, c’est que “ça ne se fait pas” ! C’est MAL d’être au chômage.

Le chômeur de 50 ans n’a que très rarement vu ses parents au chômage. Et il ou elle a engrangé tout un tas de croyances, plus ou moins consciemment.

 

Les croyances à zigouiller sur le chômage

  • pas de travail = fainéant
  • pas de travail mais payé (#poleemploi) = profiteur
  • pas de travail = inutile

En gros, on a le choix entre faire pitié ou être un profiteur. Vous avez beau vous en défendre, il y a toujours un petit relent de cet ordre dans un coin de votre tête (non ? 😉). Une envie de prouver que vous valez mieux que ça (quoi “ça” on ne sait pas trop, mais bon …).

Aujourd’hui une carrière est tout sauf linéaire. Tout le monde passe par la case chômage à un moment de sa vie professionnelle.

Alors écoutez ces vieilles croyances, laissez-leur de la place pour s’exprimer. Plus vous les exprimerez, plus vous en parlerez, plus elles se dégonfleront. Vous allez vous rendre compte que ceux qui sont passés par cette case sont innombrables.

C’est une étape dans la vie pro de chacun.

Je fais le point sur mon projet

 

Je l’ai déjà évoqué plus haut, mais quand le chômage est subit, il y a un risque de se précipiter vers n’importe quoi.

Par ailleurs la recherche d’emploi des seniors n’est pas l’exercice le plus facile. Surtout quand cela fait des années que vous n’avez pas pratiqué.

 

➥  Qu’est-ce que je veux aujourd’hui ?

Vous n’êtes plus la même personne que quand vous avez débuté dans votre entreprise. Vos aspirations ont évolué. Votre environnement, votre foyer, vos besoins… tout cela a bougé.

C’est l’occasion de faire le point sur ce que vous voulez pour la suite. Pas sûr que ce soit un copier- coller de votre ancien poste.

Le meilleur projet est celui qui partira de vous.

Comment faire ?

Allez voir du côté de vos valeurs. Je vous en parle ici.

Vous pouvez travailler aussi sur ce que vous souhaitez en termes de missions, d’environnement, de rémunération, de reconnaissance…

 Et l’entrepreneuriat ?

Est-ce que le piste vous tente ?

Elle peut constituer une réponse aux difficultés de recrutement des seniors. Vous avez un bon réseau et une expérience solide sur laquelle vous appuyer. Se lancer en micro-entreprise peut être une bonne solution.

C’est une façon de faire ses preuves différemment.

C’est aussi accepter un nouveau challenge, un nouvel apprentissage. Car l’expertise métier doit être complétée par l’acquisition d’une posture d’entrepreneur.

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Je soigne ma confiance en moi

 

 Mon CV comme opportunité de booster ma confiance

Faire ou mettre à jour son CV est l’occasion de balayer toute sa carrière, toutes ses réalisations. Je vous invite à vraiment prendre ce temps pour avoir une vision macro de votre vie professionnelle. Elle permet de prendre conscience de tout le chemin parcouru et de la richesse de votre expérience.

Ça fait un bien fou !

Ensuite, il faut faire du tri. Mais prenez le temps de célébrer toutes ces réalisations.

 

 Je prépare mes entretiens

Vous savez quels sont les arguments habituellement opposés au seniors en entretien de recrutement : trop chers, trop d’expérience, manque d’adaptabilité…

Alors préparez vos arguments sur ces thèmes. J’en parle dans cet article.

Préparer aussi votre posture. Montrez que vous n’êtes pas enfermée dans votre expérience passée. C’est aussi l’occasion de mettre à jour ou de rafraichir certaines connaissances. Il existe de nombreux contenus gratuits, comme les MOOCs.

 

 Mon réseau

C’est vraiment la période pour activer votre réseau.

Ne vous enfermez pas ! Ne laissez pas des vieilles croyances (cf plus haut) vous isoler. Il peut arriver qu’on se sente honteux, qu’on ait l’impression de faire l’aumône en demandant un contact. Et petit à petit on s’isole.

Au contraire. Profitez de toutes les opportunités pour faire de nouvelles rencontres, pour renouer des liens un peu distendus. Semez des graines pour la suite.

Ces contacts vous aiderons aussi à faire avancer votre deuil.

3 – Je prends soin de moi

 

La personne la plus importante dans votre recherche d’emploi, c’est vous !

Il est primordial d’arriver aux entretiens avec la bonne énergie. Idem dans vos relations réseau.

L’arrêt du travail a créé une rupture de rythme. Au début, on se sent un peu paumée.

Profitez de ce temps pour renouer avec vous ! Tête /corps / cœur

 

Tête :

Nourrissez-la, mais attention aux ruminations. C’est le moment de vous exercez au lâcher prise.

Jouez les curieuses sur les sujets qui vous intéressent. 

 

Corps :

Faites tous les bilans et check-up que vous avez négligés quand vous bossiez.

C’est aussi une belle opportunité pour démarrer une nouvelle activité ou pratiquer plus celle que vous avez.

Mangez mieux : vous avez plus de temps. Faites du bien à votre corps en le nourrissant mieux.

 

Cœur :

Cette période de chômage est riche en émotions. Souvent en mode montagnes russes.

C’est normal. Accueillez-les ces émotions. Laissez-les s’exprimer.

Derrière chaque émotion négative se cache un besoin non satisfait.

Nourrissez également votre cœur avec des relations, nouvelles ou anciennes.

 

 

 

Cette période de chômage est une transition dans une vie professionnelle. Elle est stressante de part le temps qui est compté. Mais aucune honte à avoir. Aucune justification à donner. 

Testez un maximum de choses, développer votre agilité et votre intuition.

Françoise Bourgouin - coaching de carrière

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