Reconversion professionnelle : 10 pièges à éviter + 10 conseils

Reconversion professionnelle : 10 pièges à éviter + 10 conseils

Vous vous sentez de moins en moins alignée avec votre travail. L’envie d’ailleurs revient avec insistance. 

Vous fantasmez sur un changement d’entreprise, voire, carrément un changement de métier. Surtout pendant les vacances, des idées un peu folles de changement de vie vous traversent l’esprit. 

Un jour, vous acceptez ces signaux d’alerte pour ce qu’ils sont : le signe qu’il est temps de réfléchir à de nouvelles options professionnelles. Alors, vous vous demandez comment, concrètement, vous pourriez passer à l’action ? Comment sortir du fantasme ?

Surtout que vous n’avez pas vraiment d’idée qui semble tenir la route. Et vous avez peur de quitter la sécurité de votre emploi. 

Dans cet article, je vous détaille 10 pièges à éviter lors d’une reconversion. Ces 10 pièges, je suis tombée dedans ou j’ai vu mes clientes y tomber. L’idée n’est pas de se culpabiliser, ni de se trouver nulle parce qu’on est dans ce cas-là (bouhou, elle est tombée dans un piège). C’est de pouvoir identifier et comprendre ce qui se joue pour vous en ce moment. Et ensuite, pouvoir vous remettre en mouvement vers un avenir professionnel plus satisfaisant.

 

Piège 1 : Le fantasme de l’herbe plus verte ailleurs.

Quand la motivation principale pour quitter votre job est que vous vous y sentez mal, le risque est grand de partir sans préparation et de retrouver le même malaise au bout de quelques mois.

Si votre seul moteur est la fuite (alimentée par de la colère, un sentiment d’injustice, de non reconnaissance, etc…), ce sont vos émotions qui pilotent et les conditions ne sont pas idéales pour identifier un nouveau projet. Une démission sur un coup de tête risque de vous mettre en difficulté. Et surtout, pour l’avoir vécu, de retrouver un poste où vous reproduirez les mêmes schémas de fonctionnement, qui ne vous convenaient pas dans le précédent. 

Antidote 1 : préparer sa reconversion professionnelle

Vous vous dites que je suis bien gentille, mais si vous attendez que ces émotions négatives s’apaisent, autant rester là où je suis !  😉 Nous sommes d’accord. 

Ces émotions négatives sont un moteur surpuissant qu’il est intéressant de mettre à votre service. Non pas pour fuire, en mode au revoir président, mais pour préparer votre départ. C’est le moment d’analyser ce qui cloche pour vous : contexte, relations, missions, rythme, salaire, etc… 

Plus vous identifierez précisément ce que vous ne voulez pas retrouver ensuite, plus votre recherche sera pertinente.

Bonus :

Vous allez me dire que rester encore 6 mois ou 1 an vous semble insupportable. J’entends. Et si vous utilisiez ce temps comme un laboratoire d’expérience. Pour tester de nouveaux comportements, vous entrainer à dire non, définir où sont les limites écologiques pour vous.

 

Piège 2 : Chercher une formation au lieu de définir un vrai nouveau projet professionnel

J’aurais pu écrire aussi : « commencer par refaire son CV ».

Quand ça va mal au boulot, le réflexe est de se précipiter vers le « FAIRE ». Se mettre en action pour que ça change, qu’il se passe enfin quelque chose.

Le risque, c’est de se tromper de formation et de gaspiller son temps et son compte CPF. Je l’ai fait ! Durant mon arrêt pour burn out, je me suis engouffrée dans une formation de webmaster. J’étais enfermée chez moi, plus envie de voir mes collègues et mon boss, ça me semblait la porte de sortie idéale.

Sauf que ce n’était pas la bonne porte pour moi. Cela correspondait à des besoins de femme « malade », mais pas aux miens.

Antidote 2 : Partir de vous d’abord.

La première chose est d’aller regarder comment vous fonctionnez, quels sont vos besoins. Pour la plupart d’entre nous, nous sommes d’une génération (65/78) qui s’est beaucoup adaptée, voire sur-adaptée. Les postes se sont enchainés, d’opportunité en opportunité, sans réel choix. Et c’est OK.

Sauf que quand ça ne va plus, il est nécessaire de revenir au code source ! Et prendre un temps pour vous regarder le nombril et comprendre de quoi vous avez besoin. 

C’est difficile car nous avons l’habitude de faire passer les autres avant (enfants, conjoint, famille, collègue…), mais c’est NÉCESSAIRE.

Piège 3 : parler de son envie de changement professionnel à sa famille proche en premier.

Cela semble naturel de partager notre envie de changement avec nos plus proches. Après tout, ils voient bien que cela va mal et que ce boulot n’est plus ce qui nous convient.

Le risque, c’est qu’au tout début de votre envie de changement pro, votre projet est ultra-flou. C’est normal, c’est le début. La seule chose dont vous êtes sûre, c’est qu’il faut que ça change. Ce flou peut inquiéter les gens qui vous aiment (vos parents par exemple). Et ils peuvent exprimer cette inquiétude (leur amour, en fait) d’une façon très maladroite ou blessante.

En tout début de réflexion, leurs remarques et leurs doutes peuvent être très déstabilisant pour vous.

Antidote :

Je vous donne des clés dans cet article. 

Piège 4 : Ne pas parler de votre futur projet pro

Vous allez me dire que je ne sais pas ce que je veux ! Je vous dis qu’il ne faut pas en parler à vos parents. Et ensuite qu’il faut en parler ! Je m’explique.

Tout au début de votre envie de changement, vous n’avez pas vraiment d’idée (sauf que vous voulez que cela change). Quand vous avez une vague idée, elle change toutes les semaines ou presque, à force de scroller pathologiquement sur le net. En gros, c’est flou et ça part dans tous les sens.

C’est normal. Ça ne veut pas dire qu’il faut laisser tomber, que vous êtes nulle ou que ce projet n’est pas pour vous.

C’est juste que vous carburez uniquement avec votre mental. Et aussi bien fait soit-il, il ne peut pas penser à ce qu’il ne connait pas.

Antidote :

Plus vous parlerez de votre envie de changement plus cela vous aidera à la structurer et à la clarifier. Avoir des trucs qui tournent dans la tête et les dire ou les écrire, ce n’est pas la même chose.

Échanger avec quelqu’un, de son projet de nouveau job, permet de :

  • structurer ses idées
  • bénéficier du miroir de l’autre qui a une vision du monde différente
  • se poser de nouvelles questions qui vont vous faire avancer

Maintenant, si on tient compte du piège 3, il est important de choisir les personnes à qui vous allez en parler. Souvent, c’est beaucoup plus simple avec des personnes qui nous connaissent peu ou pas du tout (pas d’affect, pas d’a priori, ils ne nous ont encore rangées dans aucune case).

Piège 5 : Croire qu’on fait une connerie parce qu’on est triste de partir.

Vous avez pris votre décision, demandé et obtenu votre rupture conventionnelle. Libérée, délivrée. Et puis le jour du départ approche. Les collègues vous disent que c’est vraiment super courageux de partir. Les doutes commencent à s’installer. La tristesse est là. Le dernier jour, vous vous levez en vous demandant si vous n’êtes pas en train de faire la plus grosse connerie de votre vie. 

Si ce départ a été préparé :  la réponse est NON.

Antidote 5 : Accepter que partir c’est triste

Le travail est une partie important de notre identité. D’autant plus si vous êtes en poste depuis 15 ou 20 ans dans la même entreprise. Partir, c’est changé d’identité, changer de réponse à la question « qu’est ce que tu fais dans la vie ? ». C’est distendre des liens qui se sont noués avec le temps. C’est changer des habitudes quotidiennes, un rythme de vie.

Il y a un duil à faire de cette vie professionnel. Même si on en a ras le bol de son job et qu’on est très heureuse de partir, il y a toujours un moment où c’est triste. 

Le savoir permet de le traverser sans remettre en cause tout son projet.

Piège 6 : Attendre d’avoir confiance en soi.

95% des clientes qui arrivent à moi, lors du premier rdv, me disent qu’elles ont besoin de plus de confiance en elles. La confiance est une variable très fluctuante dans notre vie. J’en ai parlé iciaussi là et dans ce podcast.

Le réflexe habituel est d’attendre de retrouver de la confiance pour agir. C’est un véritable cercle vicieux, car plus on attend, plus on perd confiance (environnement toxique, doutes, etc…). 

Antidote 6 : Se mettre en action

C’est contre intuitif, mais c’est la seule solution pour regagner en confiance en soi. Il n’est pas question de se faire violence, de sortir le fouet ou les coups de pieds au c***. Il s’agit d’y aller à petits pas en fonction de votre niveau d’énergie.

Parfois la première action est de prendre soin de soi pour se recharger en énergie. Sans elle, rien n’est possible. 

Ce qui est sûr, c’est qu’attendre (la confiance ou autre chose), c’est uniquement du temps qui passe. Et le temps est une ressource archi précieuse, qui ne se régénère pas. 

7 – Piège 7 : être pressée, vouloir une reconversion professionnelle en 6 mois.

Je viens de vous dire qu’il ne sert à rien d’attendre. Maintenant, je vous affirme qu’il est vain d’être pressée ! Un projet de reconversion professionnelle bien mené prend du temps : entre 18 mois et 3 ans. Tout dépend d’où vous partez au départ, si vous avez déjà une idée précise ou pas.

Cette durée peut sembler insupportable si vous êtes dans une situation maltraitante. Si vous vous précipitez (je l’ai fait), vous risquez de retomber dans les mêmes schémas dysfonctionnels dans un nouveau poste. Et là, votre estime de vous en prend un sacré coup.

Antidote 7 : accepter qu’une reconversion prend du temps.

C’est long, mais le chemin en lui-même est passionnant. Vous allez y faire des rencontres et apprendre quantité de nouvelles choses.

Vous pouvez utiliser votre job actuel (celui que vous voulez quitter), comme terrain d’expérience, en mode rien à perdre. C’est une bonne façon de s’entrainer à dire non, de progresser sur la confiance en soi et d’expérimenter de nouvelles postures professionnelles.

Piège 8 : Vouloir faire toute seule.

C’est souvent le piège de l’expérience. Cette fameuse expérience qu’on appelait de nos vœux quand nous avons débuté (au siècle dernier pour moi ^^). L’expérience fait de vous une personne fiable, à laquelle les autres se réfèrent quand ils ont des questions. Ajoutez à l’expérience professionnelle, celle de maman qui gère tout (ou presque). Il est alors difficile de basculer de nouveau un mode « junior », de celle qui ne sait pas. Non seulement c’est difficile car c’est un changement de perspective, mais ça vient aussi chatouiller notre égo. Aller consulter les mêmes sites d’orientation que son fils ou sa fille de 18 ans, ça fait bizarre.

Antidote 8 : se faire accompagner dans sa reconversion professionnelle.

Il n’y a aucune honte à se faire accompagner : peu importe l’âge. Ce n’est pas parce qu’on est « vieille », qu’on doit se débrouiller toute seule ! L’accompagnant, quelqu’il soit, vous fera gagner en méthode et en temps. À vous de trouver la formule et la personne qui vous convient le mieux. 

 

Piège 9 : être trop raisonnable.

Si on parle de reconversion, on envisage un changement significatif. Notre environnement tourne toujours autour des mêmes métiers : ceux de nos parents, conjoints, amis, famille. Envisager autre chose, en dehors de notre référentiel est un véritable exercice pour notre cerveau. 

Antidote 9 : lâchez-vous sur le projet foufou.

Dans mes accompagnements, il y a toujours un moment où nous brainstormons sur les projets fous. Les idées qui sont là et reviennent régulièrement. Je les aime tous particulièrement car ils permettent d’ouvrir votre champ de réflexion (the famous champ des possibles !) Votre projet foufou a des choses à vous apprendre sur vous, ce qui vous anime profondément. En parler ne représente aucun risque. Et cela permet de faire de nouveaux liens, en dehors de ce que vous connaissez aujourd’hui.

Piège 10 : la culpabilité financière.

Attendre que les enfants soient plus grands, que la maison soit finie de payer, que les besoins d’argent autour de vous soient satisfaits… Bref, attendre pour ne pas mettre en péril financièrement sa famille.

L’argent est un paramètre important de la transition professionnelle. J’en parle plus en détail ici et . Ce n’est jamais le moteur. Par contre, il peut être un frein s’il n’est pas traité et pris en compte à sa juste mesure. 

Antidote 10 : chiffrer

Nous avons toutes des croyances et des peurs sur l’argent. Elles sont différentes selon notre éducation et notre parcours de vie. Ces peurs sont alimentées (entre autre) par le flou. Un bon point de départ peut être de faire le point précis de sa situation financière : revenus, charge, patrimoine, épargne … Plus vous saurez définir avec précision votre revenu minimum, plus cela vous orientera dans les prises de décisions concernant votre carrière. 

Si vous voulez commencer à réfléchir sur le sujet, je vous propose un cahier d‘autocoaching sur l’argent dans les ressources gratuites.

La reconversion professionnelle n’est en aucun cas une injonction, comme pourrait le laisser croire les articles et posts qui pullulent sur le sujet. On peut être très épanouie en restant dans le même poste ou métier.

Cependant, si le sujet vous titille, si l’envie d’un nouveau challenge pour animer votre seconde partie de carrière est de plus en plus présent, c’est peut-être le moment d’enclencher votre réflexion et vos actions.

Françoise Bourgouin - coaching de carrière

Vous avez aimé cet article ? Retrouvez toutes mes ressources (gratuites pour la plupart) pour vous aider à clarifier votre futur professionnel. Webinaires, exercices d'auto-coaching, master classe... J'y aborde la confiance en soi, la relation à l'argent, comment avoir des idées, votre CV et bien d'autres choses.

Vous vous interrogez sur le bilan de compétences ou le coaching, venez m’en parler en rdv exploratoire. Mon agenda vous attend ici. Ce sera un premier pas pour reprendre la main sur votre vie professionnelle.

 

Vous pouvez également me suivre sur LinkedIn chaque semaine.

Nouvelle carrière à 50 ans : J’y vais ? ou pas ?

Nouvelle carrière à 50 ans : J’y vais ? ou pas ?

Une reconversion à 50 ans, est-ce bien raisonnable ? C’est l’idée qui vous retient en ce moment. Aujourd’hui, vous n’avez plus envie d’y aller le matin. Un peu, beaucoup, énormément… Vous êtes peut-être en arrêt de travail, car ce n’est plus possible (avec toute la culpabilité qui va avec). Ou simplement, vous vous ennuyez, vous avez le sentiment d’avoir fait le tour. Dans tous les cas, vous n’aimez pas la personne que vous êtes en train de devenir professionnellement. Changer de carrière à 50 ans ? Quand vous y pensez, tout un wagon de peurs et d’insécurités se ramènent vite fait. Et ça clignote rouge de partout.

Pourtant, à 50 ans, il vous reste 15 ans à travailler (ou presque). Le temps de construire une belle expérience professionnelle. Et 15 ans à attendre dans un environnement qui ne vous convient plus, c’est très long.

Mais se reconvertir à 50 ans, ça ne se fait pas n’importe comment. Dans cet article, je vous partage des éléments pour vous aider à clarifier si et comment vous devriez faire le changement.
Nous verrons :
Faut-il commencer une nouvelle carrière à 50 ans ? Les pour et les contre à prendre en compte pour faire un état des lieux de votre situation professionnelle.

Comment faire un changement de carrière à 50 ans ?   Les points indispensables pour passer à l’action et redevenir actrice de votre vie professionnelle.

Faut-il commencer une nouvelle carrière à 50 ans ?

Un changement de carrière après 45 ans ne peut pas être une décision impulsive, en mode “au revoir président”. Au fil des années, vous avez acquis et construit votre mode de vie. Et il est hors de question de mettre tout cela en péril. Il est donc nécessaire de préparer cette reconversion sur différents plans : financièrement, physiquement, mentalement, émotionnellement et spirituellement.

Il est important de ne pas vous sous-estimer. Ne vous mettez pas dans la case “vieille” ! J’ai fait une reconversion à 50 ans et je suis convaincue que c’est possible. Vous pouvez commencer avec une liste des “pour” et des “contre”.

Avantages à changer de carrière à 50 ans : les “pour”.

1- Vous prendrez un nouveau départ

Si vous vous sentez coincée dans une situation qui vous maltraite. Si vous vous ennuyez et que vous êtes épuisée. Bref, si vous avez le sentiment que le temps passe de plus en plus vite et de passer à côté de quelque chose. C’est peut-être le moment idéal pour commencer quelque chose de nouveau. Un nouveau job, c’est remettre de la fraicheur, du challenge, de l’excitation dans votre quotidien professionnel. Et le côté « table rase » accentue encore ces effets.

2 – Vous serez plus heureuse (et en meilleure santé)

Notre travail occupe une part importante de notre temps éveillé et constitue un gros morceau de notre identité personnelle. De ce fait, il a un impact fort sur notre bien-être au quotidien. Si vous y allez la boule au ventre chaque lundi, il y a surement d’autres manifestations physiques comme le mal de dos qui viennent s’ajouter à cela. Je ne parle pas de la confiance en vous qui s’effrite et de l’estime de vous qui dégringole.

Si vous retrouvez un job qui vous plait, qui correspond à la femme que vous êtes aujourd’hui, vous vous sentirez : moralement mais aussi physiquement.

3 – Le plus tôt est mieux que plus tard

Vous vous dites que c’est peut-être trop tard « à votre âge » ! Mais, comme je le disais en intro, à 50 ans, il vous reste encore presque 15 ans à travailler, ce qui laisse largement le temps de vous investir et de construire un beau projet professionnel. Plus vous attendrez, plus ce sera difficile.

4 – Vous avez une magnifique expérience

L’un des points forts des seniors, c’est l’expérience. Vous savez, ce truc qui vous manquait cruellement quand vous avez rédigé votre premier CV. ça y est ! Vous l’avez. Même si, aujourd’hui, vous ne la voyez plus trop, car vous êtes dans une situation difficile. Je vous assure qu’elle est là. Non seulement, vous avez une belle expérience professionnelle, mais vous avez une expérience de la vie. Depuis 50 ans, vous avez gérer et  réussi un nombre incalculable de situations.

Inconvénients à changer de carrière à 50 ans : les “contre”.

1- Vous devrez peut-être accepter une réduction de salaire

Ce n’est pas sûr à 100%, mais il est fréquent qu’une reconversion s’accompagne d’une baisse de salaire (au moins au départ). L’argent est un paramètre important quand on veut changer de vie pro à 50 ans. C’est la source de nombreux blocages. Je vous propose des exercices d’autocoaching gratuits pour clarifier cette partie : à télécharger ici. Quelque soit, l’ampleur de votre changement, la partie financière est à traiter dès le début pour éviter les fantasmes (dans un sens comme dans l’autre) et avoir des valeurs claires en tête (minimum de saleire acceptable, par ex) : cela vous permettra de dimensionner les solutions que vous devrez trouver.

2 – Un passage par la case formation

En fonction du type de changement que vous envisagez, il est possible qu’il soit nécessaire d’acquérir de nouvelles compétences pour compléter les vôtres. Est-ce que vous êtes ok avec cela ? Si oui, sous quelles conditions ? Du présentiel ou de l’e-learning ? En semaine ou le soir et le week-end ? Découcher ou non ? Quel mode de financement : CPF ou personnel ?

Reprendre une formation peut être un projet très excitant. Mais il est nécessaire de bien déterminer dans quel cadre c’est réalisable pour vous.

3 – Les gens peuvent douter de votre compétence 

Certains recruteurs ont la vision du senior « pas adaptable et pas connecté ». Il est possible que vous n’ayez pas la même aisance que des millénials qui sont nés et ont grandi avec cette technologie. Mais cela ne signifie pas que vous ne ferez pas bien votre travail. Comme nous l’avons vu, vous avez un autre type d’expérience, une vision à la fois stratégique et opérationnelle. Vous êtes investie et engagée. N’oubliez pas tout cela quand on dira que vous ne savez pas cliquer ! D’ailleurs, je parle de tous les arguments en faveur das seniors dans cet article.

4 – Les recruteurs peuvent penser que vous êtes surqualifiée

L’inconvénient de l’expérience, c’est qu’un recruteur peut craindre que vous vous ennuyez dans le poste que vous convoitez. C’est là qu’il est important d’expliquer qu’à 50 ans, après tout ce que vous avez déjà réalisé, vous ne cherchez plus la même chose professionnellement. Vous ne voulez pas prendre la place du chef de service, mais plutôt faire de l’accompagnement, de la transmission, etc… il est important d’aborder ce sujet en entretien, pour que le recruteur comprenne vos motivations.

Comment faire un changement de carrière à 50 ans ?

Une fois que vous avez pesé le pour et le contre et que la balance penche côté pour, quelle est la suite ? Il est temps de passer à l’action. Voici quelques conseils pour sécuriser et fluidifier votre transition professionnelle (il y en a d’autre dans cet article  et celui-ci).

1 – Obtenez de l’aide

Comme je l’évoquais plus haut, notre travail est une part importante de votre identité. Un changement d’importance comme une reconversion va venir impacter votre identité. Vous allez changer de réponse à la question « qu’est-ce que tu fais dans la vie ? ». Et ça, c’est loin d’être anodin.  Par ailleurs, une transition professionnelle est un projet long qui dure entre 18 mois et 3 ans (entre le moment où vous commencez à y penser et  le démarrage dans votre nouvelle vie pro). Il est important de pouvoir tenir sur la durée de ce projet (je vous partage des pistes pour gérer votre énergie dans un tel projet dans cet article).

Donc, il est nécessaire d’avoir de l’aide et un système de soutien pour aller au bout de cette aventure de reconversion professionnelle. Le hic, c’est que les femmes de notre âge ont du mal avec ça. Demander de l’aide ! Nous sommes souvent en mode « moi toute seule » et il semble que c’est faire preuve de faiblesse que de demander du soutien. Et puis, nous avons pris l’habitude de faire passer les besoins des autres avant les nôtres (#bonnecocotte), alors c’est difficile d’inverser la tendance pour se faire passer en prem’s.

Ce n’est pas égoïste ni prétentieux que de prendre du temps pour votre nouveau projet professionnel.  L’aide peut prendre différentes formes. C’est rarement la famille qui est la plus pertinente dans ce cas-là, car elle s’inquiète trop pour vous. L’aide peut venir d’une copine, d’un groupe d’ami ou d’un accompagnant professionnel.

Le fait de partager régulièrement sur votre projet avec une personne extérieure permet de :

  • mesurer vos progrès
  • vous sentir engager à avancer et éviter la procrastination.
  • avoir un miroir qui vous renvoie une autre vision de votre problématique (élargir vos possibilités)
  • enrichir vos idées et votre réseau

 

 

2. Réfléchissez à toutes vos options

Il y a souvent une idée qui vous trotte dans la tête depuis un certain temps. Mais cette idée vous semble irréalisable, « pas sérieuse » ou trop risquée. Avant de faire une croix dessus ou de vous dire que vous abandonnez l’idée de vous reconvertir, il est important d’aller explorer ce qui vous plait dans cette idée. pourquoi elle est si insistante depuis quelques temps ? Cela vous permet de mieux comprendre de dont vous avez besoin et faire émerge d’autres idées, réalisables cette fois. 

Vous ne cherchez pas le graal, le job idéal. De toute façon, il n’existe pas ;). Vous cherchez un travail ou un métier qui vous corresponde aujourd’hui. Je vous assure qu’il n’y a pas qu’une seule réponse. Plus vous investiguerez, plus vous trouverez d’options qui vous conviennent. 

J’ai une cliente qui se désolait, en début de bilan de compétences, convaincu que le fait d’avoir travaillé 25 ans au même endroit lui fermait beaucoup de portes pour la suite. Nous avons travaillé sur ses qualités, talent et point de vigilance. Je lui ai demandé de lister 10 métiers où ses aptitudes seraient recherchées. Elle est revenue transformée, en ayant pris conscience qu’il y avait plus de possibilités qu’elle ne le pensait (même si toutes n’étaient pas envisageables en fonction de ses contraintes personnelles).

Donc, ne fermez aucune porte au début de projet de reconversion. 

3. Utilisez vos relations au service de votre reconversion

L’autre gros avantage des seniors, après l’expérience, c’est le réseau. Quand je dis « réseau », je parle de toutes les personnes que vous connaissez. pas uniquement vos relations professionnelles. Plus vous parlerez de votre envie de transition professionnelle, plus vous aurez de questions, en retour, qui enrichiront votre réflexion. 

C’est le moment d’activer votre Bluetooth personnel et de capter un maximum d’idées et d’opportunité, de rentrer en contact avec de nouvelles personnes, de demander des mises en relation. 

Une enquête métier est un super outil pour découvrir la réalité d’un métier. Vous connaissez forcément quelqu’un qui connait quelqu’un qui peut vous répondre.

Même, si au départ, vous avez le sentiment d’être dans le flou (c’est normal, c’est le début), n’hésitez pas à parler de votre projet de reconversion à un maximum de personnes. Dejà, cela vous aidera à commencer à vous présenter différemment, et cela vous ouvrira des opportunités.

4. Mettez à jour votre CV

Refaire son CV peut être un bon exercice pour booster votre confiance en vous. C’est une façon de vous réapproprier toutes vos ressources et de les faire remonter en conscience. Je vous propose différents modèles gratuits à personnaliser sur cette page.

Attention, mettre à jour votre CV n’est pas la première action à mener. Un CV est une carte de visite pour décrocher un entretien pour un poste. Il doit reprendre les mots clés et démontrer en quoi vous êtes la bonne personne.  Tant que vous ne savez pas ce que vous cherchez, vous ne pourrez pas finaliser un CV. 

Mais commencer à le préparer, à formuler vos réalisations et vos expériences est un très bon exercice.

Enfin, si vous n’avez pas bougé depuis 20 ans, ce n’est pas pour ça que vous n’avez pas appris des tas de chose : pensez à mettre la formation continue dans votre CV. 

5. Ne vous concentrez pas sur l’âge

Si l’âge est un problème pour vous, il le deviendra pour le recruteur, même s’il n’y pensait pas au départ. Je ne minimise pas la difficulté pour les femmes de 50 ans de retrouver du travail. Mais la posture est importante. Est-ce compliqué pour vous d’être encadrée par une personne plus jeune que vous (ce qui arrive inévitablement) ? Quels exemples avez-vous qui démontrent votre adaptabilité dans une équipe d’âges différents ?

Apprenez à développer vos arguments sur la question de l’âge et à démontrer la plus-value que vous apporterez à l’entreprise ou au poste. Et si le recruteur n’aborde pas le sujet, ne le mettez pas en avant. Plus vous saurez faire ressortir vos motivations et comment vous pourrez vous adapter, moins l’âge sera un problème.

Pour aller plus loin, dans cet article, je vous partage comment lever (ou diminuer) l’obstacle de l’âge d’ans votre projet de transition professionnelle.

 

Pour conclure, je veux vous partager de l’espoir. Un changement de carrière, c’est difficile, mais quel chouette parcours. Souvent, on ne voit que le résultat, mais le chemin pour y arriver est tellement riche en apprentissages et en rencontres que ça vaut le coup. Si, aujourd’hui, vous êtes mal, prenez soin de vous en faisant le point sur votre vie professionnelle. 50 ans, c’est l’âge où les enfants sont partis (ou presque), il y a plus de place pour vous. Qu’avez-vous envie d’en faire ?

Françoise Bourgouin - coaching de carrière

Vous avez aimé cet article ? Retrouvez toutes mes ressources (gratuites pour la plupart) pour vous aider à clarifier votre futur professionnel. Webinaires, exercices d'auto-coaching, master classe... J'y aborde la confiance en soi, la relation à l'argent, comment avoir des idées, votre CV et bien d'autres choses.

Vous vous interrogez sur le bilan de compétences ou le coaching, venez m’en parler en rdv exploratoire. Mon agenda vous attend ici. Ce sera un premier pas pour reprendre la main sur votre vie professionnelle.

 

Vous pouvez également me suivre sur LinkedIn chaque semaine.

Reconversion à 50 ans : les pour et les contre - Françoise Bourgouin - #coaching carrière, #bilandecompétences #troyes #femmes45ans
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A quoi sert un test de personnalité dans une transition professionnelle ?

A quoi sert un test de personnalité dans une transition professionnelle ?

Vous avez de changement professionnel ? Comment un test de personnalité peut-il vous aider ?

Peu importe l’importance de ce changement : évolution en interne, changement d’entreprise, nouveau métier, création de votre activité. Vous allez devoir mener une réflexion sur vos besoins, vos envies et vos modes de fonctionnement pour sécuriser au mieux cette transition professionnelle. L’idée n’est pas d’aller ailleurs juste parce que l’herbe semble plus verte, mais de savoir ce que ça va changer (en mieux) pour nous. Si vous ne savez pas par où commencer, j’en parle dans cet article.

Pour prendre la décision de changer de job, il est important de bien se connaitre, pour évaluer ce que ce changement va avoir de positif. Le.s test.s de personnalité peuvent vous aider à vous décrypter et à mieux comprendre vos modes de fonctionnement.

Dans cet article, nous verrons :

Les aprioris vis-à-vis des tests de personnalité

J’ai longtemps été allergique au principe de test de personnalité. Et ce pour 2 grandes raisons.

1 Je les associais (à tort) à quelque chose de pas sérieux.

Plus de l’ordre du jeu dans un magazine sur la plage l’été. Ou comme l’horoscope du journal (j’ai beaucoup d’intérêt pou l’astrologie, qui est une science complexe, mais pas celui de la radio le matin !)

À partir de cette vision, je ne pouvais pas accorder de valeurs à leur résultat.

Aujourd’hui, je travaille plusieurs tests dans le cadre de mes accompagnements et j’ai pu mesurer à quel point les résultats sont proches de la réalité de chacune de mes clientes.

2 – L’idée de me ranger dans une case, de m’attribuer une étiquette, ne m’emballait pas.

J’étais agacée par l’idée d’avoir une étiquette ou une catégorie. Ce classement réveille chez moi la “bonne élève”, avec tous ses schémas de pensée un peu pourris : L’élitisme et la comparaison.

C’est quoi la meilleure catégorie ?

Est-ce que la mienne est mieux ou moins bien que celle du voisin ?

Avec l’idée qu’il y aurait des modèles “mieux” que d’autres. Et forcement, arrive juste derrière, le regard de l’autre : que va-t-on penser de ce résultat ?

Aujourd’hui, alors que je me sers de ces tests très régulièrement, je n’ai plus du tout cette vision.

À quoi sert un test de personnalité dans une reconversion professionnelle ?

1 – À mettre des mots – enrichir votre vocabulaire pour vous décrire

Quand on sort d’une situation professionnelle difficile ou, tout simplement, quand on est une femme qui a fait passer tout le monde avant elle depuis des années, il est parfois quasi impossible de parler de soi, de se trouver des qualités.

Moins on parle d’un sujet, moins on a de mots pour le décrire. Et moins on a de mots, moins on est précis et nuancé dans la description.

Dans le cadre d’une reconversion ou d’une transition professionnelle, vous allez devoir parler de vous. À un futur employeur, à un banquier, à un responsable de formation. Plus vous serez pertinente et intéressante, plus vous donnerez envie et vous obtiendrez d’opportunités qui vous correspondent.

Le test de personnalité va mettre des mots sur vous, vos fonctionnements, vos talents, vos points de vigilance. Il fournit une base de travail pour gagner en connaissance de vous-même et, par conséquent, en confiance en vous.

2 – Le résultat d’un test de personnalité n’est pas magique

Même s’ils sont sérieux, les résultats du test ne sont pas la vérité absolue sur vous. Déjà, parce que si vous le refaites dans 2 jours, il y aura de petites différences (en fonction de votre humeur et de votre énergie du moment).

Vous avez le droit de ne pas être d’accord avec tout. Au contraire, c’est cela qui est intéressant. Quand j’accompagne mes clientes, le test est un véritable matériau que nous travaillons ensemble. C’est en le commentant, en nuançant, en affinant, en questionnant, en illustrant les résultats proposés, qu’elles renouent avec qui elles sont.

Se reconnecter à ses qualités et ses talents pour en avoir pleinement conscience. C’est plus facile quand c’est le test qui le dit au départ. Ça fait moins prétentieuse ! Cela enrichit le vocabulaire pour en parler.

Identifier et décrire en détail les points de vigilance, les pièges qui s’activent régulièrement : plus vous les connaitrez et saurez dans quelles circonstances ils se déclenchent, plus vous pourrez mettre en place de stratégies pour les éviter. Ce sera aussi un critère de choix de votre futur projet professionnel, parce qu’on est bien d’accord, que vous ne voulez pas reproduire ce qui ne vous convient pas aujourd’hui !

3 – Un outil pour votre CV et vos entretiens de recrutement

Toutes ces informations sur vous vont vous servir pour rédiger votre CV (les fameuses soft skills) et parler de vous en entretien.

À la fameuse question des qualités/défauts, vous pourrez fournir une réponse plus fine, plus intéressante. Vous montrerez une bonne connaissance de vous-même au recruteur, ce qui donne plus confiance qu’un copier-coller d’un article de blog sur la préparation de l’entretien !

Une liste de tests de personnalité

Voici une sélection de tests (gratuits pour certains) qui peuvent vous éclairer.

  • Gallup Strenghtfinder – le top 5 pour identifier ses talents (payant) . L’interface est en anglais, mais le test est en français.

 

Maintenant à vous de jouer. Chaque résultat comporte une formation qui peut vous aider dans votre connaissance de vous-même. Il est plus facile d’exploiter les données au cours d’un échange avec une copine ou votre coach. Le questionnement de l’autre vous permettra d’affiner et de nuancer le résultat.

Je vous conseille aussi de rechercher des exemples dans votre quotidien ou votre vie pro passée pour illustrer les propositions du test.

Françoise Bourgouin - coaching de carrière

Vous avez aimé cet article ? Retrouvez toutes mes ressources (gratuites pour la plupart) pour vous aider à clarifier votre futur professionnel. Webinaires, exercices d'auto-coaching, master classe... J'y aborde la confiance en soi, la relation à l'argent, comment avoir des idées, votre CV et bien d'autres choses.

Vous vous interrogez sur le bilan de compétences ou le coaching, venez m’en parler en rdv exploratoire. Mon agenda vous attend ici. Ce sera un premier pas pour reprendre la main sur votre vie professionnelle.

 

Vous pouvez également me suivre sur LinkedIn chaque semaine.

Comment utiliser les tests de personnalité au service de votre transition professionnelle- Françoise Bourgouin -Coaching carrière, bilans de compétences - #coaching #bilandecompétences #femmes 45ans
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Reconversion : comment passer à l’action maintenant ?

Reconversion : comment passer à l’action maintenant ?

Cela fait des mois (voire des années si on est honnête) que vous avez envie de changement professionnel : cette fameuse reconversion. L’idée vient et repart. Ces derniers temps, elle se fait de plus en plus insistante, mais vous n’arrivez pas à passer à l’action. Le temps passe. Il semble vous manquer le coup de pied au cul dont parlent toutes mes clientes quand je leur demande ce dont elles ont besoin, maintenant (je vous rassure, je ne frappe personne. Même pas ceux qui insistent !).

Le temps passe, votre inconfort au travail augmente et votre confiance en vous se tarit doucement. Arghhh…. je vais être trop vieille, c’est bientôt foutu ! Nous, les femmes, sommes très douées pour voir des horloges biologiques un peu partout. Bon, faut dire, que notre environnement fait en sorte qu’on les voit.

Alors comment faire pour se mettre en action, maintenant, au sujet de votre carrière ?

Dans cet article, nous verrons :

1 – Qu’est-ce que ça veut dire passer à l’action ? Histoire d’être bien d’accord que nous parlons de la même chose. Il y a peut-être des actions que vous ne voyez pas.

2 – Les freins qui vous empêchent de passer à l’action : en prendre conscience, c’est déjà régler une bonne partie du problème.

3 – Comment faire pour passer à l’action maintenant (juste après avoir fini l’article) ? Je vous partage les ingrédients et des exercices d’autocoaching qui fonctionnent avec mes clientes. À vous de les tester et de garder ceux qui vous conviennent.

1 – Passer à l’action : c’est faire quoi ?

Vous vous dites peut-être que c’est évident. Mais c’est toujours important de préciser de quoi l’on parle.

Quand vous pensez à votre futur professionnel, ce peut être une évolution en interne, un poste dans une autre entreprise, ou carrément une reconversion vers un nouveau métier, voire, vous mettre à votre compte et créez votre activité. Ce que je viens de décrire, c’est la finalité. Le mammouth ou l’Everest, comme vous voulez.

Quand vous vous projetez à la fin, vous imaginez comment vous serez.

Vous serez épanouie, plus sereine, alignée.

Hors, se mettre en action, c’est FAIRE quelque chose. Aussi, quand vous vous projetez dans le futur et que votre objectif à atteindre est formulé en terme d’état (je serai ceci ou cela), demandez vous :

AUTOCOACHING

Être ceci, c’est faire quoi ?

Quel comportement j’aurai, quand je serai cela ?

Atteindre cet état, c’est progresser sur quoi ?

Pour passer à l’action, il est nécessaire de traduire l’état désiré en trucs à faire.

Ensuite, il est possible que vous soyez déjà en action, mais comme vous n’avez pas de système de mesure, vous ne pouvez pas évaluer votre progression (on y revient dans la partie #3).

2- Les freins qui vous empêchent de passer à l’action

Pourquoi je n’y vais pas ? Je procrastine ?

Identifier ce qui vous retient d’avancer est une première action. Prendre conscience de la nature du blocage, c’est déjà, en partie, le dénouer. Cela fait partie du processus de reconversion ou de transition professionnelle.

Le manque de confiance en soi

J’en parle ici, dans cet article et là, dans le podcast de Claire Flury

Passer à l’action sous le regard des autres

Que vont penser mes collègues ? Est-ce que je ne les trahis pas ? Sur le papier, tout semble réuni pour que ça fonctionne, que vont dire mes parents, mes amis, mon conjoint… ? Pourtant, vous avez envie de vous sauver en courant. Si ce regard des autres vous bloque, il y a plusieurs solutions :

– vous faire accompagner par un professionnel qui vous aidera à amoindrir son effet.

– aller à la rencontre de nouvelles personnes et partager avec elles votre envie de changement pour avoir un nouveau regard porté sur vous.

La peur et le flou

La peur est un réflexe primaire, naturel et salutaire. Notre cerveau l’active à chaque fois qu’il est confronté à une situation inconnue. C’est un message d’alerte. Rien de plus.

Il est intéressant d’aller voir d’où vient cette peur. Elle est souvent liée à un manque d’information (d’où l’inconnu).

Au départ d’un projet de reconversion, il y a une vague idée, mais l’ensemble est flou. Plus on vieillit et plus on acquiert d’expérience, plus cette zone de flou est inconfortable et difficile à franchir pour avancer.

L’âge : un frein pour sa reconversion ?

Si comme certaines clientes et moi, vous abordez cette transition professionnelle à l’approche de la cinquantaine (ou après), toutes les croyances sur l’âge vont venir vous chatouiller. J’en parle dans cet article.

J’ai abordé les principaux freins que j’ai rencontrés lors de ma reconversion et ceux que je vois chez mes clientes. La liste n’est pas exhaustive et vous pouvez en avoir d’autre. L’important, c’est d’être la plus honnête possible avec soi-même et d’accepter ce blocage. Sans le mettre sous le tapis en se disant qu’on verra après. Il finira toujours par ressortir !

 Autocoaching

Vous pouvez aussi tester l’outil de Byron Katie “The work” pour débloquer la situation et stopper la rumination. Il s’agit d’apprendre à retourner une situation par un système de 4 questions.

Vous posez votre frein par écrit puis vous répondez (par écrit toujours) aux questions suivantes.

Q1. Est-ce vrai ?

La réponse aux deux premières questions est d’une seule syllabe : soit oui, soit non. C’est entre vous et vous, soyez la plus honnête possible. Si votre réponse est OUI, passez à la question 2. Si c’est NON, ressentez ce qui se passe à l’intérieur de vous à l’écriture de ce NON, puis passez à la question 3.

Q2. Comment pouvez-vous être absolument certaine que c’est vrai ?

 Prenez un temps pour argumenter factuellement ce OUI. Et voyez ce qui vous vient. Notez-le.

Q3. Comment réagissez-vous, que se passe-t-il, quand vous croyez cette pensée ?

Fermez les yeux et observez les sentiments, les sensations corporelles et les comportements qui surviennent lorsque vous croyez cette pensée. Notez et rapportez les réponses à l’une des questions suivantes :

Quelles images voyez-vous, passées ou futures, et quelles émotions ou sensations physiques surgissent lorsque vous êtes témoin de ces images ? Comment avez-vous traité l’autre personne ? Comment vous êtes-vous traitée? Des obsessions ou des dépendances commencent-elles à apparaître lorsque vous croyez cette pensée ?

Q4. Qui seriez-vous sans cette pensée ?

En fermant les yeux, revenez à la situation. Prenez un moment pour réfléchir, observer et revivre la situation, cette fois sans y penser. Que se passerait-il sans cette pensée ? Comment verriez-vous ou ressentiriez-vous l’autre personne ? Laissez tomber tous vos jugements. Notez ce qui vient.

3 – Passer à l’action : je fais comment ?

3.1 – Je me connais et me reconnais

Si vous commencez à vous dire que vous avez besoin d’être plus ceci ou moins cela pour vous lancer dans votre projet de transition professionnelle, il ne se passera rien.

Une action peut être de lister et de remonter en conscience toutes vos ressources disponibles : vos compétences, vos atouts, vos talents et vos points de vigilance (c’est ce qu’on fait en début de bilan de compétences). Vous en aurez besoin pour votre futur CV et vos entretiens à venir. Ce retour sur vos réalisations et vos ressources est un boost de confiance qui est toujours bon à prendre dans cette période de transition.

Être au clair sur vos pièges habituels vous permettra de savoir sur quoi ou à qui demander de l’aide. Un projet de reconversion prend du temps et ne se mène pas toute seule. C’est le moment de faire appel à votre réseau.

Par exemple : vous savez que l’engagement vis-à-vis de quelqu’un d’extérieur sera plus fort que votre procrastination (toujours ce regard de l’autre). Alors partager votre action à venir avec une copine ou votre coach : vous avez votre levier de motivation pour vous mettre en action.

Dans la connaissance de soi, il y a également votre niveau d’énergie dont il est nécessaire de prendre soin pour être sûre d’aller au bout de votre projet.

Les tests de personnalité au service de votre action de reconversion

Vous pouvez également utiliser les tests de personnalité. Je les utilise dans de nombreux accompagnements. Ce ne sont pas des baguettes magiques, mais ils permettent de mettre des mots sur qui vous êtes et comment vous fonctionnez. Moins on parle d’un sujet, moins on a de vocabulaire pour le décrire. Les femmes qui font passer tout le monde avant elles (j’en suis) ont souvent du mal, en début de projet reconversion, à se trouver des qualités et à en parler. Les tests de personnalité servent à cela. L’important est de pouvoir échanger sur les résultats avec une copine ou un coach pour les affiner et vous les approprier. Vous pourrez ainsi déterminer les stratégies de projet qui sont le plus adaptées à qui vous êtes. Un projet de reconversion professionnelle prend du temps, il est important de respecter votre écologie personnelle.

3.2 – Petits pas : je découpe le mammouth pour passer à l’action.

Le processus de transition professionnelle prend du temps. L’objectif final peut sembler très loin et énorme. Si je vous mets devant un mammouth et vous demande de le manger (requête bizarre, je vous l’accorde), vous me direz que c’est impossible.

La solution : découper le mammouth en fines tranches (l’image est cruelle, mais, en général, elle marque les esprits.)

C’est la théorie de petits pas (en version préhistoire). Elle permet de s’adapter à votre niveau de confiance et d’énergie actuel. Si vous n’arrivez pas à réaliser une action, c’est qu’elle est encore trop “grosse”. Cherchez à la découper en plusieurs éléments.

Par exemple : je dois contacter un ancien collègue pour des infos sur une formation qui m’intéresse.

1 – je cherche ses coordonnées

2 – je prépare mon pitch pour présenter mon projet

3- je m’entraine à haute voix à pitcher

4 – je prépare les questions que je veux lui poser

5 – je rédige le mail de demande de rdv

6 – je me relie et envoie

7 – je relance si aucune nouvelle après quelques jours

8 – vous fixez le rdv

9 – réalisation du rdv

10 – débriefe des infos obtenues et des ressentis lors de cet échange

3.3 – Je me fixe des objectifs SMARTE

Reconversion : passer à l’action maintenant avec des objectifs SMARTE - Françoise Bourgouin - coaching carrière et bilan de compétences.

Les objectifs, ce n’est pas sexy. Mais c’est une bonne façon d’avancer. S’ils sont SMARTE, ils vont vous permettre de prendre la mesure de ce que vous faites et de cadencer dans le temps. Je ne vais pas trop détailler, car vous trouvez des infos partout sur cette notion.

S – spécifique 

Il s’agit de rendre votre objectif le plus concret et détaillé possible. N’hésitez pas à utiliser le QQOQCCP (Quoi, Qui, Où, Quand, Comment, Combien, Pourquoi) même si toutes les questions ne sont pas nécessaires à chaque fois.

M – Mesurable 

Il est important de quantifier ou décrire ce qui définira l’atteinte de l’objectif. Le plus simple c’est un chiffre, mais ça peut être un ressenti (je n’aurai plus de boule au ventre), l’obtention d’une réponse positive, etc…

A – Atteignable / Acceptable 

Vous évaluez les ressources qu’il vous faudra mobiliser pour l’atteindre et éviter la procrastination. Je rajoute “acceptable” sur ce “A”, car cet objectif doit également être conforme à vos valeurs et à ce qui compte pour vous.

R – Réalisable 

ça doit vous sembler possible. Un peu ambitieux, mais possible, sinon vous allez procrastiner, puis vous sentir nulle de ne pas l’avoir atteint. Donc inutile de vous fixer un objectif si vous ne pensez pas que c’est réalisable. Dans ce cas, découpez le jusqu’à ce que les morceaux soient réalisables.

T – Temporellement défini 

Cet objectif a une échéance dans le temps. Celle-ci pourra être revue s’il y a des impondérables, mais dès le départ, vous avez en tête une date ou un délai de réalisation.

E – Écologique 

J’aime bien rajouter ce “E”. L’objectif doit être écologique pour vous. Il doit respecter vos valeurs, votre niveau d’énergie. L’idée n’est pas d’y aller en force, même si vous savez bien faire !

Toute la difficulté est de trouver un équilibre entre ambition et écologie personnelle.

3.4 – Je suis, je mesure et j’ajuste mes actions

 

Fixer des objectifs, c’est le départ. En général, on est tout feu tout flamme, excitée à l’idée de faire bouger les chose et notre vie professionnelle. Mais, le quotidien reprend vite le dessus si vous ne mettez pas en place un système de suivi. Rien de très compliqué dans la méthode, mais toujours difficiles à faire, car se trouver du temps pour soi, ce n’est pas notre fort.

Je vous propose de fixer un rendez-vous avec vous-même dans votre agenda. Au même titre qu’un rendez-vous pro. À vous de définir la fréquence, mais vous devez le tenir. C’est ça le plus difficile.

Ce sera un temps de prise de recul sur votre projet. Ce temps peut être un temps d’échange avec une copine ou un coach pour vous aider à faire le tri et, surtout, à ajuster vos objectifs pour la suite. parce qu’un objectif n’est pas fixé de manière immuable. Votre niveau d’information va aller en grandissant au fur et à mesure de votre projet. Vous pourrez alors affiner vos objectifs, et les réorienter en fonction de vos progrès.

Ce temps vous sert aussi à mesurer le chemin parcouru et à sortir la tête du guidon ! Il est important de ne pas toujours être focus sur l’objectif final et de profiter du chemin que vous êtes en train de suivre, voire de défricher !

3.5 – Je célèbre la progression de mon projet de reconversion

Enfin, à ne surtout pas oublier, célébrez vos avancées.

Je sais que ça vous semble prétentieux, au départ, que vous ne méritez pas pour si peu ! Avouez que c’est ce que vous pensez ;).

Je ne vous dis pas de faire une chouille avec 50 personnes dès que vous avez terminé une enquête métier. Mais simplement prendre un temps pour vous dire que vous êtes satisfaite et fière de vous. C’est une façon de se reconnaitre et d’ancrer nos réalisations. Tout cela participe à entretenir et faire grandir votre confiance en vous.

Si vous passez tout de suite à l’objectif d’après (je vous connais 😉 et zappez ce temps de célébration et de récompense (qui peut être très court, juste le temps d’une tasse de thé et d’un carré de chocolat), vous vous priverez d’un bénéfice important : la prise de conscience de vos ressources et de votre potentiel.

A chaque fin d’accompagnement, j’invite me clientes à s’offrir un cadeau pour célébrer cette étape qu’elle vienne de franchir. Cela permet d’ancrer également le sentiment d’accomplissement et les émotions positives liées à ce moment. Il sera précieux de pouvoir s’y reconnecter dans des moments de doutes qui peuvent toujours se présenter dans un tel projet de transition professionnelle.

Pour résumer :

si vous avez lu jusqu’ici bravo ;), c’est une première action :

1 – je clarifie : je décline mon idée en “quoi faire”

2 – j’identifie mes freins et je les travaille

3 – je me connais : j’utilise tout ce qui peut m’aider à être au clair sur mes fonctionnements et ce qui est écologique pour moi.

4 – je découpe le mammouth en tranches fines

5 – je fixe des objectifs SMARTE

6 – je planifie un temps de suivi et d’ajustement

7 – je célèbre mes avancées sans attendre la fin du chemin

Si vous vous sentez un peu perdue ou éparpillée, je vous explique comment commencer votre transition professionnelle dans cet article.

Françoise Bourgouin - coaching de carrière

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Pourquoi se faire accompagner dans sa transition professionnelle ?

Pourquoi se faire accompagner dans sa transition professionnelle ?

Les femmes ont du mal à demander de l’aide ! Nous avons été élevées (je parle de la génération X, né fin 60 et 70) pour être de bonnes cocottes : à l’écoute, faisant plaisir et s’adaptant.

Cela fait de nous des super professionnelles, très investies.

On ajoute à cela la maternité et des enfants dont les besoins et désirs sont passés avant les nôtres.

Et puis, arrive un jour où on s’interroge sur notre vie professionnelle. On a envie d’autre chose. On ne sait pas trop quoi et encore moins comment l’obtenir. Mais le réflexe c’est de se débrouiller toute seule, comme on le fait très souvent.

Pourtant, cette période d’interrogation sur votre avenir professionnel est souvent un moment de fragilité et de doute (voire, ça fout carrément la trouille !). Il est vraiment intéressant d’aller chercher de l’aide pour la traverser.

Alors, qu’est-ce que peut vous apporter un accompagnement dans cette période-là ?

 

Une méthode et des outils

Malgré votre belle expérience pro, vous avez le sentiment de partir dans tous les sens, de ne pas savoir par quel bout prendre le problème. C’est très agaçant et inconfortable. D’autant plus que vous êtes une femme d’expérience, qui maitrise son job et sait gérer des projets. Se retrouver dans cette situation et avoir le sentiment de ne rien maitriser, arghh ….

Se faire accompagner par un coach et/ou un consultant, c’est bénéficier des outils d’un professionnel pour vous aider à comprendre et à apaiser les peurs, décrypter vos modes de fonctionnement, vos besoins.

Si vous faites un bilan de compétences, vous suivrez une méthode qui a fait ses preuves à maintes reprises pour faire émerger des idées ou valider un projet.

Ces outils seront ensuite dans votre besace pour la suite et vous permettront d’être autonome pour poursuivre votre route.

 

Sécuriser votre parcours de transition

Après 20 ans de carrière, vous ne voulez pas mettre en péril ce que vous avez acquis. C’est complètement légitime. Bien souvent, grand changement fait penser à saut dans le vide. Qui aurait envie de sauter dans le vide ?

Un accompagnement vous permettra de baliser votre chemin étapes après étapes. Vous gagnerez en clarté et en confiance pour avancer plus sereinement vers un futur pro plus conforme à vos attentes.

Un bilan de compétences, par exemple, vous permettra de faire le point sur vous (pas seulement vos compétences). Et de prendre conscience de toutes vos ressources disponibles. À force d’être en pilotage automatique, vous les avez un peu (beaucoup ?) perdu de vue. Il sera alors plus facile d’arbitrer et de faire des choix.

 

Élargir votre vision des choses

Vous ne pouvez pas penser à ce que vous ne connaissez pas. Dans cette période de transition, il est important d’enrichir votre vision et votre niveau d’information. Le consultant ou le coach est un miroir, qui vous renvoie une autre vision du monde, avec une expérience différente. Cela vous permet de changer de regard et d’envisager d’autres possibilités. Il vous guide dans vos recherches.

 

L’engagement

Je ne sais pas vous, mais je suis la reine pour négocier avec moi-même ! Procrastination, on dit. Et rien ne bouge, ni n’avance, c’est déprimant. Même si on est très motivée au départ, il arrive toujours un moment où d’autres priorités se présentent et ce projet de transition pro finit par se dissoudre dans le quotidien.

Avec un accompagnement, vous allez vous engager moralement et financièrement (même si c’est avec votre CPF) vis-à-vis d’une personne extérieure et neutre. C’est une façon d’acter que vous voulez que quelque chose change et que vous reprenez la main. Vous arrêtez d’attendre, vous êtes actrice de votre changement.

Cet engagement est le premier petit pas. C’est aussi un gage d’avancement. Il augmente vos chances d’aller jusqu’au bout (même si ce bout est flou au départ).

Vous avez certainement déjà pu mesurer que si vous vous engagez à faire quelque chose en discutant avec une copine, vous vous sentez « obligée » de le faire. Vous savez qu’elle va vous questionner la prochaine fois que vous vous verrez. Et votre bonne cocotte intérieure veut faire bonne impression (elle est très utile dans ces cas-là!) et être à jour dans ces devoirs.

C’est la même chose avec le coach ou le consultant qui vous accompagnera.

 

Gain de temps

J’ai longtemps été une adepte du “moi toute seule”. Demander de l’aide me semblait être un aveu de faiblesse.

Bullshit !

Aujourd’hui, je mesure le temps que j’aurai pu gagner en parlant de mon projet et en cherchant qui pouvait m’aider.

L’accompagnement vous permet de structurer et d’organiser votre démarche. Vous gagnez du temps et de l’énergie (si précieuse).

Quand on approche la cinquantaine, le temps peut devenir un sujet de stress, avec un sentiment d’urgence à agir. Il est souvent accompagné d’une impression de partir dans tous les sens. Plus l’enjeu semble important, plus il est difficile d’agir.

L’accompagnement permet de calmer cela et de gagner en sérénité.

 

Un regard bienveillant, sans enjeu

Une des peurs classiques en période de reconversion, c’est le regard des autres (familles, amis, collègues …).

Est-ce qu’ils vont me comprendre ? Me soutenir ? Me prendre pour une folle ?

Parfois, on commence à aborder le sujet et l’accueil est plus que mitigé alors on remballe. Et puis, on a peur d’être déloyale en voulant partir. D’abandonner les collègues.

Ensuite, quand on se lance sur une piste, arrive le problème de légitimité, de comparaison : est-ce que j’en serai capable ? Pour qui je me prends de vouloir faire ça ?

Le coach ou le consultant est neutre : vous n’avez pas de rôle à tenir, de jeu à jouer avec lui/elle. Tous les sujets peuvent être abordés, même ceux qui vous semblent les plus fous. Verbaliser vos idées permet de leur donner une réalité et de faire le tri.

——————-

 

Vous hésitez encore ? Normal 😉

Rien de tel que le test pour clarifier une prise de décision. Venez parler de ce qui vous questionne en ce moment. Vous pourrez, lors de ce premier entretien, évaluer la qualité du contact, le feeling et si vous vous projetez dans une collaboration avec le consultant.

Alors, réservez une séance découverte, elle est gratuite et sans engagement. C’est juste ici.

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en quoi est-ce essentiel d'être accompagner pour sa transition professionnelle. Françoise Bourgouin Coach de carrière et bilan de compétences
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Dépasser son besoin de sécurité pour changer de métier après 45 ans

Dépasser son besoin de sécurité pour changer de métier après 45 ans

Votre job et vous, ce n’est plus ça. Vous vous interrogez sur la suite de votre vie professionnelle. Déjà presque 25 ans de carrière. Et forcement tout ce qui va avec. Une vie quoi !

Quand vous imaginez un futur professionnel différent, quand vous suivez cette petite idée de changement qui revient régulièrement depuis quelque temps, il y a toujours un moment où vous butez sur ce fameux besoin de sécurité. Comme une ancre qui vous retient.

Alors une ancre, c’est chouette, ça évite de dériver et de se perdre. Mais ça empêche aussi d’avancer. Plus ça fait longtemps que vous êtes ancrée, avec tout le confort et les habitudes qui vont avec, plus cela semble difficile de se mettre en action pour aller ailleurs.

Pour peu que vous soyez en sur-adaptation depuis longtemps (toujours ?), vous avez perdu la confiance en vous nécessaire pour lever l’ancre.

Alors, c’est foutu ?

Non !

Ça prend du temps et c’est un vrai travail en soi. Mais franchement, ça vaut le coup !

C’est quoi la sécurité ?

D’après le Larousse : « Situation dans laquelle quelqu’un, quelque chose n’est exposé à aucun danger, à aucun risque ».

Quand on lit cette définition, on sait que vivre c’est prendre un risque. Donc, objectivement, cette sécurité n’existe pas.

En fait, la sécurité, c’est un ressenti. C’est le sentiment de maitriser son environnement, de bien le connaître et de savoir réagir face à des situations connues.

Sécurité = ce qui est connu

C’est votre situation actuelle.

Bien souvent quand vous songez à lever l’ancre, vous pensez à votre CDI, votre salaire (assuré chaque mois), vos primes, vos avantages CE, etc… C’est aussi une maison (ou un appart) des vacances, des loisirs. C’est un job que vous maitrisez, une organisation de travail et les compétences nécessaires. Des collègues sympas.

C’est tout cela votre sécurité.

Mais c’est aussi, votre boule au ventre le dimanche soir. Ce mal être de plus en plus fréquent. C’est l’absence de perspective d’évolution. C’est l’ennui dans un job dont vous avez fait le tour. C’est de stress et la pression d’un management dysfonctionnel. C’est un salaire pas si foufou que ça, vu votre investissement et l’énergie que vous laissez au boulot. C’est aussi une irritabilité qui abime vos relations familiales ou amicales. C’est une confiance en vous malmenée qui se dégonfle doucement.

➥➥ Auto-coaching 

Prenez une feuille et un crayon (pas votre ordi, c’est important d’écrire)

Listez tout ce que vous mettez dans votre « sécurité » actuelle : des faits (je pars en vacances 3 fois/an), des ressentis, des comportements, des chiffres (je gagne 3000€/mois, je prends 2 somnifères…)

Ensuite surligner en vert ce qui vous nourrit, en jeune ce qui vous vide.

Que se passe-t-il quand vous relisez votre feuille ?

Maintenant que vous avez conscience que votre fameuse sécurité ce n’est pas le paradis, juste ce que vous connaissez, aujourd’hui, on fait comment. Parce que, même si c’est inconfortable, boulauventrique ou je ne sais quoi d’autre de moche, c’est bien présent.

 

Partir de soi : construire sécurité intérieure

Le besoin de sécurité qui immobilise repose souvent sur des validations extérieures (que vont penser les autres ?) et un manque de confiance en soi (je ne suis pas légitime, capable, assez compétente, etc….).

Une des premières étapes pour pouvoir quitter cette sécurité, c’est, paradoxalement, de rentrer à l’intérieur ! Revenir à soi pour construire ou renforcer sa sécurité intérieure. C’est elle qui vous permettra d’avancer.

Se reconnecter à soi

Les femmes sont les championnes de la sur adaptation. Les femmes « sauveuses » (j’en suis !) sont championnes olympiques ! C »est génial pour les entreprises qui nous emploient. Le souci c’est qu’on se retrouve à 45 /50 ans à se demander : « oui, mais moi, je veux quoi ? »

Donc la première étape pour construire cette sécurité intérieure, c’est de faire le point et de rencontrer la femme que vous êtes aujourd’hui.

Découvrir ses valeurs, car c’est le moteur inépuisable qui vous fera avancer et surmonter tous les obstacles. À la seule condition que vous soyez bien en accord avec elles.

C’est aussi écouter ses émotions. Je sais, c’est parfois difficile quand on a été élevée en mode « sois forte » et « prends sur toi ça va passer ».

Identifier ses besoins

Pourtant, ces émotions sont des indicateurs précieux de besoins non satisfaits. Il est nécessaire de prendre le temps de les comprendre. C’est par moment douloureux et peu agréable. Mais quand vous savez de quoi vous avez besoin pour vous sentir bien professionnellement, vous pouvez vous mettre en action pour aller vers cet objectif (plutôt que de fuire ce qui vous bouffe actuellement).

Savoir de quoi vous avez besoin, c’est aussi mieux définir ses limites. Arrêter de tout accepter, presque en automatique, et apprendre à dire non.

Tout ce travail permettra de libérer la place aujourd’hui occupée par la frustration et le stress de vos besoins non satisfaits. Et de la place, vous en avez besoin pour faire germer et grandir un nouveau projet.

Doper sa confiance en soi

Un des ingrédients principaux de votre sécurité intérieure, c’est votre confiance en vous.

Je le vois chez mes clientes (et je l’ai vécu +++), à force de sur adaptation, de situations stressantes, la confiance en soi se dégonfle doucement. Si on ajoute l’âge à tout çà et la vision des seniors en entreprises, ça n’arrange pas les choses.

Il y a un truc très paradoxal avec la confiance en soi. Très souvent, on attend qu’elle soit là pour agir. Hors, elle ne grandit que dans l’action. Alors mettez en action (les fameux petits pas), allez explorer vos talents, votre créativité. Peu importe les domaines. Prenez conscience et imprégnez-vous de tout ce que vous savez faire, des innombrables ressources que vous avez à votre disposition. Elles seront là pour vous, quoi qu’il arrive et constituent le socle de votre sécurité intérieure.

 

 

Réduire l’inconnu : expérimenter

On a vu au début que la sécurité, c’est ce qui est connu. Notre cerveau s’affole dès qu’il voit arriver une situation nouvelle. Tous les signaux de la peur se déclenchent, c’est physiologique.

Et c’est un très bon indice pour vous, même si on vous a dit que c’était « mal » d’avoir peur quand vous étirez petite !

Encore une fois, cette émotion négative mérite d’être explorée : quand vous aurez identifié ce qui vous fait peur, vous pourrez aller chercher les infos pour rassurer votre cerveau en diminuant la dose d’inconnu.

Comment on fait ça ?

Au lieu de remettre vos idées de changement sous le tapis, sortez les ! Parlez -en avec un maximum de personnes. Même si elles sont floues, pas claires. Plus on vous questionnera sur le sujet, plus vous avancerez. Vous verrez comment vous les portez et comment vous vous sentez pour les défendre.

Expérimentez un maximum de choses. Stages, bénévolat, formation et observez comment vous sentez dans ce nouvel environnement. Si vous ne pouvez pas, pensez à l’enquête métier. Échangez avec des personnes qi font des métiers qui vous inspirent. Quel a été leur parcours ? De quoi vous auriez besoin vous ?

Documentez au maximum votre projet de changement va vous permettre de réduire la quantité d’inconnu. Il arrivera un moment où l’inconnu sera acceptable pour votre confiance en vous et vous changerez.

 

Se laisser du temps et créer un environnement favorable

En fait, vous ne quittez pas vraiment votre sécurité, vous faites diminuer la part d’inconnu. Vous sécurisez pas après pas pour avancer.

Tout cela demande du temps.

Bien souvent, le malêtre de votre quotidien vous pousse à l’urgence. Il faut que ça s’arrête. Vite.

Et l’urgence va avec la peur, parce qu’elle pousse (fort) vers l’inconnu.

La première chose à accepter est qu’il va vous falloir du temps.

Comment faire, quand on n’a plus envie d’aller boulot, là tout de suite maintenant ?

Une des solutions est de changer de regard. Là vous vous dites que je suis bien gentille avec mes conseils, mais bon…. Alors je précise. Une des premières choses est d’acter que c’est fini avec votre job actuel, même si vous ne savez pas quand vous allez partir. Vous pouvez alors entamer le travail de deuil et commencer à vous détacher. Et surtout, vous pouvez utiliser votre quotidien professionnel comme terrain d’expérience pour aller identifier vos besoins non satisfaits, apprendre à dire non, définir vos limites, etc…

Plutôt que de vous désinvestir petit à petit et de vous détester, parce que ce n’est pas votre mode de fonctionnement, essayez des choses nouvelles.

Vous allez partir, donc il y a moins d’enjeu. C’est libérateur et votre bonne élève, accroc au regard des autres, vous lâchera la grappe.

Par exemple : vous manquez de reconnaissance, allez demander du feed-back à votre N+1. Entrainez-vous, et voyez ce qui fonctionne. Cela vous servira toujours.

Commencez à ne plus dire « oui » en automatique et observez ce qui se passe. Testez des techniques pour dire non, mesurez vos progrès.

Demandez à faire évoluer vos missions ou déléguez, pour gagner en plaisir au quotidien.

Bref, trouvez des terrains d’expérience dans votre boulot actuel. Il y a 2 avantages. Cela rendra plus supportable les mois qui vous restent (parfois tellement plu supportable, que vous n’aurez plus envie de partir !). Et cela vous aidera à définir vos besoins et le chier ds charges du prochain projet professionnel.

 

 

Gérer son énergie

Un des ingrédients clé pour réussir à « quitter votre sécurité », c’est votre niveau d’énergie.

Vous avez souvent constaté que plus vous êtes fatiguée, plus vous voyez tout en noir. Rien ne semble possible. Plus ça fait « peur » !

Prendre soin de vous et de votre énergie est une vraie clé de succès pour votre transition professionnelle ou pour n’importe quel projet.

J’ai longtemps maltraité mon corps en lui en demandant toujours plus

Ma bonne cocote se rebelle. Quoi ! Pensez à moi d’abord !! Mais quelle prétention de gamine capricieuse !!!

Et pourtant, que vous soyez entrepreneure en devenir ou salariée, si vous voulez mener à bien un projet vous avez besoin d’énergie (entre autre). Beaucoup d’énergie pour faire décoller votre projet comme pour la fusée. Quelques mégatonnes de poussée au départ, puis, une fois l’orbite atteinte, c’est plus light en énergie.

Donc si votre corps te lâche, le projet est compromis, ou, au moins, retardé.

J’ai du mal avec ça.

J’ai du mal à prendre soin de moi et à être sympa avec mon corps. Encore plus de mal à accepter qu’il ne réponde plus présent tout le temps (vieillir on dit 😉

J’ai la chance d’avoir hérité génétiquement d’un potentiel assez costaud, qui a résisté à tout ce que je lui ai infligé, mais rien ne résiste à l’âge !

Aujourd’hui, j’intègre petit à petit ce paramètre “soin de moi”.

Et vous ?

Il peut être précieux d’avoir votre liste de ce qui vous recharge en énergie. Il y a le corps, mais aussi le mental et le cœur (émotions). Comment vous alimentez ces 3 batteries ? Est-ce que vous vérifiez les niveaux régulièrement ?

Finalement, la question de « comment quitter la sécurité » n’est pas la bonne question. Il s’agit surtout de rendre le chemin pour aller ailleurs le plus sécure possible. Et d’augmenter le niveau de sécurité du pas qui vient, juste là.

 

Françoise Bourgouin - coaching de carrière

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Reconversion : comment surmonter son besoin de sécurité - Françoise Bourgouin coach ed votre carrière après 45 ans
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