Parler de ses défauts en entretien : guide pratique et exemples
Vous avez préparé vos réussites, vos compétences techniques… et soudain le recruteur demande :
« Et vos défauts ? »
Petit moment de solitude, sourire crispé. En vrai, vous avez préparé votre réponse et votre ton hésitant n’est qu’un « jeu ». Mais ce défaut qui arrange, bien emballé, va-t-il est à votre service ? Cette réponse de « bonne élève sera-t-elle un atout pour votre candidature ? Pas sûr !
Pourtant, parler de ses défauts en entretien n’est pas un piège : c’est une opportunité de montrer votre lucidité, votre capacité d’adaptation et votre authenticité. J’en ai également parlé dans cet article et celui-ci.
Pourquoi les recruteurs demandent vos défauts en entretien ?
La question sur les défauts n’est pas là pour vous déstabiliser. Elle permet au recruteur d’évaluer :
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votre capacité d’introspection : savez-vous vous analyser ? Avez-vous une bonne connaissance de vous-même ?
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votre maturité émotionnelle : pouvez-vous nommer vos limites sans vous dévaloriser ?
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votre stratégie d’adaptation : qu’avez-vous mis en place pour progresser ?
Les différentes formes de la question
Si la question dans sa forme directe est de moins en moins posée, ne croyez pas échapper à la demande ! Elle se fera sous une forme ou sous une autre.
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« Citez-moi deux qualités et deux défauts »
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« Si j’appelais votre ancien manager, que dirait-il de vous ? »
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« Racontez un moment où vous avez échoué ou rencontré une difficulté »
Le défaut qui « arrange » : pourquoi c’est une mauvaise réponse
Les réponses bateaux qui sonnent faux
Une des réponses classiques est de trouver un défaut qui n’en est pas vraiment un. un défaut qui fera « plaisir » au recruteur :
« Je suis perfectionniste », « Je travaille trop », « Je suis trop exigeant·e »…
Ces réponses paraissent flatteuses, mais manquent d’authenticité et d’originalité.
Les risques de cette stratégie
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Le recruteur perçoit un manque de sincérité ou de recul
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La réponse est stéréotypée et peu mémorable
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Elle n’apprend rien sur la façon dont vous gérez vos limites
👉 Au lieu de rassurer, le « défaut qui arrange » vous dessert : vous paraissez moins crédible et moins intéressante. Elle peut laisser penser que vous ne vous connaissez pas bien ou que vous n’assumez pas qui vous êtes.
Comment bien parler de ses défauts en entretien
Étape 1 : choisir un vrai défaut professionnel
Sélectionnez un défaut réel mais lié au travail, par exemple :
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tendance à vouloir tout contrôler,
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difficulté à dire non,
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impatience face aux lenteurs,
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manque d’aisance en prise de parole.
Étape 2 : illustrer par un fait concret
Décrivez une situation professionnelle précise :
« Sur le projet X, j’ai pris du retard car j’ai voulu tout gérer moi-même. »
Étape 3 : montrer votre capacité à progresser
Expliquez les actions mises en place :
« J’ai appris à déléguer en identifiant les forces de chacun et en fixant des points d’étape réguliers. »
L’outil pratique pour préparer sa réponse : la méthode DFA
Pour structurer votre préparation, utilisez la fiche DFA :
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D – Défaut choisi : le nommer clairement.
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F – Fait concret : raconter une situation réelle où il s’est manifesté.
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A – Action mise en place : expliquer comment vous l’avez géré et ce que vous en avez tiré.
👉 Exemple :
« Défaut : tendance à tout contrôler.
Fait : sur le projet X, j’ai pris du retard car je n’avais pas réparti les tâches.
Action : j’ai appris à déléguer en m’appuyant sur les forces de chacun et en fixant des points d’étape. »
Transformez vos défauts en alliés
Ce n’est pas le défaut qui est jugé, mais la lucidité avec laquelle vous en parlez et votre capacité à progresser.
En préparant 2-3 exemples avec la méthode DFA, vous serez prêt·e à répondre de manière sincère, crédible et impactante… et à transformer cette question souvent redoutée en atout.
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