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« Je ne sais pas me vendre » : et si ce n’était pas le vrai problème ?

« Je ne sais pas me vendre » : et si ce n’était pas le vrai problème ?

Ne pas savoir se vendre :  il y a des phrases que j’entends toutes les semaines. En coaching. En rendez-vous préalable pour un bilan de compétences.

« Je ne sais pas me vendre » est celle qui revient le plus souvent. Cette difficulté à ne pas savoir se vendre n’a souvent rien à voir avec une incapacité réelle : elle révèle surtout un manque de clarté, de vocabulaire professionnel ou de confiance en soi.

Et si on commençait par rassurer tout le monde :
👉 Personne n’a envie de se vendre.
Et ce n’est pas un problème.

Vous n’êtes pas un produit, vous n’êtes pas une brochure commerciale, vous n’êtes pas une publicité à optimiser.
Parler de vous, ce n’est pas vous “mettre sur le marché”, c’est dire ce que vous faites, comment vous le faites, et ce que cela apporte.

Le véritable enjeu, ce n’est donc pas la “vente de soi”.
C’est la capacité à se présenter clairement dans un monde professionnel où l’on attend souvent des réponses simples à des parcours… qui ne le sont pas.

Dans cet article, nous allons plonger sous la surface.
Parce que derrière « je ne sais pas me vendre », il y a en réalité autre chose :
– du doute,
– un rapport compliqué à la visibilité,
– un manque de vocabulaire professionnel,
– ou encore la peur de se tromper en parlant de soi.

Et c’est normal.
Bonne nouvelle : ça se travaille.

Je vous propose de :
– comprendre pourquoi parler de soi est si difficile,
– identifier les causes profondes (manque de clarté, syndrome d’imposteur, parcours éclaté…),
– explorer des solutions concrètes pour mieux présenter sa valeur professionnelle, sans jamais avoir l’impression de se “vendre”.

 

1. Pourquoi a-t-on l’impression de ne pas savoir se vendre ?

Difficulté à parler de soi : un apprentissage rarement enseigné

Beaucoup de personnes pensent ne pas savoir se vendre alors qu’elles n’ont simplement jamais appris à mettre des mots sur ce qu’elles apportent réellement. Soyons honnêtes : qui a déjà reçu une formation intitulée “Comment parler de vos forces en toute simplicité” ?
Personne.

On apprend à travailler, à être rigoureux, à respecter les délais…
Mais parler de soi ?
Nulle part dans le programme.

Résultat :
– on minimise,
– on banalise,
– on dit que c’est “normal”,
– ou qu’on “fait juste son travail”.

Pourtant, ce qui est normal pour vous ne l’est pas forcément pour les autres. Il est important de prendre conscience que ce que vous faites « facilement » a de la valeur.


Manque d’habitude à nommer ses compétences professionnelles

Le sentiment de ne pas savoir se vendre est souvent alimenté par un manque d’habitude à nommer ses compétences ou par la peur d’être trop visible. Beaucoup de personnes travaillent très bien… mais n’ont jamais eu besoin d’expliquer comment elles travaillent.
Elles le “font” naturellement.

Mais dès qu’il faut décrire :
– les compétences utilisées,
– les méthodes appliquées,
– ou la valeur créée…
c’est le trou noir.

Nommer ses compétences demande du recul — et une certaine objectivité.
Deux choses rarement évidentes quand il s’agit de soi-même. Pour vos valeurs et qualités personnelles je vous recommande ces deux articles : valeurs, test de personnalité.


Sentiment d’illégitimité se cache derrière ne pas savoir se vendre

Le syndrome de l’imposteur, le fameux.
L’un des mots-clés les plus recherchés sur Google… et l’un des blocages les plus fréquents sur le terrain.

Il se manifeste par des phrases comme :
– « Ce que je fais n’a rien d’extraordinaire. »
– « D’autres font mieux. »
– « Ce n’est pas assez pour le mettre en avant. »

En réalité, le syndrome de l’imposteur ne parle pas de compétence.
Il parle de perception de soi.


Peur d’être visible ou de prendre sa place

Vous voulez être reconnue… mais vous avez peur d’être jugée.
Vous voulez qu’on voie votre travail… mais vous craignez qu’on voie vos failles.

La visibilité amène son lot d’inconfort.
Mais c’est aussi ce qui permet d’être repérée, choisie, identifiée.


Confusion entre “parler de soi” et “se vanter”

Beaucoup de personnes rejettent l’idée de parler d’elles car elles associent cela à :
– se mettre en avant,
– se gonfler,
– se survendre,
– “faire le paon”.

Alors qu’en réalité, parler de soi peut être une démarche humble, factuelle, équilibrée.
Il s’agit simplement d’expliquer ce que vous apportez, pas de réciter vos décorations militaires. Allez jeter un coup d’oeil à cet article sur les qualités.


Offre peu claire : le vrai obstacle à la présentation

Quand votre activité, votre rôle ou votre proposition de valeur n’est pas claire pour vous-même…
comment pourrait-elle l’être pour les autres ?

Le flou interne crée le flou externe.
Et l’impression de “ne pas savoir se vendre” explose.


Parcours professionnel perçu comme “éparpillé”

Les personnes aux parcours atypiques pensent souvent que leur histoire ne “tient pas la route”.
Elles voient des ruptures là où, bien souvent, il y a une cohérence profonde. C’est la même chose pour ceux qui n’ont pas fait d’études. Comme s’il y avait une marque « à vie », alors qu’avec 25 ou 30 ans d’expérience, ce qui a été appris à l’école compte pour presque rien (la plupart du temps, c’est obsolète).

Reconnecter les points, c’est révéler son fil rouge.
Et cela transforme radicalement la manière de se présenter.

 

 

2. Comment parler de soi sans se “vendre” ?

Changer de vocabulaire pour changer de posture

Apprendre à se présenter clairement est plus simple qu’il n’y paraît, même lorsque l’on pense ne pas savoir se vendre.

Essayez simplement :
– Remplacez “me vendre” par “me présenter”.
– Remplacez “me mettre en avant” par “clarifier ce que j’apporte”.

Cela change tout.
La pression disparaît, la posture s’ouvre.


Parler d’apports plutôt que de qualités

Ne dites pas :
« Je suis organisée. »
Dites plutôt :
« J’ai mis en place un système qui a réduit les erreurs de 20 %. »

Ne dites pas :
« Je suis créative. »
Dites :
« J’ai conçu un nouveau format qui a doublé la participation. »

Vous ne vous vendez pas.
Vous illustrez ce que vous créez.


S’appuyer sur le feedback professionnel

Demander un retour à :
– des collègues,
– des responsables,
– des clients,
– des partenaires…

… ouvre un champ immense d’informations que vous ne voyez pas.
Un peu comme des angles morts qu’il suffit d’éclairer.

C’est souvent un moment émouvant — et toujours instructif.


Tenir un journal de réussites

Les petites victoires oubliées.
Les projets menés.
Les problèmes résolus.
Les commentaires positifs.

Ce “journal de bord” devient une mine d’or au moment de se présenter.


Construire une phrase claire pour présenter son activité

Si vous ne pouvez pas expliquer en 15–20 secondes ce que vous faites… ce n’est pas mûr.

Une phrase simple vaut mille discours compliqués.


Tester un pitch simple et imparfait

Le pitch parfait n’existe pas.
Le pitch utile, oui.
Il évolue, s’ajuste, se rode.

Ne cherchez pas la perfection : cherchez la clarté.


Se faire accompagner pour clarifier sa valeur

Nous ne voyons jamais clairement :
– nos forces,
– nos talents,
– nos singularités.

Un regard extérieur neutre permet de structurer, nommer, expliquer.
C’est normal d’en avoir besoin.


3. Conclusion : se présenter n’est pas se vendre

La phrase « Je ne sais pas me vendre » n’est pas un constat.
C’est un signal.

Ce signal dit peut-être :
– “Je ne me vois pas clairement.”
– “Je ne sais pas comment expliquer ce que j’apporte.”
– “J’ai peur d’être vue.”
– “Je ne sais pas nommer mes compétences.”

Rassurez-vous : tout cela se travaille.
Pas pour devenir un as du marketing personnel, mais pour vous permettre d’exprimer votre valeur, simplement et avec justesse.

Parce que vous n’avez rien à vendre.
Vous avez tout à décrire.

Pour aller plus loin, plusieurs études mettent en lumière ces mécanismes, notamment les travaux de l’Université Laval sur le syndrome de l’imposteur ou encore les analyses de l’APEC concernant la valorisation des compétences

Françoise Bourgouin - coaching de carrière

Vous vous interrogez sur le bilan de compétences ou le coaching, venez m’en parler en rdv exploratoire. Mon agenda vous attend ici. Ce sera un premier pas pour reprendre la main sur votre vie professionnelle.

Vous voulez un premier pas accessible : je vous partage des conseils concrets et des exercices pour guide votre réflexion dans mon livre : "Mieux vivre sa carrière à 50 ans"

Vous pouvez également me suivre sur LinkedIn chaque semaine.

ne pas savoir se vendre – causes et solutions - françoise bourgouin - coaching et bilan de compétences
Parler de ses défauts en entretien : guide pratique et exemples

Parler de ses défauts en entretien : guide pratique et exemples

Vous avez préparé vos réussites, vos compétences techniques… et soudain le recruteur demande :

« Et vos défauts ? »

Petit moment de solitude, sourire crispé. En vrai, vous avez préparé votre réponse et votre ton hésitant n’est qu’un « jeu ». Mais ce défaut qui arrange, bien emballé, va-t-il est à votre service ?  Cette réponse de « bonne élève sera-t-elle un atout pour votre candidature ? Pas sûr ! 
Pourtant, parler de ses défauts en entretien n’est pas un piège : c’est une opportunité de montrer votre lucidité, votre capacité d’adaptation et votre authenticité. J’en ai également parlé dans cet article et celui-ci.

Pourquoi les recruteurs demandent vos défauts en entretien ?

La question sur les défauts n’est pas là pour vous déstabiliser. Elle permet au recruteur d’évaluer :

  • votre capacité d’introspection : savez-vous vous analyser ? Avez-vous une bonne connaissance de vous-même ?

  • votre maturité émotionnelle : pouvez-vous nommer vos limites sans vous dévaloriser ?

  • votre stratégie d’adaptation : qu’avez-vous mis en place pour progresser ?

Les différentes formes de la question

Si la question dans sa forme directe est de moins en moins posée, ne croyez pas échapper à la demande ! Elle se fera sous une forme ou sous une autre.

  • « Citez-moi deux qualités et deux défauts »

  • « Si j’appelais votre ancien manager, que dirait-il de vous ? »

  • « Racontez un moment où vous avez échoué ou rencontré une difficulté »

Le défaut qui « arrange » : pourquoi c’est une mauvaise réponse

Les réponses bateaux qui sonnent faux

Une des réponses classiques est de trouver un défaut qui n’en est pas vraiment un. un défaut qui fera « plaisir » au recruteur :

« Je suis perfectionniste », « Je travaille trop », « Je suis trop exigeant·e »…

Ces réponses paraissent flatteuses, mais manquent d’authenticité et d’originalité

Les risques de cette stratégie

  • Le recruteur perçoit un manque de sincérité ou de recul

  • La réponse est stéréotypée et peu mémorable

  • Elle n’apprend rien sur la façon dont vous gérez vos limites

👉 Au lieu de rassurer, le « défaut qui arrange » vous dessert : vous paraissez moins crédible et moins intéressante. Elle peut laisser penser que vous ne vous connaissez pas bien ou que vous n’assumez pas qui vous êtes. 

Comment bien parler de ses défauts en entretien

Étape 1 : choisir un vrai défaut professionnel

Sélectionnez un défaut réel mais lié au travail, par exemple :

  • tendance à vouloir tout contrôler,

  • difficulté à dire non,

  • impatience face aux lenteurs,

  • manque d’aisance en prise de parole.

Étape 2 : illustrer par un fait concret

Décrivez une situation professionnelle précise :

« Sur le projet X, j’ai pris du retard car j’ai voulu tout gérer moi-même. »

Étape 3 : montrer votre capacité à progresser

Expliquez les actions mises en place :

« J’ai appris à déléguer en identifiant les forces de chacun et en fixant des points d’étape réguliers. »

L’outil pratique pour préparer sa réponse : la méthode DFA

Pour structurer votre préparation, utilisez la fiche DFA :

  • D – Défaut choisi : le nommer clairement.

  • F – Fait concret : raconter une situation réelle où il s’est manifesté.

  • A – Action mise en place : expliquer comment vous l’avez géré et ce que vous en avez tiré.

👉 Exemple :

« Défaut : tendance à tout contrôler.
Fait : sur le projet X, j’ai pris du retard car je n’avais pas réparti les tâches.
Action : j’ai appris à déléguer en m’appuyant sur les forces de chacun et en fixant des points d’étape. »

Transformez vos défauts en alliés

Ce n’est pas le défaut qui est jugé, mais la lucidité avec laquelle vous en parlez et votre capacité à progresser.

En préparant 2-3 exemples avec la méthode DFA, vous serez prêt·e à répondre de manière sincère, crédible et impactante… et à transformer cette question souvent redoutée en atout.

Vous préparez un entretien ?
Mon bilan de compétences et mes ateliers de coaching carrière vous aident à mieux vous connaître et à savoir vous présenter avec confiance.
👉 Contactez-moi pour en savoir plus.

Améliorer son CV : comment en faire votre meilleur atout carrière

Améliorer son CV : comment en faire votre meilleur atout carrière

 Un CV est bien plus qu’un document administratif : c’est votre première impression, votre carte de visite professionnelle. Pourtant, combien d’entre nous attendent la dernière minute pour l’actualiser, se contentant d’ajouter la dernière expérience en vitesse ?

Résultat : un document dépassé qui ne reflète ni vos talents ni votre potentiel. Pire, un CV qui ne fonctionne pas et qui vous laisse penser que vous n’êtes pas capable d’aller travailler ailleurs. Et si vous décidiez de reprendre votre CV en main ? Mais vraiment, pas juste vite fait, en désespoir de cause, un midi après une mauvaise matinée de boulot.

Dans cet article, découvrez mes conseils pratiques (ceux que je partage avec mes clients.es) pour améliorer votre CV, gagner en confiance et décrocher plus d’entretiens.

 

Pourquoi améliorer son CV est essentiel ?

 

Un CV qui ne vous ressemble pas peut vous desservir

Un CV mal conçu, c’est comme des fringues qui ne vous vont pas : il donne l’impression que vous n’êtes pas à votre place et ne met pas en valeur qui vous êtes.

Les erreurs les plus fréquentes que je retrouve :

  • Reprendre son vieux CV sans revoir la structure.

  • Utiliser un modèle en ligne sans le personnaliser (on trouve maintenant des modèles gratuits partout, ce n’est pas pour cela qu’ils sont bien conçus !) Notamment, ils contiennent souvent des jauges visuelles pour certaines rubriques, ce qui est à proscrire. Je vous dis pourquoi dans cet article)

  • Empiler des expériences sans cohérence, jusqu’à arriver à deux pages illisibles (1 CV c’est UNE page, quelque soit l’importance de votre expérience).

Pour éviter ces pièges, lisez aussi : Comment flinguer votre CV senior en 12 étapes !.

Les recruteurs lisent vite : soyez percutant

Le saviez-vous ? Un recruteur passe en moyenne 20 à 30 secondes sur un CV lors d’une première lecture. Il ne cherche pas seulement des dates ou des intitulés : il veut comprendre votre parcours, vos résultats, et votre valeur ajoutée. Comme vous, il/elle lit de gauche à droite et de bas en haut. Pensez-y pour mettre en valeur vos infos clés. Facilitez-lui la tâche en faisant ressortir ce qui correspond au poste à pourvoir.

 

Comment améliorer son CV : les étapes clés

1. Valoriser vos compétences clés

Ne vous contentez pas de lister vos missions. Montrez vos savoir-faire, vos soft skills, et vos réussites. Si vous avez fait un bilan de compétences, allez piocher dans la synthèse et dans les résultats des tests des formules précises et personnelles pour parler de vous : sortez des « rigoureuse » et « organisée » qu’on voit partout.

Par exemple :

  • Management : encadrement de 10 personnes.

  • Commercial : augmentation du CA de 15 %.

  • Communication : mise en place d’une stratégie digitale multicanal.

À lire aussi : Refaire son CV à 50 ans : les 10 étapes pour un CV percutant.

2. Chiffrer vos résultats

Les chiffres parlent plus fort que les mots. Un bon CV doit donner des indications sur le niveau de responsabilité et de confiance qu’on vous a accordé dans les postes précédents. Ce sont ces infos qui feront la différence avec d’autres candidats. 

  • Réduction des délais de production de 10 %.

  • Accueil téléphonique : 200 appels / jours

  • Mise en place d’un nouveau process, gain de 30 K€.

3. Mettre en avant vos formations

Un CV sans formation continue peut paraître figé, surtout, si comme moi, votre diplôme date du siècle dernier. Autre argument, si vous êtes senior, montrez que vous avez continué à vous former régulièrement, pourra lever une partie des objections sur votre âge.

Mentionnez :

  • Les diplômes récents.

  • Les certifications, même courtes.

  • Les modules en ligne ou internes à l’entreprise que vous avez suivis.

Envie d’aller plus loin ? Lisez aussi : 6 conseils pour rédiger un CV senior efficace.

4. Utiliser les bons mots-clés

Les entreprises utilisent des logiciels (ATS) pour filtrer les candidatures. Pour booster votre CV, inspirez-vous des offres d’emploi pour reprendre le vocabulaire attendu. Dans chaque domaine ou métier, il y a un jargon et des modes. Il est important que votre CV reprenne ces codes et parle la même langue que le recruteur. 

5. Soigner la forme

La forme compte autant que le fond : elle parle tout autant de vous. 

  • Un CV doit être clair, aéré et lisible :  écrivez plus petit avec des interlignes d’au moins 1.5 pour plus de clarté.

  • Utilisez une police simple et une mise en page cohérente : utilisez gras, italique pour mettre en valeur ce qui est important. Ne multipliez pas les typos.

  • Limitez-vous à une page (faites du tri dans vos expériences et ce qui a plus de 15 ans doit être cité, mais pas détaillé).

 

Les erreurs à éviter absolument

Ne pas bricoler un vieux CV

Ajouter simplement la dernière expérience sur un document vieux de dix ans est inefficace. D’autant plus si vous souhaitez changer de domaine d’activité. Il faut repenser la structure de votre CV et savoir quel objectif il vise.

Ne pas copier un modèle sans personnalisation

Un modèle Canva ou Word peut être une bonne base, mais il doit refléter votre personnalité et vos priorités. Ces modèles sont à personnaliser absolument. 

Ne pas vouloir tout dire

Un CV n’est pas une autobiographie. L’objectif est de répondre aux besoins du poste. C’est parfois frustrant, mais il arrive un moment où il faut faire du tri dans ses expériences et ses réalisations : vous ne pouvez pas tout mentionner. Par contre, tous vos postes doivent figurer dans votre parcours professionnel. Simplement les plus anciens ne seront pas détaillés.

Et si votre CV devenait un booster de confiance ?

Reprendre votre CV, c’est plus qu’une mise à jour technique : c’est un exercice qui redonne confiance. C’est ce que je constate avec mes clients.es. Vous redécouvrez vos réussites, vos talents, vos forces. C’est aussi l’occasion de clarifier votre projet professionnel. Vous devez être à l’aise et fière de transmettre votre CV.

 

 

Besoin d’un œil expert pour améliorer votre CV ?

Un regard extérieur fait souvent la différence. Un coach carrière ou un professionnel du recrutement saura :

  • Identifier vos points forts.

  • Trouver le fil conducteur de votre parcours.

  • Mettre vos réussites en lumière.

Ne laissez pas votre CV vous trahir. Faites-en un véritable atout pour votre avenir professionnel.

👉 Et vous, quand avez-vous relu votre CV pour la dernière fois ?
Contactez-moi pour un diagnostic ou un accompagnement personnalisé. MON AGENDA EST ICI.

Phrase d’accroche CV : 5 étapes clés pour rédiger un profil percutant (avec exemples)

Phrase d’accroche CV : 5 étapes clés pour rédiger un profil percutant (avec exemples)

L’accroche de CV est parfois oubliée et, souvent, un casse-tête. Lorsqu’on se lance dans une reconversion professionnelle, une question revient souvent : comment me présenter efficacement dans mon CV, alors que je ne postule pas à un poste précis ? Ou bien, quand je veux changer de voie professionnelle.

L’accroche de CV est un élément souvent sous-estimé… et pourtant décisif. C’est souvent ce qui est lu en premier (quand c’est un humain qui lit !) et en quelques lignes, elle peut donner envie à un recruteur ou à un contact de réseau d’en savoir plus sur vous, même si votre parcours ne semble pas « classique ».

Voici un guide pas à pas — avec des exemples concrets — pour rédiger une accroche claire, sincère et convaincante, même sans cible précise en tête.

Pourquoi l’accroche de CV est-elle si importante en reconversion ?

Parce qu’en reconversion, votre CV ne « parle » pas de lui-même. Le fil rouge n’est pas toujours évident, surtout si vos expériences passées semblent éloignées de votre nouveau projet.

L’accroche permet de :

  • Donner du sens à votre transition professionnelle ;

  • Mettre en valeur vos compétences transférables ;

  • Exprimer vos aspirations, vos moteurs, vos valeurs ;

  • Créer un lien entre votre passé et votre futur.

En résumé : elle rassure. Elle oriente. Et elle donne envie d’aller plus loin dans la lecture. Rappelons que le seul objectif de votre CV est de vous faire accéder à un entretien. Il doit donner envie au lecteur de vous rencontrer en personne (ou en visio). L’accroche joue un rôle important dans ce processus.

Les 5 étapes pour construire une accroche de CV percutante

1. Clarifiez votre projet professionnel dans votre accroche de CV

Même si vous ne connaissez pas encore le poste exact, vous avez sûrement une direction, un univers, une intention.

Posez-vous ces questions :

  • Quel est le domaine qui m’attire aujourd’hui ?

  • Quelle posture ou type de contribution je souhaite avoir ?

  • Dans quel environnement je veux évoluer ?

Exemple :

« Après 10 ans dans la gestion d’équipe en logistique, je souhaite orienter ma carrière vers le secteur associatif, afin de mettre mes compétences au service de projets à impact social. »

2. Mettez en avant vos compétences transférables

Vous n’avez peut-être pas encore d’expérience dans votre futur domaine, mais vous avez déjà beaucoup de savoir-faire… souvent très utiles ailleurs.

Astuce : pensez en verbes d’action. Quelles compétences pouvez-vous mettre en mouvement dans votre prochaine activité ?

Exemple :

« Organiser, coordonner, fluidifier les échanges : ces compétences acquises dans l’industrie me permettent aujourd’hui de contribuer efficacement à des projets de formation ou d’accompagnement. »

3. Valorisez votre démarche de reconversion

Assumez-la ! Elle est souvent perçue comme une preuve de courage, de prise de recul, de motivation. Une bonne accroche de CV n’élude pas la reconversion, elle l’explique brièvement et positivement.

 Mieux : montrez qu’elle est réfléchie, alignée, et que vous avez déjà engagé des actions concrètes (formation, VAE, bilan de compétences…).

Exemple :

« Après un bilan de compétences, j’ai choisi de me former à la médiation professionnelle pour accompagner les dynamiques de changement en entreprise. »

4. Faites ressortir vos valeurs et motivations dans votre accroche de CV

L’accroche est aussi là pour faire ressentir qui vous êtes. Vos motivations, vos convictions, vos envies profondes ont leur place ici — en restant pro, évidemment. Cela vous permet de créer une connexion avec votre lecteur. Si besoin, allez lire cet article sur les valeurs : il vous permettra de clarifier et de nommer ce qui compte pour vous en ce moment.

Exemple :

« Je cherche aujourd’hui à rejoindre une structure où l’écoute, l’utilité sociale et le travail collectif sont au cœur du projet. »

5. Soyez claire, concise et engageante

Votre accroche doit tenir en 3 à 5 lignes. C’est un texte court, mais impactant. Évitez :

  • les phrases floues (« je cherche un nouveau souffle »),

  • les banalités (« je suis dynamique et motivée »),

  • les justifications trop longues.

Votre accroche de CV doit être directe, bien formulée, et adaptée au lecteur que vous visez (recruteur, contact réseau, RH…).

Exemples d’accroches de CV pour profils en reconversion

🎯 Exemple d’accroche de CV : de secrétaire à assistante sociale

« Forte d’une expérience de 12 ans en secrétariat médical, j’ai entamé une reconversion vers l’accompagnement social. Empathique, rigoureuse, j’aspire à mettre mes compétences relationnelles au service des publics en difficulté. »

🧑‍🏫 Exemple d’accroche de CV : de professeure à formatrice pour adultes

« Enseignante en lycée pendant 15 ans, je me spécialise désormais dans la formation pour adultes, avec une approche basée sur la pédagogie active, l’écoute et l’autonomisation. »

💼 Exemple d’accroche de CV : d’assistante de direction à entrepreneure bien-être

« Après une carrière riche en gestion et coordination au sein de PME, je me lance aujourd’hui dans l’entrepreneuriat pour créer des ateliers bien-être à destination des femmes actives. »

Outil bonus : un modèle Notion pour vous guider

Vous ne savez pas par où commencer ? Je vous propose un outil pas à pas, à compléter directement en ligne, pour vous aider à rédiger votre accroche en toute autonomie.

👉 Accéder au modèle Notion 

Ce modèle contient :

  • Des questions guidées pour faire émerger votre message,

  • Des espaces de rédaction,

  • Des exemples pour vous inspirer,

  • Une structure à recopier dans votre CV une fois prêt·e.

Conclusion

Une bonne accroche de CV, c’est un peu comme une poignée de main avant l’entretien : elle crée un premier contact, donne une impression, pose un cadre.

Elle ne résout pas tout, mais elle ouvre la porte. Et en reconversion, c’est déjà beaucoup.

Alors… que souhaitez-vous faire passer, vous, en 4 lignes ?

Plus envie de travailler à 50 ans : une fatigue passagère ou un appel à réinventer sa vie professionnelle ?

Plus envie de travailler à 50 ans : une fatigue passagère ou un appel à réinventer sa vie professionnelle ?

Chaque matin, c’est un peu plus difficile de trouver la motivation. Les raisons peuvent être diverses, mais la réalité est là : vous n’avez plus envie de travailler à 50 ans. Est-ce grave docteur ? Y a-t-il un remède ? C’est que je vous propose de découvrir dans cet article : comprendre ce qui se joue professionnellement pour vous en ce moment.

Je partage avec vous des solutions concrètes pour sortir de ce sentiment désagréable et pesant de lassitude professionnelle (voir de franc ras-le-bol au bord de l’implosion). L’objectif : retrouver de l’élan professionnellement (mais pas que).

Mieux vivre sa carrière à 50 ans - Françoise Bourgouin - Un guide incontournable pour les femmes cherchant à réinventer leur

Identifier les causes : pourquoi je n’ai plus envie de travailler à 50 ans ?

Les causes sont souvent (toujours) multifactorielles et dépendent de notre histoire personnelle et de notre parcours professionnel. Elles se mêlent et se pondèrent différemment d’une personne à l’autre, C’est pourquoi il est important de commencer par les identifier, ce sera le point de départ des actions à mener ensuite.

L’usure professionnelle

Après presque 30 ans de carrière, vous avez le sentiment d’avoir fait le tour du sujet. L’intérêt de chaque nouveau projet professionnel semble s’épuiser plus vite à chaque fois.

Après 30 ans ou plus de carrière, la fatigue liée au travail est bien réelle. Les défis professionnels qui autrefois vous stimulaient peuvent sembler répétitifs, voire monotones. La routine s’installe, les responsabilités s’accumulent, et la pression constante finit par peser lourd. Vous avez peut-être le sentiment d’avoir « fait le tour » de votre poste ou même de votre secteur d’activité. Cet épuisement peut être amplifié par un environnement de travail qui a changé : des outils numériques plus intrusifs, des attentes de réactivité accrue, ou des objectifs parfois inatteignables. Si cette usure n’est pas prise en compte, elle peut s’aggraver et mener au burnout ou à une déconnexion progressive avec votre métier.

Un décalage avec vos valeurs

Ce qui vous motivait il y a 20 ou 30 ans ne correspond peut-être plus à ce que vous êtes aujourd’hui. Vos priorités ont évolué, et vos valeurs aussi. Par exemple, si vous aviez construit votre carrière autour d’objectifs financiers ou d’une ambition personnelle, vous pouvez ressentir aujourd’hui un besoin de contribuer à un projet qui a plus de sens pour vous. Ce décalage entre vos attentes profondes et votre réalité professionnelle peut provoquer un mal-être ou un désengagement. Il s’agit d’un signal fort : votre travail n’est plus en phase avec qui vous êtes devenu(e). Pur faire le point sur vos valeurs, j’en parle ici.

Le départ des enfants

Le départ des enfants du foyer est une transition importante qui, pour beaucoup, provoque un véritable bouleversement émotionnel. Vous avez peut-être passé des années à concilier vie professionnelle et vie familiale, et tout à coup, ce rôle de parent actif s’efface. Ce vide peut entraîner une perte de repères : que faire de ce temps soudainement disponible ? Certains ressentent même une diminution de leur utilité, ce qui peut rejaillir sur leur perception du travail. Si ce rôle parental était une boussole, son absence peut laisser un sentiment de dérive. Le défi est alors de retrouver un équilibre et de réinventer votre quotidien.

La quête de sens

Après avoir donné de l’énergie à bâtir une carrière ou une vie familiale, vous ressentez un besoin impérieux de recentrer vos efforts sur quelque chose de plus profond. Cette quête de sens peut être liée à des envies nouvelles : contribuer à une cause, travailler sur un projet personnel ou tout simplement vous reconnecter à vos passions. Ce questionnement, bien qu’inconfortable, est une opportunité précieuse de réévaluer ce qui compte vraiment pour vous.

Plus envie de bosser à 50 ans : est-ce grave ?

Non.

Et surtout n’allez pas vous mettre en tête que c’est vous le problème, que vous êtes périmé·e ou je ne sais quoi de cet ordre.

Cette perte d’envie est normale. Elle n’est pas un échec, mais plutôt une invitation à réfléchir à vos besoins actuels et à ce que vous voulez pour la suite. C’est une étape, une transition naturelle dans un parcours de vie.

Comment retrouver l’envie de travailler après 50 ans ?

Face à une perte de motivation, il est essentiel de prendre du recul et de réfléchir aux actions concrètes qui peuvent vous aider à avancer. Voici cinq pistes pour donner un nouveau souffle à votre vie professionnelle et personnelle.

1. Faites le point sur vos priorités

À 50 ans, vos aspirations ne sont plus les mêmes qu’il y a 20 ou 30 ans. Prenez un moment pour réfléchir à ce qui compte vraiment pour vous aujourd’hui. Est-ce un meilleur équilibre entre travail et vie personnelle ? Plus de temps pour des projets qui vous passionnent ? Une activité qui reflète vos valeurs ?

Faire ce bilan peut être libérateur. Écrivez noir sur blanc ce qui vous motive encore dans votre travail et ce qui, au contraire, vous freine. Identifiez également vos forces : quelles sont vos compétences les plus solides, celles qui vous procurent encore du plaisir ? Cette étape vous permettra de mettre en lumière vos envies et de mieux orienter vos décisions pour l’avenir.

Astuce pratique : Utilisez des outils comme un journal ou des listes pour organiser vos pensées et clarifier vos priorités.

2. Réorganisez votre rythme de travail

La fatigue que vous ressentez peut être liée à un rythme de travail devenu incompatible avec vos besoins. Plutôt que de continuer à subir, envisagez des ajustements concrets. Une réduction du temps de travail, par exemple, peut vous permettre de souffler et de consacrer du temps à d’autres activités.

Si cela n’est pas envisageable, réfléchissez à une réorganisation de vos missions. Intégrer davantage de tâches qui vous stimulent ou demander à déléguer ce qui vous pèse peut faire une grande différence. Enfin, si le besoin de changement est plus profond, commencez à envisager une transition douce vers une nouvelle activité, en parallèle de votre emploi actuel.

Astuce pratique : Parlez à votre employeur ou à vos collègues pour explorer ensemble des aménagements possibles.

3. (Re)découvrez vos talents

À force de travailler dans le même domaine ou de suivre la même routine, il est facile d’oublier la richesse de ses compétences et la diversité de ses talents. Prenez un moment pour faire le point sur ce que vous savez faire, y compris des compétences que vous n’avez pas exploitées depuis longtemps.

C’est aussi le moment idéal pour explorer de nouveaux horizons : une formation dans un domaine qui vous attire, un projet que vous n’avez jamais osé lancer, ou même un hobby qui pourrait se transformer en activité complémentaire. Votre expérience est une force que vous pouvez valoriser de mille façons.

Astuce pratique : Faites une liste de vos envies et commencez à explorer les ressources disponibles (formations, ateliers, rencontres).

4. Rééquilibrez votre vie personnelle et professionnelle

Le départ des enfants ou des changements dans la vie familiale peuvent créer un déséquilibre qui se répercute sur votre vie professionnelle. Cette étape de la vie est l’occasion de redéfinir vos priorités et de vous recentrer sur ce qui vous fait du bien.

Reprenez des activités personnelles que vous aviez mises de côté : sport, engagements associatifs, projets créatifs… Ce type d’activités peut vous aider à vous ressourcer et à trouver un équilibre entre vos différentes sphères de vie. Par ailleurs, prenez le temps de réfléchir à ce que vous voulez vraiment pour cette nouvelle phase de votre vie : plus de temps pour vous ? Plus de flexibilité ? Moins de contraintes ?

Astuce pratique : Planifiez des moments dédiés à vous-même dans votre emploi du temps, sans culpabiliser.

5. Ne restez pas seul(e)

Le doute est normal, mais il est souvent amplifié par l’isolement. Parlez de ce que vous ressentez à des personnes de confiance et bienveillantes : amis, collègues ou proches. Le simple fait de verbaliser vos préoccupations peut vous aider à y voir plus clair.

N’hésitez pas non plus à rejoindre des réseaux professionnels ou associatifs. Rencontrer des personnes qui vivent les mêmes questionnements que vous sera inspirant et rassurant. Vous pourriez aussi découvrir de nouvelles idées ou opportunités grâce à ces échanges.

Astuce pratique : Recherchez des événements locaux ou en ligne, comme des conférences, ateliers ou groupes d’entraide, pour élargir votre réseau.

Plus envie de travailler à 50 ans, ce n’est pas un échec, ni une bizarrerie. C’est juste le signe qu’il est temps de faire des ajustements dans votre vie professionnelle : petits ou grands.

Il vous reste 15 ans à travailler, donc largement le temps de construire un nouveau projet ou de faire évoluer le vôtre plus en adéquation avec la personne que vous êtes aujourd’hui. Accordez-vous ce temps de réflexion et d’analyse : un temps pour vous, qui permettra de redonner de l’élan à votre carrière. Vous verrez que ce travail impactera bien plus que votre vie professionnelle (qui occupe beaucoup de place) et sera l’occasion de construire une vision à plus terme qui vous soutiendra au quotidien.

Pourquoi chercher plus d’idées peut bloquer votre reconversion professionnelle ?

Pourquoi chercher plus d’idées peut bloquer votre reconversion professionnelle ?

Vous connaissez cette situation : vous avez déjà une ou deux idées en tête pour votre prochaine étape professionnelle, mais au lieu de les explorer, vous vous retrouvez à chercher encore et encore de nouvelles idées. C’est le cas de toutes les clientes qui viennent me voir (enfin, celles qui vont assez bien pour avoir des idées). « J’ai une idée, mais j’aimerais en avoir d’autres« .
Vous pensez peut-être que la prochaine sera LA bonne, celle qui vous apportera la certitude absolue.

Et si je vous disais que vous n’avez pas besoin de plus d’idées ? En réalité, l’idée parfaite n’existe pas. Chercher constamment de nouvelles options ne fait que retarder l’action.

Pourquoi avons-nous cette tendance à chercher toujours plus d’idées ? Est-ce la peur, le perfectionnisme, ou simplement une illusion entretenue par nos contes de fées d’enfance ? Dans cet article, nous allons explorer les raisons derrière ce besoin perpétuel de chercher davantage d’options avant de se lancer, et comment sortir de ce cycle pour enfin passer à l’action avec ce que vous avez déjà.

I. La peur de l’échec : accumuler des idées pour se rassurer

La première raison pour laquelle nous accumulons les idées est la peur de l’échec. Cette peur, bien que naturelle, peut devenir paralysante lorsqu’elle nous pousse à croire qu’en multipliant les options, nous réduirons le risque de faire un mauvais choix. Vous avez sans doute déjà entendu cette petite voix intérieure : « Et si je faisais fausse route ? », « Peut-être qu’une autre idée serait plus facile à réaliser. ».

La peur de l’échec agit comme un mécanisme de protection. En ayant plus d’options, nous croyons nous donner plus de chances de réussite. Mais en réalité, ce comportement nous bloque dans un cycle d’indécision. On finit par passer plus de temps à réfléchir, à envisager, à comparer, plutôt qu’à agir sur les idées que l’on a déjà. C’est un cercle vicieux, car plus je réfléchis, moins j’agis, plus je perds confiance en moi, et moins je me sens capable d’agir. 

Exemple concret :

Imaginez que vous êtes en reconversion professionnelle et que vous avez identifié deux pistes : devenir consultante en stratégie ou lancer une boutique en ligne. Plutôt que d’explorer ces deux options, vous continuez à accumuler d’autres idées – coach en bien-être, créatrice de contenus, etc. – jusqu’à ce que la multitude d’options devienne écrasante. Finalement, la peur de choisir la mauvaise idée vous empêche d’avancer sur aucune d’elles.

Ce qu’il faut retenir : La peur de l’échec est normale. C’est un vieux bout de programme qui nous reste de notre scolarité, où échouer, mal répondre avait des conséquences négatives et fermaient des portes. Cette peur ne doit pas vous paralyser. Avoir plus d’idées n’élimine pas le risque, au contraire, cela ne fait qu’ajouter de la confusion. L’important est d’explorer les premières idées que vous avez, même si vous n’avez pas toutes les certitudes. Accumuler les idées est, bien souvent, stérile. C’est en explorant la première que vous aurez l’idée de la suivante. 

III. Le perfectionnisme : l’ennemi de la prise de décision

Le perfectionnisme joue également un rôle majeur dans cette quête de toujours plus d’idées. Les personnes perfectionnistes recherchent souvent la certitude avant de se lancer. Elles veulent être sûres à 100 % que leur idée est la bonne avant de commencer. Résultat : elles restent bloquées dans la phase de réflexion, cherchant toujours de nouvelles options, espérant trouver une solution sans faille.

Parce que, breaking news, la certitude totale n’existe pas ! La seule certitude, c’est que tout change en permanence. Il est impossible de prévoir tous les résultats d’un projet ou d’une idée avant de l’avoir mise en œuvre. Le perfectionnisme est une illusion qui empêche de passer à l’action.

 

Comment cela se manifeste ?

Le perfectionnisme se traduit fréquemment par des questionnements incessants : « Est-ce vraiment l’idée idéale ? », « Et si je pouvais trouver mieux ? ». Cette quête de perfection nous empêche de nous engager dans un projet parce que nous craignons de faire le mauvais choix.

Solution : La seule façon de surmonter le perfectionnisme est d’accepter l’imperfection. Lancer une idée imparfaite, c’est déjà être en avance sur ceux qui attendent l’idée parfaite pour se lancer. Le processus d’exploration et d’ajustement est souvent ce qui permet de rendre une idée viable, plutôt que la certitude initiale.

V. Le manque de confiance en soi : douter de ses propres idées

Le manque de confiance en soi est un autre facteur qui peut expliquer pourquoi nous ressentons le besoin de toujours chercher plus d’idées. Beaucoup de personnes, notamment en période de reconversion, doutent de leurs capacités à réussir avec les idées qu’elles ont déjà. Elles pensent qu’une autre idée serait peut-être plus facile, plus en phase avec leurs compétences, ou plus valorisante.

Comment cela se manifeste ?

Ce doute constant se traduit souvent par des hésitations fréquentes, une remise en question de chaque idée et la recherche de validation auprès de l’entourage. En fait, ce n’est pas forcément l’idée elle-même qui pose problème, mais le manque de confiance en la capacité de la réaliser. Cela est renforcé x1000 quand vous êtes fatiguée. Ce qui est le cas (entre autre) quand aller travailler vous demande un effort de sur-adaptation important. 

Solution :

La meilleure façon de renforcer sa confiance en soi est de passer à l’action. Chaque petite victoire, chaque exploration d’idée, même si elle ne mène pas au succès immédiat, vous prouvera que vous êtes capable d’avancer. C’est en agissant que vous développerez vos compétences et votre confiance, pas en attendant l’idée parfaite.

VI. L’influence insoupçonnée des contes de fées : la quête de la baguette magique

L’un des aspects les plus subtils de cette quête perpétuelle d’idées vient de notre enfance, des contes de fées qui nous ont bercés. Ces histoires nous ont appris que la transformation radicale peut survenir d’un coup, par une intervention extérieure : la baguette magique, le prince charmant ou une révélation soudaine qui change tout. 

Cette influence inconsciente, entretenue par les films romantiques (je suis très fan !), peut nous amener à croire qu’il existe quelque part une idée magique, une révélation qui transformera instantanément notre vie professionnelle et révélera un potentiel caché en nous. Même si vous savez que ce n’est pas la réalité, il y a une petite part de vous qui espère. 

Solution :

Reconnaissez que votre potentiel ne sera pas révélé par une idée miraculeuse ou une baguette magique, mais par ce que vous faites avec les idées que vous avez déjà. C’est en agissant, en explorant, et en ajustant que vous découvrirez vos véritables capacités. par contre, un accompagnement vous permettra de vous regarder dans un miroir un peu différent et de changer de regard sur vous, vos capacités et ces fameux défauts contre lesquels vous luttez depuis des années.

VII. Comment sortir du cycle de la recherche perpétuelle : passer à l’action avec ce qu’on a

Maintenant que nous avons exploré les raisons pour lesquelles nous avons tendance à chercher toujours plus d’idées, il est temps de voir comment sortir de ce cycle. La solution est simple : arrêter d’accumuler et commencer à explorer ce que vous avez déjà. Prenez un bout de fil et commencer à démêler votre pelote de laine !

 

Le piège de l’accumulation :

Plus d’idées n’apportent pas plus de clarté. Au contraire, cela crée souvent plus de confusion et renforce la paralysie décisionnelle. Vous n’avez pas besoin d’un éventail infini d’options, mais d’une ou deux idées bien explorées.

 

Explorer ce que l’on a :

Avant de chercher de nouvelles idées, posez-vous la question : Ai-je vraiment exploré à fond ce que j’ai déjà ? En général, la réponse est non. Passer à l’action avec une idée, même imparfaite, vous permettra d’en découvrir le potentiel réel. Vous pourrez toujours ajuster en cours de route. Demandez de l’aide si vous avez le sentiment de partir dans tous les sens et de ne pas avancer. 

 

Conseils concrets pour se lancer :

  • Choisissez une idée parmi celles que vous avez déjà. Une suffit pour commencer.
  • Testez-la. Mettez-la en œuvre à petite échelle, et voyez ce que vous pouvez en apprendre. À qui pouvez-vous en parler ? Quelle serait la prochaine étape.  
  • Ajustez. Si cela ne fonctionne pas comme prévu, apportez des modifications. Le succès vient souvent des ajustements en cours de route.

Conclusion : La simplicité comme clé de la clarté

Que ce soit par peur, perfectionnisme, FOMO, manque de confiance en soi, ou influence culturelle, nous avons tendance à chercher toujours plus d’idées sans nous rendre compte que la clé est souvent déjà devant nous. La vérité, c’est que ce n’est pas la quantité d’idées qui compte, mais ce que vous faites avec celles que vous avez.

Arrêtons de chercher la solution parfaite et commençons à explorer ce qui est déjà à portée de main. C’est en agissant que vous découvrirez votre potentiel, et peut-être que la baguette magique dont vous rêviez est en réalité… déjà dans vos mains.

Françoise Bourgouin - coaching de carrière

Vous vous interrogez sur le bilan de compétences ou le coaching, venez m’en parler en rdv exploratoire. Mon agenda vous attend ici. Ce sera un premier pas pour reprendre la main sur votre vie professionnelle.

Vous voulez un premier pas accessible : je vous partage des conseils concrets et des exercices pour guide votre réflexion dans mon livre : "Mieux vivre sa carrière à 50 ans"

Vous pouvez également me suivre sur LinkedIn chaque semaine.

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