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Bilan de compétences salarié : pourquoi en faire un même quand on veut rester ?

Bilan de compétences salarié : pourquoi en faire un même quand on veut rester ?

“J’suis désolée… je crois que je vais rester.”

Elle me dit ça à la fin de son bilan, presque gênée.
Comme si rester, c’était échouer.
Comme si le bilan de compétences n’avait d’intérêt que pour partir.

Cette phrase, je l’ai entendue plusieurs fois.
Et à chaque fois, elle traduit la même chose : une confusion profondément ancrée.
Le bilan de compétences salarié reste trop souvent associé à la reconversion ou à la fuite d’un poste devenu insupportable.
Alors qu’il peut, au contraire, être un formidable levier de lucidité, de confiance et de fidélisation.

(👉 Pour comprendre le fonctionnement global du bilan, découvre mon article “Le bilan de compétences, c’est quoi ?”)

Faire un bilan de compétences salarié : une démarche préventive, pas curative

Dans beaucoup d’entreprises, le réflexe est encore le même : on pense au bilan quand ça ne va plus.
Quand le salarié s’essouffle, doute, n’a plus envie de venir le matin.
Quand la motivation s’effrite et que la confiance s’est déjà abîmée.

Mais faire un bilan de compétences salarié dans ces conditions, c’est souvent trop tard.
L’énergie manque, la lucidité s’émousse, la confiance est déjà fragilisée.

Or, le bilan est avant tout un outil de prévention.
Il permet de faire le point quand tout va encore “à peu près bien” — au moment où l’on a encore la clarté et la disponibilité intérieure pour réfléchir.
C’est un peu comme aller chez le médecin avant d’être malade : rare, mais précieux.

Pourquoi faire un bilan de compétences quand on ne veut pas partir ?

🔹 L’usure du quotidien

Ce n’est pas qu’on déteste son travail.
C’est juste que la flamme s’est un peu éteinte.
On a fait le tour du poste, on connaît tout par cœur, et même si tout se passe bien, on n’apprend plus grand-chose.

🔹 Le manque de reconnaissance

Beaucoup de salariés me confient qu’ils ne se sentent pas reconnus.
Non pas parce qu’ils ne travaillent pas bien, mais parce qu’ils ne savent pas mettre en valeur ce qu’ils font.
Ils ne savent pas “vendre” leurs réussites, ni parler de leurs compétences.
Résultat : leur travail passe inaperçu.
👉 (À lire aussi : Comment renforcer sa confiance en soi au travail)

🔹 Les injonctions à l’épanouissement

Les discours sur le “travail passion” ont laissé croire que rester, c’était se contenter.
Or, on peut aimer son métier sans vouloir tout changer.
Le bilan de compétences salarié aide à remettre les choses à leur juste place : retrouver un équilibre, pas obéir à une injonction.

Faire un bilan, c’est donc avant tout reprendre la main sur son parcours.
Pas pour changer de direction, mais pour redonner du sens à la route qu’on emprunte déjà.

Le bilan comme moteur de confiance et d’action

Quand un salarié entame un bilan, il arrive souvent avec cette phrase :

“Je crois que je veux partir.”

Et c’est très bien ainsi.
Parce que ce projet de départ, souvent, n’est qu’un signal.
Un moyen de dire “quelque chose ne va plus” sans encore savoir quoi.

Le travail du bilan, lui, rouvre le champ des possibles : il aide à comprendre ce qui s’est passé, ce qui fatigue, ce qui inspire encore, et ce qu’on veut préserver.

Au fil des séances, la personne découvre que son avenir professionnel ne se limite pas à un “oui” ou “non” à son poste actuel.
Elle apprend à se poser d’autres questions :
– Qu’est-ce que je veux retrouver ?
– Qu’est-ce que je ne veux plus ?
– Qu’est-ce que je peux transformer ici, maintenant ?

C’est là que la confiance revient, autour de trois piliers.

🟡 1. Conscience de soi

Revenir sur son parcours, c’est se réapproprier son histoire.
Mettre des mots sur ses expériences, ses réussites, ses apprentissages.
Ce travail redonne du poids à ce qu’on a accompli et fait émerger des compétences parfois oubliées.

👉 (Complément utile : à quoi sert un test de personnalité dans un bilan ?)

🟢 2. Bienveillance envers soi

Beaucoup arrivent en se focalisant sur leurs défauts ou leurs manques.
Le bilan leur apprend à changer de regard.
Grâce à des outils comme les tests ou l’enquête 360°, ils découvrent comment les autres perçoivent leurs forces.
Et cette reconnaissance externe agit comme un vrai booster de confiance en soi.

👉 (Pour aller plus loin : Confiance en soi et reconversion professionnelle)

🔵 3. Passage à l’action

Le bilan ne reste pas théorique.
À travers des exercices et des mises en mouvement, la personne définit un cap, se fixe des objectifs, prend des décisions concrètes.
C’est cette mise en action qui redonne de l’élan et consolide la confiance.

Des effets tangibles, même sans changer d’entreprise

Beaucoup de salariés que j’accompagne ne changent pas d’entreprise.
Mais ils changent leur manière d’occuper leur poste.

– L’une a renégocié son salaire après avoir pris conscience de sa valeur.
– Une autre a redéfini ses missions et proposé de nouvelles pistes d’évolution.
– Une troisième a changé sa posture en réunion : elle ose parler de ses résultats, partager ses idées, se rendre visible.

Ces transformations sont parfois discrètes, mais profondes.
Elles ramènent du sens, de la sécurité et de la motivation au quotidien.

Un levier sous-estimé de fidélisation et de bien-être

Du côté des entreprises, le bilan de compétences salarié est encore trop souvent vu comme un tremplin vers la sortie.
Mais c’est tout l’inverse.

Proposer un bilan, c’est :
Reconnaître la valeur d’un collaborateur ;
Lui offrir un temps de réflexion sur sa trajectoire ;
Prévenir la démotivation ;
✅ Et renforcer la fidélisation par une démarche de développement interne.

La clé ?
Bien présenter la démarche.
Un bilan imposé ou mal formulé peut être perçu comme une mise à l’écart.
Mais expliqué avec bienveillance, il devient un signal fort de confiance.

C’est aussi un outil concret de bien-être au travail :
Un salarié qui comprend sa valeur, qui sait ce qu’il veut et qui retrouve du sens dans son poste, est plus serein, plus engagé et plus performant.

Conclusion – “Rester”, c’est aussi choisir

Faire un bilan de compétences salarié sans projet de départ, ce n’est pas une perte de temps.
C’est une démarche de lucidité et de maturité professionnelle.
C’est choisir en conscience où et comment on veut continuer à avancer.

Rester n’a rien d’un renoncement.
C’est parfois le fruit d’un vrai travail sur soi : un repositionnement intérieur, une nouvelle manière d’habiter son poste.

Faire un bilan sans vouloir partir,
c’est simplement vérifier la carte avant de poursuivre le voyage.

Et ça, c’est tout sauf un détour.

Toutes les informations sur le bilan de compétences sont sur cette page.

Je vous propose un premier rdv GRATUIT et sans engagement pour vérifier si c’est bien l’outil qui répond à votre besoin. Mon agenda en ligne est ici.

Valoriser langues et compétences informatique sur votre CV : STOP aux jauges visuelles et graphiques sur les CV

Valoriser langues et compétences informatique sur votre CV : STOP aux jauges visuelles et graphiques sur les CV

On les voit partout ! Jauges visuelles, échelles d’évaluation, ronds, étoiles, cercles… beaucoup de modèles de CV vous en proposent. Si je tape « modèle CV » sur Google Image, vous pouvez être sûr que dans les premiers résultats, il y a un CV avec des jauges. Et, c’est vrai que c’est chouette. Je suis toujours fan de visuels pour mes présentations et tout à fait ok avec le fait qu’une image vaut 1000 mots.

Mais pas pour votre CV !

Vous allez m’objecter que quand on fait un CV senior, on manque de place, car il y a beaucoup de compétences et d’expériences. Alors c’est bien pratique de remplacer une phrase par une jauge. Bah non !

Vous pouvez aussi me dire que c’est plus vite lu, donc que ça va faciliter la tâche du recruteur. Oui, mais non !

En plus, c’est toujours galère de décrire ses compétences en langues ou sur des logiciels. Avec des jauges, c’est plus facile. Bah, non !

Dans cet article, je vais vous exposer les risques que vous prenez à utiliser ces outils sur votre CV. Vous verrez comment ils peuvent même affecter vos chances lors d’un processus de recrutement. Nous verrons également par quoi les remplacer.

1 – Les risques des jauges visuelles sur un CV

Elles sont jolies et esthétiques, elles laissent libre cours à notre créativité, elles font modernes et prennent peu de place. Bref, elles semblent parfaites. Elles, ce sont les jauges visuelles. Mais voici les risques auxquels vous vous exposez en les utilisant sur votre CV.

 

1 – 1 – L’incompréhension

Une jauge va exprimer un pourcentage de maitrise. Elles sont surtout utilisées pour la maitrise des langues et des logiciels / outils informatiques.

Que veut dire 80% en anglais ?

Rien du tout ! ça ne dit pas si vous savez tenir une conversation téléphonique avec un client, si vous avez déjà eu une expérience dans un contexte international, si vous êtes capable d’animer une réunion, etc…

Concrètement, 80% ne donne pas d’indication sur ce que vous savez faire en anglais. C’est la même chose avec Excel ou n’importe quel logiciel. Le recruteur a des besoins spécifiques par rapport au poste à pourvoir. C’est de ces informations dont il a besoin. Si vous maitrisez Excel à 80%, qu’est-ce qui lui dit que ce dont il a besoin n’est pas dans les 20% que vous ignorez ?

 

1 -2 – La mauvaise interprétation des jauges visuelles sur un CV

Nous sommes tous différents et avons tous des référentiels différents. Si je reprends l’exemple d’Excel, vous pouvez trouver qu’une maîtrise à 80%, c’est excellent. De son côté, le recruteur peut se dire qu’il veut du 100% (maitrisé, quoi !). Donc, il ignora votre 80%, qui en réalité, aurait été largement suffisent pour ce dont il a besoin.

 

1 – 3 – La sous-estimation

La bonne cocotte en vous va avoir du mal à mettre 100%. Il y a un risque non négligeable de se sous-estimer. Déjà, parce que plus, on maitrise un outil, plus cela semble semple et moins on lui accorde de valeur. Par ailleurs, si vous êtes plutôt modeste et avez été sacrée Miss humilité 1998, vous n’oserez pas monter la barre du curseur trop haut.

Sans compter le fameux « j’me débrouille » (en allemand, sur Illustrator…). À combien correspond-il sur la jauge ? 60, 75 ou 80% ? C’est très relatif à l’égo de la personne qui le dit.

 

1 – 4 – L’Incapacité des Algorithmes à Lire les Jauges

Dans le contexte actuel du recrutement, une grande partie des premières étapes de filtrage des CV est automatisée grâce aux systèmes de suivi des candidatures (Applicant Tracking Systems, ATS). Ces systèmes sont conçus pour scanner les CV et évaluer les compétences, les expériences et les qualifications des candidats en fonction de mots-clés spécifiques et de critères prédéfinis. Cependant, ils présentent une limite notable : leur incapacité à interpréter correctement les visuels tels que les jauges et les graphiques.

Les ATS convertissent souvent les documents en texte brut pour en extraire les informations pertinentes. Ce processus implique que toute information présentée sous forme graphique, comme les jauges ou les pourcentages, risque d’être complètement ignorée ou mal interprétée. Par exemple, un graphique circulaire ou une jauge indiquant « 75% de maîtrise en anglais » pourrait ne pas être reconnu du tout par l’ATS, ce qui signifie que cette compétence pourrait ne pas être prise en compte lors de l’évaluation du CV.

2 – Alternatives aux jauges pour présenter vos compétences

Bien parler de vos qualités en entretien d’embauche : comment se démarquer des autres candidats ?

Bien parler de vos qualités en entretien d’embauche : comment se démarquer des autres candidats ?

Lors d’un entretien d’embauche, il est courant que les recruteurs vous demandent de parler de vos qualités. Cette question peut sembler simple, mais elle peut s’avérer être un véritable casse-tête pour certaines candidates. En effet, parler de soi et de ses qualités n’est pas facile pour tout le monde. Les raisons peuvent être multiples et se cumuler : la crainte de paraitre arrogante ou prétentieuse, les marqueurs d’une « bonne éducation » ou, tout simplement, le manque de vocabulaire.

Pourtant, cette question est importante et vous êtes sûre qu’elle vous sera posée, sous une forme ou sous une autre lors d’un entretien d’embauche. Elle est à préparer en amont et peut faire la différence avec les autres candidat(e)s. En tant que candidate « senior » (je déteste ce mot, mais bon, c’est celui qui convient;), vous aurez parfois des aprioris idiots à combattre lors de l’entretien (je vous donne des billes dans cet article). Plus vous démontrerez une bonne connaissance de vous-même et de vos modes de fonctionnement, plus vous rassurerez le recruteur.

Dans cet article, nous allons voir :

Pourquoi il est difficile de parler de ses qualités en entretien ?

Quel est l’enjeu derrière cette question des qualités en entretien ?

Comment, concrètement, préparer votre réponse et vous démarquer ?

 

1 – C’est difficile de parler de ses qualités : pourquoi ?

Il peut être difficile pour certaines candidates de parler de leurs qualités lors d’un entretien d’embauche. Pourquoi ? Tout d’abord, cela peut être dû à une question de confiance en soi. Certaines d’entre nous (je me mets dans le lot 😉 peuvent avoir du mal à se valoriser et à parler positivement d’elles-mêmes. Elles ont le sentiment d’être prétentieuses ou arrogantes, bref de se la péter ! Ce qui vient activer tous les programmes de « bonne cocotte » bien élevée que nous avons intégrés depuis notre enfance. Cachez cette qualité que je ne saurai voir !

D’autre part, certaines d’entre vous ne savent tout simplement pas quoi dire. Elles n’ont pas les mots, car elles ont l’impression de ne pas avoir de qualités particulières. À force de faire passer tout un tas de personnes avant elles (enfants, parents, conjoint, collègues….), le manque d’habitude de parler de soi impacte la quantité et la qualité du vocabulaire à leur disposition pour le faire. C’est d’autant plus marqué quand vous êtes dans une situation professionnelle difficile ou maltraitante, qui vous a fait perdre confiance et développer de multiples couches de protection qui enfouissent vos qualités et talents. Vous avez alors le sentiment de ne plus savoir rien faire. Si vous vous reconnaissez dans ces mots, je vous dis tout de suite : 1 – c’est faux et 2 – c’est réparable.

Enfin, il est important de noter que les recruteurs peuvent également poser cette question de manière à tester la capacité d’une candidate à se connaître elle-même. Il s’agit alors d’une question piège qui peut piéger celles qui ne se sont pas suffisamment préparées. Dans tous les cas, répondre à la question des qualités est une étape essentielle pour réussir son entretien d’embauche et décrocher le poste convoité.

2 – Quel est l’enjeu de bien préparer cette question avant votre entretien ?

La question des qualités est une question clé lors d’un entretien d’embauche. En effet, les recruteurs cherchent à évaluer la pertinence de la candidature en termes de compétences, de personnalité et de savoir-être. Bien répondre à cette question permet donc de mettre en avant ses atouts et de convaincre le recruteur que l’on est la meilleure candidate pour le poste et de démontrer que vous avez compris les attentes du poste.

Mais la préparation de cette question va au-delà de la simple réponse à donner lors de l’entretien. En effet, se préparer à cette question permet également de mieux se connaître soi-même et de prendre conscience de ses forces et de ses faiblesses. Et surtout, d’apprendre à en parler.

En outre, bien préparer sa réponse à la question des qualités permet de gagner en confiance en soi et en assurance lors de l’entretien. En ayant une réponse préparée à l’avance, vous éviterez les blocages dans une situation toujours éprouvante émotionnellement. Cela permet également de mieux gérer votre stress et de montrer votre professionnalisme et votre capacité à vous préparer et à vous adapter.

Dans un monde où le changement s’accélère, les compétences techniques (hard skills) se périment de plus en plus rapidement et seront de plus en plus remplacées par de l’IA. Ce sont vos qualités humaines qui vont faire la différence. En tant que senior, l’étape du recrutement est une galère, car vous devez faire face aux aprioris de certains recruteurs.

Enfin, bien préparer sa réponse à la question des qualités peut faire la différence entre deux candidats ayant des compétences similaires. En montrant votre capacité à réfléchir sur vous-même et à présenter vos atouts de manière pertinente et convaincante, vous augmentez les chances de lever les objection liées à votre âge.

 

Le piège de la question sur les qualités en entretien

Le recruteur, qui vous interroge, a en tête les qualités et défauts des collaborateurs en lien avec le poste pour lequel il recrute. Les personnes qui sont déjà dans l’entreprise, dans l’open space et qui ont noué des relations.

La question sur vos qualités vise aussi à savoir comment vous allez vous intégrer dans ces relations existantes.

Prenons un exemple : vous évoquez une qualité, “je suis bien organisée

Le recruteur peut imaginer qu’en situation de stress pour vous, quand cette qualité est poussée à l’excès, elle se transforme en “je suis maniaque, absolument pas flexible”.

Et ce côté “maniaque”, dont vous n’avez pas parlé, on est d’accord, peut être une allergie forte chez votre futur N+1 par exemple.

Du coup, cette belle qualité, que vous êtes fière d’annoncer, et bien, elle peut devenir le truc qui va bloquer le recruteur. Arghhh…

Donc, quand vous préparez votre entretien, posez-vous la question de ce que devient votre qualité quand elle est dans son excès. Et ensuite, ce que vous pouvez mettre en œuvre comme autre qualité pour tempérer cet excès.

Si je reprends mon exemple, ma qualité “organisée” peut se transformer en “maniaque” quand je suis en stress. Par ailleurs, je suis “tolérante”.

Décryptage : je ne pourris pas la vie de toute mon équipe avec ma maniaquerie quand je suis en stress, car j’accepte que l’autre soit différent de moi. Et c’est ok. Par contre, ma gestion de projet est tip-top grâce à mon organisation.

Et là, il est très intéressant, lors de votre réponse au recruteur, de présenter ces 2 qualités en expliquant comment elles se complètent. Vous démontrez ainsi une bonne connaissance de votre fonctionnement, ce qui est rassurant pour la personne qui veut vous recruter.

Vous voyez que la préparation des qualités est aussi importante que celle de défauts !

3 – Comment travailler sur vos qualités en amont d’un entretien de recrutement.

 

 

En étant accompagnée

Par un.e professionnel.le

Si vous êtes dans une phase de questionnement sur votre avenir professionnel et que vous avez besoin de retrouver de la clarté et de la confiance en vous, le bilan de compétences peut être un outil très pertinent. Dans la phase 2 du bilan, phase d’investigation, vous allez travailler sur vous et faire remonter en conscience vos qualités, talents et points de vigilance. En exploitant les résultats du test de personnalité, vous travaillerez sur la mise en lumière de vos ressources personnelles.

Le miroir tendu par le consultant ou le coach permet de vous réapproprier tout ce que vous avez perdu de vue et d’apprendre à en parler avec le vocabulaire approprié. L’accompagnement (bilan ou coaching) est particulièrement pertinent quand vous êtes dans une situation professionnelle difficile et que vous avez le sentiment de ne plus savoir rien faire. Il est difficile de faire le chemin seule. Le consultant ou le coach sont là pour vous offrir un environnement sécurisé et bienveillant, et également, une méthode et des outils de travail.

 

Par un.e ami.e ou des collègues

Pour recenser vos qualités, vous pouvez interroger les personnes qui vous connaissent : proches, collègues ou relations plus lointaines. Il est intéressant dans ce cas d’interroger des relations de travail, mais aussi d’autres personnes. Vous verrez s’il y a un écart dans les réponses. Si l’écart est important, c’est que vous êtes dans un rôle quand vous allez travailler et que vous portez un masque : peut être une première explication à votre malaise actuel.

Voici des exemples de questions que vous pouvez utiliser (à adapter en fonction de vos interlocuteurs) :

– Comment m’avez-vous connu(e) ?
– C’était comment, de travailler avec moi ?
– Quelles sont mes 3 principaux talents ?
– Quel est le point sur lequel j’aurais besoin de m’améliorer ?

Demandez-leur de vous répondre par écrit, ils seront plus à l’aise qu’en face à face et pourront prendre le temps de la réflexion. Ensuite, prenez un temps pour exploiter les retours. Je vous invite à les noter, pas seulement à les lire, mais les écrire pour les ancrer.

Qu’avez-vous envie de garder pour préparer votre entretien de recrutement ? 

Vous pouvez ensuite échanger à l’oral avec l’un ou l’une d’entre eux pour approfondir le sujet et enrichir votre vocabulaire « qualité ». C’est aussi le moment d’interroger votre interlocuteur sur ce que devient votre qualité quand elle est poussée à l’excès.

 

Seule

Vous pouvez aussi mener cette démarche seule. C’est un bon début, vous verrez ensuite si le besoin d’accompagnement est nécessaire ou pas.

Télécharger une liste de talents et qualités sur le net.

Lister vos activités professionnelles (vous en aurez besoin pour la mise à jour de votre CV). 

Pour chaque ligne d’activité, identifier les talents que vous utilisez. (un indice, plus c’est facile pour vous, plus grand est votre talent !)

Faits la même chose avec vos activités extra professionnelles (n’oublie pas la gestion familiale !)

Exemple :

Activité Qualité
Gestion du projet X organisation, planification, réactivité, animation, anticipation
Relationnel empathie, capacité à fédérer, gestion de conflits

 

Vous pouvez également partir de vos défauts.

On a vu au-dessus qu’il était important de faire le lien entre défaut et qualité pour rassurer notre recruteur. Je conseille souvent à mes clientes de faire la paix avec leurs « défauts ». Vous savez ce truc que vous vous trainez depuis l’école ! Pour ma part, c’est « bordélique » ! Bien souvent, nous mettons une énergie de digue à essayer de corriger de truc qui fait partie de nous et ne changera que très peu. Il est intéressant de voir en quoi c’est aussi une qualité. Pour cela, utiliser Google (ou chat GPT ou tout autre moteur de recherche) et demandez-lui :

qualité de « votre horrible défaut »

Vous obtiendrez tout un champ lexical intéressant et des associations d’idées nouvelles pour parler de vos qualités en entretien de recrutement.

 

En conclusion, il est crucial de bien préparer sa réponse à la question des qualités lors d’un entretien de recrutement. Et ce d’autant plus que vous êtes une candidate senior, ce sont vos qualités humaines qui lèveront les objections liées à l’âge (ça ne fonctionne pas toujours mais ça aide). 

 En identifiant vos véritables qualités et en les présentant de manière concrète et adaptée au poste, vous pouvez montrer aux recruteurs votre valeur ajoutée pour son entreprise et votre unicité.

En utilisant les astuces et techniques de préparation présentées dans cet article, vous vous sentirez plus confiante et mieux préparée pour répondre à cette question. Alors n’hésitez pas à prendre le temps de bien réfléchir à vos qualités, à les préparer et à les présenter avec confiance et assurance lors de vos prochains entretiens de recrutement.

Si vous pensez que ce sera plus facile en étant accompagnée, mon agenda est juste ici pour un rendez-vous de premier contact (gratuit et sans engagement) : https://bit.ly/3bX6rTC

Françoise Bourgouin - coaching de carrière

Vous vous interrogez sur le bilan de compétences ou le coaching, venez m’en parler en rdv exploratoire. Mon agenda vous attend ici. Ce sera un premier pas pour reprendre la main sur votre vie professionnelle.

Vous voulez un premier pas accessible : je vous partage des conseils concrets et des exercices pour guide votre réflexion dans mon livre : "Mieux vivre sa carrière à 50 ans"

Vous pouvez également me suivre sur LinkedIn chaque semaine.

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10 raisons de faire un bilan de compétences

10 raisons de faire un bilan de compétences

Vous entendez parler du bilan de compétences. Une collègue ou votre beau-frère en ont fait un. Vous vous questionnez sur votre futur professionnel. Est-ce que le bilan de compétences est la bonne réponse pour vous aujourd’hui ?

Dans cet article, je partage avec vous 10 bonnes raisons de réaliser un bilan. Mon ambition est de vous donner une vision un peu dépoussiérée de ce dispositif datant de 1991. 

 

1 – Prendre un temps de recul

Un bilan de compétences pour prendre un temps de recul et mieux identifier vos modes de fonctionnement et besoins professionnels. Vous êtes en poste depuis longtemps (10, 15, 20 ans ou plus) et vous ne savez plus trop voir de quoi vous êtes capable. Vous avez envie d’autre chose professionnellement, mais à force d’être le nez dans le guidon, vous ne savez pas dire quoi.

Le bilan est un temps pour VOUS. Il vous permet de vous réapproprier vos compétences et vos savoirs êtres. Vous analysez avec le consultant ce qui est transférable vers d’autres métiers ou postes.

 

2 – Le bilan de compétences booste votre confiance en vous.

La confiance en soi est très fluctuante. L’usure professionnelle, l’ennui, la maltraitance peuvent avoir flingué votre confiance en vous. Et sans un minimum de confiance, impossible d’oser, de tenter de nouvelles expériences et d’avancer.

La bonne nouvelle, c’est que la confiance se cultive et se retrouve, j’en parle dans cet article. Les piliers de la reconstruction d’une confiance en soi forte et puissante sont la conscience de soi et le passage à l’action.

Le bilan de compétences vous aide à restaurer ces 2 piliers. Vous gagnez en connaissance de vous-même : vos forces, vos talents, mais aussi vos points de vigilance et comment en tenir compte pour avancer. Les enquêtes métiers et différentes recherches sont autant de mises en action régulière qui feront regonfler votre confiance.

 

 

3 – Pour préparer et SÉCURISER une transition professionnelle.

Vous voulez changer ou vous y êtes contrainte (licenciement, plan social…). Un changement professionnel est très impactant : vous allez changer de réponse à la question « qu’est-ce que tu fais dans la vie ?  » Même si c’est professionnel, ça vient toucher à votre identité. Donc, normal que ça secoue fort.

Le bilan de compétences vous permet de sécuriser ce changement car vous allez vérifier que le choix que vous faites vous correspond. Vous allez aussi baliser étape par étape et construire votre feuille de route. Le consultant vous partage des ressources et vous accompagne pas à pas à « débroussailler le terrain » comme m’a dit une cliente.

 

 

4 – Changer d’environnement de travail.

Vous ne rêvez pas de changer de métier, mais simplement d’ailler voir ailleurs, de prendre l’air. Parfois, c’est indispensable, car le contexte de votre entreprise devient irrespirable et vient perturber votre santé et/ou votre vie privée.

C’est parfois le cas quand on revient de congé mat’ ou d’un arrêt pour longue maladie. Vous ne trouvez plus votre place et vos priorités ont changé.

Ça peut être aussi lors d’un déménagement : vous suivez votre conjoint.e ou vous voulez construire une nouvelle vie dans une nouvelle région.

Dans tous les cas, ce sont des périodes de transformation personnelle et il est intéressant de se questionner pour évaluer si votre vie professionnelle est toujours en accord avec la femme que vous êtes aujourd’hui. Le bilan de compétences peut vous y aider.

 

5 – Faire émerger un nouveau projet professionnel

Vous aimeriez du renouveau professionnellement, mais vous n’avez pas d’idée. Où allez, quoi faire ? C’est là toute la question. Si vous voulez comprendre ce qui se joue et vous rassurer sur le fait que ce n’est pas vous qui avez un problème, j’en parle dans cet article.

 

 

6 – Faire un bilan de compétences pour évoluer en interne vers plus de responsabilités

Vous avez une opportunité en interne pour un nouveau poste en transversal ou une évolution en termes de responsabilités. Vous êtes très très tentée, mais votre bonne cocotte intérieure se dit que peut-être, vous n’avez pas toutes les compétences ou qualités requises. Un léger manque de confiance quoi !

Comme nous l’avons vu plus haut, faire un bilan de compétences vous permet de booster votre confiance et de mesurer précisément vos ressources pour cette mutation interne. Vous identifierez ce qui vous manque (éventuellement), vous serez préparée pour vos entretiens, vous saurez quelles formations sont nécessaires. Bref, vous serez sûre de faire le bon choix et mieux armée pour le réussir.

 

 

 

7 – Pour valider et sécuriser un projet de création d’entreprise

Vous voulez créer votre activité, mais quitter le salariat est un grand pas, qu’il n’est pas simple de franchir.  Est-ce que je vais en vivre ? Suis-je légitime ? Est-ce que je ne mets pas ma famille en péril ? Suis-je faite pour ça ?

Le bilan de compétences vous permet de poser les bases de votre projet entrepreneurial. Grace aux outils proposés par le consultant, vous pouvez évaluer votre potentiel « entrepreneur ». Vous faites le tri dans tout ce qu’il y a à faire pour y aller étape par étapes et sécuriser votre parcours.

 

 

8 – Pour identifier la formation adaptée à votre projet professionnel

Vous avez une idée, mais vous ne savez pas comment la mettre en œuvre. Le bilan de compétences vous accompagne à évaluer vos compétences transférables et celles qui restent à acquérir. C’est le temps de chercher et de comparer les formations nécessaires et d’étudier leur mode de financement.

 

 

9 – Pour donner du crédit à votre dossier démission reconversion ou à votre candidature à une formation

Votre employeur refuse la rupture conventionnelle (c’est souvent le cas quand vous avez beaucoup d’ancienneté). Vous voulez utiliser le dispositif démission reconversion pour pouvoir toucher l’ARE après votre démission. Le fait d’avoir fait un bilan de compétences donnera du crédit à votre dossier quand il passera en commission. Pour plus d’information sur ce dispositif, c’est ici.

De même si vous voulez faire financer une formation. Les différents organismes de financement seront sensibles au fait que votre choix a été argumenté et construit lors du bilan de compétences.

 

 

10 – Parce que c’est finançable par votre CPF et facilement actionnable

Si vous êtes salarié du privé, vous pouvez mobiliser votre compte formation (Moncompte formation.gouv.fr) facilement, sans même en informer votre employeur. Si vous avez la somme du bilan sur votre compte, vous n’avez rien à payer (à la date où j’écris cet article. Un projet de reste à charge est dans l’air, mais pas encore appliqué).

Si vous êtes demandeur d’emploi, il est important d’informer votre conseiller que vous vous engagez dans un bilan de compétences.

Si vous êtes salarié du public, il est nécessaire de passer par votre employeur.

 

Si vous cochez une ou plusieurs de ces raisons de faire un bilan de compétences, n’hésitez à réserver un rendez-vous exploratoire. Il est gratuit et sans engagement. 30 minutes ensemble (présentiel, visio ou téléphone) pour faire connaissance et évaluer si le bilan de compétences répond bien à votre besoin actuel.

Mon agenda est juste là

Le bilan de compétences, c’est quoi ?

Le bilan de compétences, c’est quoi ?

Le réveil sonne ce lundi et vraiment, vous n’avez pas envie de vous lever. SNOOZE. Les dimanches soir sont déprimants. Vous attendez les week-ends et les vacances. Bref, avec votre job ce n’est plus l’amour fou. Les raisons peuvent être multiples : management dysfonctionnel, injonctions paradoxales, discordances éthiques ou un retour difficile après un arrêt long. Vous n’y trouvez plus votre compte et vous avez envie d’autre chose. Mais quoi ? C’est là toute la question. Vous vous dites qu’il faudrait refaire votre CV et mettre à jour votre profil LinkedIn, mais pour chercher quoi ?

Vous pensez au bilan de compétences, mais vous n’êtes pas sûre. C’est un investissement et vous voulez être sûre avant de vous lancer.

Dans cet article je vous explique :

À quoi sert un bilan de compétences : dans quel cas est-il pertinent ou pas.

Qui peut en bénéficier ?

Comment il se déroule : ce que dit la loi et les 3 étapes.

La durée d’un bilan et le temps que vous devrez y consacrer

Comment financer un bilan de compétences ?

L’accompagnement : qui peut réaliser un bilan et comment choisir la bonne personne ?

Quel est le but d’un bilan de compétences ?

Un bilan de compétences peut être mis en œuvre dans des situations différentes. Le but du bilan est d’analyser vos compétences professionnelles et personnelles et de définir un projet professionnel et éventuellement un projet de formation.

Il peut répondre à 3 types de besoins :

 

La réorientation professionnelle :

Vous voulez changer de voie ou de métier. Vous ne savez pas encore exactement ce qui vous conviendrait. Mais vous voulez explorer d’autres pistes et faire émerger un nouveau projet professionnel qui corresponde à la personne que vous êtes aujourd’hui. Le bilan vous donne des outils et des ressources pour mieux vous connaître et explorer de nouvelles idées réalistes et conformes à vos aspirations.

 

L’évolution professionnelle

Vous souhaitez évoluer au sein de votre entreprise ou en externe vers un poste avec plus de responsabilités. Le bilan vous permet de valider si ce projet de réalisable. Vous faites le point sur vos compétences, vos aspirations et motivations personnelles.

 

Vérifier ou valider un projet professionnel

Vous avez déjà une idée de ce que vous voulez faire ensuite. Mais vous manquez encore de confiance en vous ou vous ne savez pas trop par quel bout prendre cette idée. Parfois, certaines n’en ont parlé à personne avant de débuter leur bilan ! Dans ce cas, le bilan vous permet d’explorer en profondeur votre projet afin de prendre une décision eclairée et sécurisée.

Qui peut bénéficier d’un bilan de compétences ?

Tout le monde, enfin toute personne active professionnellement : salarié du privé, demandeur d’emploi et salarié du public. Les salariés du privé et les demandeurs d’emploi pourront mobiliser leur compte formation directement, les salariés du service public devront passer par leur employeur. Je vous en dis plus dans la partie financement.

Comment se déroule un bilan de compétences ?

Le bilan est une action de formation. Elle est cadrée par les articles R6313-4 à R6313-8 du code du Travail.

Ce dispositif comprend 3 phases :

Phase préliminaire

Cette phase débute dès le rendez-vous exploratoire et se poursuit lors de la première séance du bilan.

Il s’agit, au cours de cette première phase, d’analyser votre demande et votre besoin (le bilan de compétences n’est pas forcément le bon outil en fonction de votre situation ou de votre besoin).

C’est également le temps pour déterminer le format d’accompagnement le plus adapté à votre situation. La réflexion porte à la fois sur le fond, mais aussi sur la forme (visio ou présentiel, rythme des rendez-vous face à face, par exemple)

Cette phase préliminaire permet de définir avec vous les modalités de déroulement du bilan et de répondre à toutes vos interrogations pour que vous soyez sûre que c’est le bon outil et le bon moment pour vous.

Elle se conclut par la définition conjointe de votre objectif et ses indicateurs de mesure. C’est-à-dire avec quoi vous voulez repartir de votre bilan et sur quels critères vous évaluerez votre satisfaction.

Phase d’investigation

La phase d’investigation est la plus longue des trois phases. En fonction de votre besoin, elle va permettre de faire émerger un nouveau projet professionnel ou de valider (ou pas) l’idée que vous avez.

Durant cette phase d’investigation, on commence par s’intéresser à vous avant de faire le point sur vos compétences. Grâce à différents outils (dont les tests de personnalité), vous allez mettre des mots sur vos forces, vos talents et vos points de vigilance. Il est important de commencer par vous, car bien souvent, nous fonctionnons en pilote automatique. Surtout, quand nous sommes dans une situation professionnelle inconfortable. Il est nécessaire d’avoir une vision claire de la personne que vous êtes aujourd’hui, qui n’est pas du tout la même qu’à votre prise de poste.

Lors de cette phase vont émerger de nouvelles idées et pistes que vous travaillerez au travers de recherches et d’enquête métier.

Ensuite, il est nécessaire de travailler sur les compétences pour identifier ce qui est transférable en fonction de votre projet (toujours plus que vous ne pensiez au départ !) et mesurer ce qu’il vous manque pour atteindre votre ou vos objectif.s.

S’il est nécessaire d’acquérir des savoirs nouveaux, le consultant vous accompagne sur la recherche de formation (et les possibilités de financement).

Enfin, en fonction de votre besoin, il peut être nécessaire de retravailler votre CV et/ou votre profil LinkedIn.

Cette phase d’investigation doit vous permettre de sécuriser au maximum votre projet, soit en imaginant des alternatives (plan B), soit en balisant pas par pas le chemin et les ressources nécessaires pour atteindre votre objectif final.

Phase de conclusion

La phase de conclusion est matérialisée par la remise de la synthèse de votre bilan de compétences rédigée par le consultant. Elle vous permet de vous approprier les résultats de votre travail et de mesurer tout ce que vous avez déjà réalisé. C’est important car notre cerveau a toujours tendance à votre ce qu’il reste à faire et oublie, très vite, ce qui a été fait.

Cette conclusion est aussi l’occasion de dresser votre feuille de route pour les mois qui vont suivre le bilan avec les étapes et les ressources pour réussir votre projet professionnel.

À cette occasion un rendez-vous est planifié avec le consultant environ 6 mois après la fin du bilan (entre 3 à 6 mois en fonction de ce qui est pertinent au vu de vos échéances). Cette rencontre permettra d’ajuster votre objectif, si besoin ou de célébrer tout le chemin parcouru. C’est aussi le moment de se projeter vers la suite et voir si les ressources identifiées lors du bilan ont bien été mobilisées.

Remarque importante : la synthèse de votre bilan de compétences vous appartient et ne peut être communiqué à personne sans votre accord. Dans le cas ou c’est votre employeur qui finance le bilan, il n’a pas accès au contenu de la synthèse, sauf si vous décidez de la partager avec lui.

La durée d’un bilan de compétences

La durée d’un bilan de compétence est de 24h maximum. (Plus le nombre d’heures en face à face avec le consultant est important, plus le prix du bilan est élevé, logique).

Les rendez-vous s’étalent sur plusieurs semaines. C’est variable d’une personne à l’autre et en fonction de la disponibilité. Car en dehors des heures de rendez-vous, il faut prévoir un temps de travail personnel : recherches web, enquêtes métiers, tests, recherches formations…. J’évalue ce temps à 2h par semaine a minima.

La durée moyenne totale que je constate avec mes clients.es, c’est environ 3 mois.

Il ne faut pas être trop pressée, car c’est un moment charnière de votre vie professionnelle, où vous allez poser les bases des prochaines années. Il y a des phases d’introspection et de questionnement qui nécessitent de se laisser du temps de “décantation”.

Dans ma pratique, la fréquence des rendez-vous est déterminée conjointement avec le/la client.e. Soit, nous planifions toutes les dates au départ (impératif si le bilan est réalisé sur le temps de travail), soit nous les fixons d’une fois sur l’autre.

Le financement de votre bilan de compétences

Avec votre CPF (compte personnel de formation)

Pour les salariés du privé et les personnes en recherche d’emploi, il est possible de mobiliser directement l’argent disponible sur votre CPF et de vous inscrire en ligne via MonCompteFormation.gouv.fr. Depuis mai 2024, il y a un reste à charge d’environ 100€. Même si votre compte formation (CPF) peut largement couvrir le montant du bilan, vous aurez une participation financière à régler.

Je vous conseille de choisir votre accompagnant avant et c’est lui/elle qui vous donnera le bon lien pour vous inscrire. Sinon, vous verrez qu’il existe pléthore de bilans sur le site et il est impossible de faire un choix à partir de cette liste. Je vous invite aussi à vérifier la somme disponible sur votre compte avant de prendre des rendez-vous avec des consultants.

L’inscription à un bilan de compétences est sécurisée et vous aurez besoin de votre identité numérique La Poste pour cela. C’est un peu long à faire, mais une fois que c’est fait, vous pourrez vous en servir pour bien d’autres choses.

L’inscription en ligne sur Mon Compte Formation implique un délai de rétractation de 14 jours. De ce fait, les rendez-vous avec votre consultant.e ne peuvent pas commencer dès le lendemain, mais seulement 15 jours après.

Pour les personnes en recherche d’emploi, il est possible de s’inscrire directement au bilan via MonCompteFormation.gouv.fr, mais vous devez informer votre conseiller Pôle Emploi au préalable.

Pour les salariés du service public, il est nécessaire de passer par votre employeur pour pouvoir mobiliser votre CPF.

Dans le cadre du plan de développement ou du congé de reclassement

Le bilan de compétences peut être financé par votre employeur. Dans ce cas, une convention est signée entre l’organisme de formation, l’employeur et vous. Le bilan peut se réaliser sur le temps de travail ou en dehors.

Qui choisir pour accompagner votre bilan de compétences ?

Je dirai : qui vous voulez ! Ce qui est important, c’est que ce soit un vrai choix et que vous vous sentiez en confiance avec la personne qui va vous accompagner. Ce moment du bilan est une période de fragilité et de transformation. Même si on y évoque des problématiques professionnelles, c’est souvent très intime et personnel.

C’est comme un achat important, il ne vous viendrait pas à l’idée de ne visiter qu’une seule maison !

Il est donc nécessaire de rencontrer plusieurs consultants avant de faire votre choix. Le feeling, le parcours de vie du consultant, l’expérience, les avis des précédents bénéficiaires, etc… sont autant d’indications qui vont vous aider à choisir. Les premiers rendez-vous sont gratuits, alors n’hésitez pas à en demander plusieurs

Pourquoi se faire accompagner par un.e coach ?

Le bon projet, il n’y a que vous qui pouvez le déterminer. Si vous faites un copier-coller du projet de quelqu’un d’autre, si vous empruntez un chemin tracé par un conseiller, si vous choisissez en fonction de critères extérieurs, il y a toutes les chances que vous retombiez face aux mêmes insatisfactions dans quelque temps.

Un bilan de compétence ne devrait pas être un simple questionnaire auquel répondre.

Avec un coach, vous serez accompagnée pour faire émerger le bon projet pour VOUS. Sa posture bienveillante et neutre vous laissera de la place pour développer vos idées.

C’est une opportunité de partir de vous et non pas simplement de vos compétences (vous ne vous résumez pas à vos compétences. D’autant plus, si votre job actuel n’est pas issu d’un réel choix).

C’est parfois confrontant, mais c’est une façon efficace de s’engager et d’avancer. Le bilan est également un partage d’outils, qui vous rendront ensuite autonome dans la mise en œuvre de votre projet.

Le bilan de compétences est un “vieux” dispositif (il date de 1991). Mais cela ne veut pas dire qu’il est obsolète ! C’est un outil très puissant qui permet de prendre un temps de recul, un temps pour vous (ce n’est pas si souvent).

En dehors d’un nouveau projet professionnel, il vous amènera de la clarté et de la confiance.

Si vous avez encore des doutes, vous trouverez dans cet article, 10 bonnes raisons d’entreprendre la belle aventure du bilan de compétences.

Vous trouverez ici les avis de mes clients

Si vous pensez que c’est le bon moment pour vous ou si vous ne savez pas trop, venez m’en parler, mon agenda est juste là : https://bit.ly/3bX6rTC

Tout savoir sur le bilan de compétences - Françoise Bourgouin - coach et consultante en bilan de compétences - #coachingcarriere #bilandecompetences #reconversion #transitionprofessionnelle
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A quoi sert un test de personnalité dans une transition professionnelle ?

A quoi sert un test de personnalité dans une transition professionnelle ?

Vous avez de changement professionnel ? Comment un test de personnalité peut-il vous aider ?

Peu importe l’importance de ce changement : évolution en interne, changement d’entreprise, nouveau métier, création de votre activité. Vous allez devoir mener une réflexion sur vos besoins, vos envies et vos modes de fonctionnement pour sécuriser au mieux cette transition professionnelle. L’idée n’est pas d’aller ailleurs juste parce que l’herbe semble plus verte, mais de savoir ce que ça va changer (en mieux) pour nous. Si vous ne savez pas par où commencer, j’en parle dans cet article.

Pour prendre la décision de changer de job, il est important de bien se connaitre, pour évaluer ce que ce changement va avoir de positif. Le.s test.s de personnalité peuvent vous aider à vous décrypter et à mieux comprendre vos modes de fonctionnement.

Dans cet article, nous verrons :

Les aprioris vis-à-vis des tests de personnalité

J’ai longtemps été allergique au principe de test de personnalité. Et ce pour 2 grandes raisons.

1 Je les associais (à tort) à quelque chose de pas sérieux.

Plus de l’ordre du jeu dans un magazine sur la plage l’été. Ou comme l’horoscope du journal (j’ai beaucoup d’intérêt pou l’astrologie, qui est une science complexe, mais pas celui de la radio le matin !)

À partir de cette vision, je ne pouvais pas accorder de valeurs à leur résultat.

Aujourd’hui, je travaille plusieurs tests dans le cadre de mes accompagnements et j’ai pu mesurer à quel point les résultats sont proches de la réalité de chacune de mes clientes.

2 – L’idée de me ranger dans une case, de m’attribuer une étiquette, ne m’emballait pas.

J’étais agacée par l’idée d’avoir une étiquette ou une catégorie. Ce classement réveille chez moi la “bonne élève”, avec tous ses schémas de pensée un peu pourris : L’élitisme et la comparaison.

C’est quoi la meilleure catégorie ?

Est-ce que la mienne est mieux ou moins bien que celle du voisin ?

Avec l’idée qu’il y aurait des modèles “mieux” que d’autres. Et forcement, arrive juste derrière, le regard de l’autre : que va-t-on penser de ce résultat ?

Aujourd’hui, alors que je me sers de ces tests très régulièrement, je n’ai plus du tout cette vision.

À quoi sert un test de personnalité dans une reconversion professionnelle ?

1 – À mettre des mots – enrichir votre vocabulaire pour vous décrire

Quand on sort d’une situation professionnelle difficile ou, tout simplement, quand on est une femme qui a fait passer tout le monde avant elle depuis des années, il est parfois quasi impossible de parler de soi, de se trouver des qualités.

Moins on parle d’un sujet, moins on a de mots pour le décrire. Et moins on a de mots, moins on est précis et nuancé dans la description.

Dans le cadre d’une reconversion ou d’une transition professionnelle, vous allez devoir parler de vous. À un futur employeur, à un banquier, à un responsable de formation. Plus vous serez pertinente et intéressante, plus vous donnerez envie et vous obtiendrez d’opportunités qui vous correspondent.

Le test de personnalité va mettre des mots sur vous, vos fonctionnements, vos talents, vos points de vigilance. Il fournit une base de travail pour gagner en connaissance de vous-même et, par conséquent, en confiance en vous.

2 – Le résultat d’un test de personnalité n’est pas magique

Même s’ils sont sérieux, les résultats du test ne sont pas la vérité absolue sur vous. Déjà, parce que si vous le refaites dans 2 jours, il y aura de petites différences (en fonction de votre humeur et de votre énergie du moment).

Vous avez le droit de ne pas être d’accord avec tout. Au contraire, c’est cela qui est intéressant. Quand j’accompagne mes clientes, le test est un véritable matériau que nous travaillons ensemble. C’est en le commentant, en nuançant, en affinant, en questionnant, en illustrant les résultats proposés, qu’elles renouent avec qui elles sont.

Se reconnecter à ses qualités et ses talents pour en avoir pleinement conscience. C’est plus facile quand c’est le test qui le dit au départ. Ça fait moins prétentieuse ! Cela enrichit le vocabulaire pour en parler.

Identifier et décrire en détail les points de vigilance, les pièges qui s’activent régulièrement : plus vous les connaitrez et saurez dans quelles circonstances ils se déclenchent, plus vous pourrez mettre en place de stratégies pour les éviter. Ce sera aussi un critère de choix de votre futur projet professionnel, parce qu’on est bien d’accord, que vous ne voulez pas reproduire ce qui ne vous convient pas aujourd’hui !

3 – Un outil pour votre CV et vos entretiens de recrutement

Toutes ces informations sur vous vont vous servir pour rédiger votre CV (les fameuses soft skills) et parler de vous en entretien.

À la fameuse question des qualités/défauts, vous pourrez fournir une réponse plus fine, plus intéressante. Vous montrerez une bonne connaissance de vous-même au recruteur, ce qui donne plus confiance qu’un copier-coller d’un article de blog sur la préparation de l’entretien !

Une liste de tests de personnalité

Voici une sélection de tests (gratuits pour certains) qui peuvent vous éclairer.

  • Gallup Strenghtfinder – le top 5 pour identifier ses talents (payant) . L’interface est en anglais, mais le test est en français.

 

Maintenant à vous de jouer. Chaque résultat comporte une formation qui peut vous aider dans votre connaissance de vous-même. Il est plus facile d’exploiter les données au cours d’un échange avec une copine ou votre coach. Le questionnement de l’autre vous permettra d’affiner et de nuancer le résultat.

Je vous conseille aussi de rechercher des exemples dans votre quotidien ou votre vie pro passée pour illustrer les propositions du test.

Françoise Bourgouin - coaching de carrière

Vous vous interrogez sur le bilan de compétences ou le coaching, venez m’en parler en rdv exploratoire. Mon agenda vous attend ici. Ce sera un premier pas pour reprendre la main sur votre vie professionnelle.

Vous voulez un premier pas accessible : je vous partage des conseils concrets et des exercices pour guide votre réflexion dans mon livre : "Mieux vivre sa carrière à 50 ans"

Vous pouvez également me suivre sur LinkedIn chaque semaine.

Comment utiliser les tests de personnalité au service de votre transition professionnelle- Françoise Bourgouin -Coaching carrière, bilans de compétences - #coaching #bilandecompétences #femmes 45ans
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