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« Je ne sais pas me vendre » : et si ce n’était pas le vrai problème ?

« Je ne sais pas me vendre » : et si ce n’était pas le vrai problème ?

Ne pas savoir se vendre :  il y a des phrases que j’entends toutes les semaines. En coaching. En rendez-vous préalable pour un bilan de compétences.

« Je ne sais pas me vendre » est celle qui revient le plus souvent. Cette difficulté à ne pas savoir se vendre n’a souvent rien à voir avec une incapacité réelle : elle révèle surtout un manque de clarté, de vocabulaire professionnel ou de confiance en soi.

Et si on commençait par rassurer tout le monde :
👉 Personne n’a envie de se vendre.
Et ce n’est pas un problème.

Vous n’êtes pas un produit, vous n’êtes pas une brochure commerciale, vous n’êtes pas une publicité à optimiser.
Parler de vous, ce n’est pas vous “mettre sur le marché”, c’est dire ce que vous faites, comment vous le faites, et ce que cela apporte.

Le véritable enjeu, ce n’est donc pas la “vente de soi”.
C’est la capacité à se présenter clairement dans un monde professionnel où l’on attend souvent des réponses simples à des parcours… qui ne le sont pas.

Dans cet article, nous allons plonger sous la surface.
Parce que derrière « je ne sais pas me vendre », il y a en réalité autre chose :
– du doute,
– un rapport compliqué à la visibilité,
– un manque de vocabulaire professionnel,
– ou encore la peur de se tromper en parlant de soi.

Et c’est normal.
Bonne nouvelle : ça se travaille.

Je vous propose de :
– comprendre pourquoi parler de soi est si difficile,
– identifier les causes profondes (manque de clarté, syndrome d’imposteur, parcours éclaté…),
– explorer des solutions concrètes pour mieux présenter sa valeur professionnelle, sans jamais avoir l’impression de se “vendre”.

 

1. Pourquoi a-t-on l’impression de ne pas savoir se vendre ?

Difficulté à parler de soi : un apprentissage rarement enseigné

Beaucoup de personnes pensent ne pas savoir se vendre alors qu’elles n’ont simplement jamais appris à mettre des mots sur ce qu’elles apportent réellement. Soyons honnêtes : qui a déjà reçu une formation intitulée “Comment parler de vos forces en toute simplicité” ?
Personne.

On apprend à travailler, à être rigoureux, à respecter les délais…
Mais parler de soi ?
Nulle part dans le programme.

Résultat :
– on minimise,
– on banalise,
– on dit que c’est “normal”,
– ou qu’on “fait juste son travail”.

Pourtant, ce qui est normal pour vous ne l’est pas forcément pour les autres. Il est important de prendre conscience que ce que vous faites « facilement » a de la valeur.


Manque d’habitude à nommer ses compétences professionnelles

Le sentiment de ne pas savoir se vendre est souvent alimenté par un manque d’habitude à nommer ses compétences ou par la peur d’être trop visible. Beaucoup de personnes travaillent très bien… mais n’ont jamais eu besoin d’expliquer comment elles travaillent.
Elles le “font” naturellement.

Mais dès qu’il faut décrire :
– les compétences utilisées,
– les méthodes appliquées,
– ou la valeur créée…
c’est le trou noir.

Nommer ses compétences demande du recul — et une certaine objectivité.
Deux choses rarement évidentes quand il s’agit de soi-même. Pour vos valeurs et qualités personnelles je vous recommande ces deux articles : valeurs, test de personnalité.


Sentiment d’illégitimité se cache derrière ne pas savoir se vendre

Le syndrome de l’imposteur, le fameux.
L’un des mots-clés les plus recherchés sur Google… et l’un des blocages les plus fréquents sur le terrain.

Il se manifeste par des phrases comme :
– « Ce que je fais n’a rien d’extraordinaire. »
– « D’autres font mieux. »
– « Ce n’est pas assez pour le mettre en avant. »

En réalité, le syndrome de l’imposteur ne parle pas de compétence.
Il parle de perception de soi.


Peur d’être visible ou de prendre sa place

Vous voulez être reconnue… mais vous avez peur d’être jugée.
Vous voulez qu’on voie votre travail… mais vous craignez qu’on voie vos failles.

La visibilité amène son lot d’inconfort.
Mais c’est aussi ce qui permet d’être repérée, choisie, identifiée.


Confusion entre “parler de soi” et “se vanter”

Beaucoup de personnes rejettent l’idée de parler d’elles car elles associent cela à :
– se mettre en avant,
– se gonfler,
– se survendre,
– “faire le paon”.

Alors qu’en réalité, parler de soi peut être une démarche humble, factuelle, équilibrée.
Il s’agit simplement d’expliquer ce que vous apportez, pas de réciter vos décorations militaires. Allez jeter un coup d’oeil à cet article sur les qualités.


Offre peu claire : le vrai obstacle à la présentation

Quand votre activité, votre rôle ou votre proposition de valeur n’est pas claire pour vous-même…
comment pourrait-elle l’être pour les autres ?

Le flou interne crée le flou externe.
Et l’impression de “ne pas savoir se vendre” explose.


Parcours professionnel perçu comme “éparpillé”

Les personnes aux parcours atypiques pensent souvent que leur histoire ne “tient pas la route”.
Elles voient des ruptures là où, bien souvent, il y a une cohérence profonde. C’est la même chose pour ceux qui n’ont pas fait d’études. Comme s’il y avait une marque « à vie », alors qu’avec 25 ou 30 ans d’expérience, ce qui a été appris à l’école compte pour presque rien (la plupart du temps, c’est obsolète).

Reconnecter les points, c’est révéler son fil rouge.
Et cela transforme radicalement la manière de se présenter.

 

 

2. Comment parler de soi sans se “vendre” ?

Changer de vocabulaire pour changer de posture

Apprendre à se présenter clairement est plus simple qu’il n’y paraît, même lorsque l’on pense ne pas savoir se vendre.

Essayez simplement :
– Remplacez “me vendre” par “me présenter”.
– Remplacez “me mettre en avant” par “clarifier ce que j’apporte”.

Cela change tout.
La pression disparaît, la posture s’ouvre.


Parler d’apports plutôt que de qualités

Ne dites pas :
« Je suis organisée. »
Dites plutôt :
« J’ai mis en place un système qui a réduit les erreurs de 20 %. »

Ne dites pas :
« Je suis créative. »
Dites :
« J’ai conçu un nouveau format qui a doublé la participation. »

Vous ne vous vendez pas.
Vous illustrez ce que vous créez.


S’appuyer sur le feedback professionnel

Demander un retour à :
– des collègues,
– des responsables,
– des clients,
– des partenaires…

… ouvre un champ immense d’informations que vous ne voyez pas.
Un peu comme des angles morts qu’il suffit d’éclairer.

C’est souvent un moment émouvant — et toujours instructif.


Tenir un journal de réussites

Les petites victoires oubliées.
Les projets menés.
Les problèmes résolus.
Les commentaires positifs.

Ce “journal de bord” devient une mine d’or au moment de se présenter.


Construire une phrase claire pour présenter son activité

Si vous ne pouvez pas expliquer en 15–20 secondes ce que vous faites… ce n’est pas mûr.

Une phrase simple vaut mille discours compliqués.


Tester un pitch simple et imparfait

Le pitch parfait n’existe pas.
Le pitch utile, oui.
Il évolue, s’ajuste, se rode.

Ne cherchez pas la perfection : cherchez la clarté.


Se faire accompagner pour clarifier sa valeur

Nous ne voyons jamais clairement :
– nos forces,
– nos talents,
– nos singularités.

Un regard extérieur neutre permet de structurer, nommer, expliquer.
C’est normal d’en avoir besoin.


3. Conclusion : se présenter n’est pas se vendre

La phrase « Je ne sais pas me vendre » n’est pas un constat.
C’est un signal.

Ce signal dit peut-être :
– “Je ne me vois pas clairement.”
– “Je ne sais pas comment expliquer ce que j’apporte.”
– “J’ai peur d’être vue.”
– “Je ne sais pas nommer mes compétences.”

Rassurez-vous : tout cela se travaille.
Pas pour devenir un as du marketing personnel, mais pour vous permettre d’exprimer votre valeur, simplement et avec justesse.

Parce que vous n’avez rien à vendre.
Vous avez tout à décrire.

Pour aller plus loin, plusieurs études mettent en lumière ces mécanismes, notamment les travaux de l’Université Laval sur le syndrome de l’imposteur ou encore les analyses de l’APEC concernant la valorisation des compétences

Françoise Bourgouin - coaching de carrière

Vous vous interrogez sur le bilan de compétences ou le coaching, venez m’en parler en rdv exploratoire. Mon agenda vous attend ici. Ce sera un premier pas pour reprendre la main sur votre vie professionnelle.

Vous voulez un premier pas accessible : je vous partage des conseils concrets et des exercices pour guide votre réflexion dans mon livre : "Mieux vivre sa carrière à 50 ans"

Vous pouvez également me suivre sur LinkedIn chaque semaine.

ne pas savoir se vendre – causes et solutions - françoise bourgouin - coaching et bilan de compétences
Phrase d’accroche CV : 5 étapes clés pour rédiger un profil percutant (avec exemples)

Phrase d’accroche CV : 5 étapes clés pour rédiger un profil percutant (avec exemples)

L’accroche de CV est parfois oubliée et, souvent, un casse-tête. Lorsqu’on se lance dans une reconversion professionnelle, une question revient souvent : comment me présenter efficacement dans mon CV, alors que je ne postule pas à un poste précis ? Ou bien, quand je veux changer de voie professionnelle.

L’accroche de CV est un élément souvent sous-estimé… et pourtant décisif. C’est souvent ce qui est lu en premier (quand c’est un humain qui lit !) et en quelques lignes, elle peut donner envie à un recruteur ou à un contact de réseau d’en savoir plus sur vous, même si votre parcours ne semble pas « classique ».

Voici un guide pas à pas — avec des exemples concrets — pour rédiger une accroche claire, sincère et convaincante, même sans cible précise en tête.

Pourquoi l’accroche de CV est-elle si importante en reconversion ?

Parce qu’en reconversion, votre CV ne « parle » pas de lui-même. Le fil rouge n’est pas toujours évident, surtout si vos expériences passées semblent éloignées de votre nouveau projet.

L’accroche permet de :

  • Donner du sens à votre transition professionnelle ;

  • Mettre en valeur vos compétences transférables ;

  • Exprimer vos aspirations, vos moteurs, vos valeurs ;

  • Créer un lien entre votre passé et votre futur.

En résumé : elle rassure. Elle oriente. Et elle donne envie d’aller plus loin dans la lecture. Rappelons que le seul objectif de votre CV est de vous faire accéder à un entretien. Il doit donner envie au lecteur de vous rencontrer en personne (ou en visio). L’accroche joue un rôle important dans ce processus.

Les 5 étapes pour construire une accroche de CV percutante

1. Clarifiez votre projet professionnel dans votre accroche de CV

Même si vous ne connaissez pas encore le poste exact, vous avez sûrement une direction, un univers, une intention.

Posez-vous ces questions :

  • Quel est le domaine qui m’attire aujourd’hui ?

  • Quelle posture ou type de contribution je souhaite avoir ?

  • Dans quel environnement je veux évoluer ?

Exemple :

« Après 10 ans dans la gestion d’équipe en logistique, je souhaite orienter ma carrière vers le secteur associatif, afin de mettre mes compétences au service de projets à impact social. »

2. Mettez en avant vos compétences transférables

Vous n’avez peut-être pas encore d’expérience dans votre futur domaine, mais vous avez déjà beaucoup de savoir-faire… souvent très utiles ailleurs.

Astuce : pensez en verbes d’action. Quelles compétences pouvez-vous mettre en mouvement dans votre prochaine activité ?

Exemple :

« Organiser, coordonner, fluidifier les échanges : ces compétences acquises dans l’industrie me permettent aujourd’hui de contribuer efficacement à des projets de formation ou d’accompagnement. »

3. Valorisez votre démarche de reconversion

Assumez-la ! Elle est souvent perçue comme une preuve de courage, de prise de recul, de motivation. Une bonne accroche de CV n’élude pas la reconversion, elle l’explique brièvement et positivement.

 Mieux : montrez qu’elle est réfléchie, alignée, et que vous avez déjà engagé des actions concrètes (formation, VAE, bilan de compétences…).

Exemple :

« Après un bilan de compétences, j’ai choisi de me former à la médiation professionnelle pour accompagner les dynamiques de changement en entreprise. »

4. Faites ressortir vos valeurs et motivations dans votre accroche de CV

L’accroche est aussi là pour faire ressentir qui vous êtes. Vos motivations, vos convictions, vos envies profondes ont leur place ici — en restant pro, évidemment. Cela vous permet de créer une connexion avec votre lecteur. Si besoin, allez lire cet article sur les valeurs : il vous permettra de clarifier et de nommer ce qui compte pour vous en ce moment.

Exemple :

« Je cherche aujourd’hui à rejoindre une structure où l’écoute, l’utilité sociale et le travail collectif sont au cœur du projet. »

5. Soyez claire, concise et engageante

Votre accroche doit tenir en 3 à 5 lignes. C’est un texte court, mais impactant. Évitez :

  • les phrases floues (« je cherche un nouveau souffle »),

  • les banalités (« je suis dynamique et motivée »),

  • les justifications trop longues.

Votre accroche de CV doit être directe, bien formulée, et adaptée au lecteur que vous visez (recruteur, contact réseau, RH…).

Exemples d’accroches de CV pour profils en reconversion

🎯 Exemple d’accroche de CV : de secrétaire à assistante sociale

« Forte d’une expérience de 12 ans en secrétariat médical, j’ai entamé une reconversion vers l’accompagnement social. Empathique, rigoureuse, j’aspire à mettre mes compétences relationnelles au service des publics en difficulté. »

🧑‍🏫 Exemple d’accroche de CV : de professeure à formatrice pour adultes

« Enseignante en lycée pendant 15 ans, je me spécialise désormais dans la formation pour adultes, avec une approche basée sur la pédagogie active, l’écoute et l’autonomisation. »

💼 Exemple d’accroche de CV : d’assistante de direction à entrepreneure bien-être

« Après une carrière riche en gestion et coordination au sein de PME, je me lance aujourd’hui dans l’entrepreneuriat pour créer des ateliers bien-être à destination des femmes actives. »

Outil bonus : un modèle Notion pour vous guider

Vous ne savez pas par où commencer ? Je vous propose un outil pas à pas, à compléter directement en ligne, pour vous aider à rédiger votre accroche en toute autonomie.

👉 Accéder au modèle Notion 

Ce modèle contient :

  • Des questions guidées pour faire émerger votre message,

  • Des espaces de rédaction,

  • Des exemples pour vous inspirer,

  • Une structure à recopier dans votre CV une fois prêt·e.

Conclusion

Une bonne accroche de CV, c’est un peu comme une poignée de main avant l’entretien : elle crée un premier contact, donne une impression, pose un cadre.

Elle ne résout pas tout, mais elle ouvre la porte. Et en reconversion, c’est déjà beaucoup.

Alors… que souhaitez-vous faire passer, vous, en 4 lignes ?

Pourquoi former ses salariés aux premiers secours en santé mentale ?

Pourquoi former ses salariés aux premiers secours en santé mentale ?

Premiers secours en santé mentale : ces mots évoquent une démarche encore méconnue, mais essentielle dans nos entreprises. En 2025, la santé mentale a été déclarée grande cause nationale. Une reconnaissance importante, car les chiffres sont alarmants : une enquête récente¹ révèle que 36 % des salariés se sentent proches du burn-out, et près d’un salarié sur cinq a déjà pris un congé maladie pour des raisons psychologiques. Cela impacte toutes les entreprises, tous les niveaux dans l’entreprise et tous les domaines d’activité.

Si tout le monde est conscient qu’il faut faire quelque chose. QUOI FAIRE ? reste la question. La santé mentale est un sujet complexe, entourée de beaucoup de croyances, préjugés et appréhensions.

L’une des solutions les plus concrètes est de former les salariés aux premiers secours en santé mentale (PSSM).

Certains vous diront que c’est un effet de mode ! Pas si sûr. Dans un article du Monde d’aout 2024, le lien est clairement fait de l’impact économique du déclin de la santé mentale sur les entreprises.

Il est évident pour tous aujourd’hui de former ses salariés aux premiers secours en santé physique (SST). Par ailleurs, l’article L 4121-1 du Code du travail indique que l’employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs

Alors comment s’occuper de cette santé mentale ? 

En sensibilisant et en outillant les employés, on peut prévenir bien des crises, améliorer l’atmosphère de travail et montrer que chaque collaborateur est valorisé pour ce qu’il est, pas seulement pour ce qu’il produit.

Pourquoi former ses salariés aux premiers secours en santé mentale est essentiel ?

Santé mentale au travail : les chiffres qui inquiètent

La santé mentale n’est plus une problématique marginale. En France, près de 50 % des jours d’arrêt maladie sont directement liés à des troubles psychologiques comme l’anxiété³, la dépression ou le burn-out. Le stress chronique, à lui seul, coûte des milliards d’euros aux entreprises chaque année à cause de l’absentéisme, du turnover et de la baisse de productivité.

En clair, ignorer la santé mentale, c’est ignorer un problème qui affecte autant les individus que la performance globale de l’entreprise.

Lever le tabou sur la santé mentale en entreprise

Malgré l’ampleur du problème, beaucoup de salariés n’osent toujours pas demander de l’aide. Pourquoi ? La peur du jugement, du stigmate, ou d’être perçus comme « faibles ». Notamment chez les managers.  La santé mentale renvoie encore souvent aux « problèmes » de la personne. Ce n’est pas une affaire qui a sa place dans l’entreprise. Ce silence est particulièrement dommageable : des troubles qui pourraient être gérés tôt deviennent souvent des crises majeures faute d’intervention.

Former ses salariés aux premiers secours en santé mentale aide à changer cette dynamique. En créant un environnement où chacun se sent en sécurité pour parler, l’entreprise contribue à briser les tabous et à normaliser ces discussions essentielles.

Un enjeu collectif pour la santé mentale au travail

La santé mentale n’est pas seulement l’affaire des RH ou de la médecine du travail. Tout le monde est concerné : dirigeants, managers, collègues, équipes. Pourquoi ? Parce qu’un employé en détresse affecte naturellement son entourage. Créer une culture où chacun sait reconnaître les signaux d’alarme et intervenir peut transformer un lieu de travail en une véritable communauté d’entraide.

Les bénéfices des premiers secours en santé mentale pour l’entreprise et les salariés

Formation PSSM : mieux gérer les crises

L’un des principaux atouts des premiers secours en santé mentale est la capacité à agir avant que la situation ne devienne critique. Quand un salarié montre des signes de détresse – isolement, irritabilité, fatigue extrême –, une intervention rapide peut faire toute la différence.

Il n’est pas question de résoudre le problème ou de poser un diagnostic, mais simplement de reconnaître les signes, d’écouter avec bienveillance, sans jugement et d’orienter la personne vers des ressources adaptées (comme un médecin ou un psychologue).

Renforcer l’engagement des salariés grâce à une formation premiers secours en santé mentale

Montrer que l’on prend soin de ses collaborateurs au-delà de leur productivité, c’est envoyer un message puissant : « Nous tenons à vous, en tant qu’individus. » Résultat ? Les employés se sentent valorisés, respectés, et donc plus investis dans leur travail. Ce sentiment de soutien peut également réduire le turnover, un avantage non négligeable dans un marché de l’emploi compétitif.

Bien-être au travail : cultiver une atmosphère bienveillante

Imaginez une équipe où chacun se sent écouté et soutenu. Cela ne favorise pas seulement le bien-être individuel, mais aussi le travail collectif. Les tensions diminuent, la communication s’améliore, et l’ensemble de l’équipe en bénéficie. C’est l’effet boule de neige : un petit changement peut avoir des répercussions positives sur tout le système.

Que contient une formation PSSM ?

Une formation aux premiers secours en santé mentale vise à donner aux salariés les outils nécessaires pour mieux comprendre et gérer les situations liées à la santé mentale au travail.

Voici les quatre piliers essentiels de cette formation :

Acquérir des savoirs de base concernant les troubles de santé mentale

Cette étape permet de mieux comprendre les causes, les symptômes et les impacts possibles de ces troubles sur la vie quotidienne et professionnelle. Mieux comprendre permet d’en avoir moins peur et d’oser aller vers les personnes qui en souffrent.

Mieux appréhender les différents types de crises en santé mentale

Là encore, la position du secouriste n’est pas de soigner, la formation aide à identifier ces situations, à réagir rapidement et à adopter une posture adaptée pour protéger la personne concernée et les autres.

Développer des compétences relationnelles

L’un des objectifs clés est d’apprendre à interagir de manière bienveillante avec une personne en détresse :

  • Écouter sans jugement : Adopter une posture d’écoute active et respectueuse.
  • Rassurer et apaiser : Offrir un soutien immédiat pour réduire l’anxiété ou la peur.
  • Donner une information adaptée : Savoir orienter la personne vers des professionnels ou des ressources appropriées, comme la médecine du travail ou des associations spécialisées.

Mieux faire face aux comportements agressifs

Certaines crises peuvent s’accompagner de comportements agressifs ou menaçants. Une meilleure compréhension de ce qui se joue pour la personne permet au secouriste d’avoir des outils pour analyser et comprendre ces réactions afin de les gérer de manière constructive.

Le retour sur investissement (ROI) des formations premiers secours santé mentale en entreprise

Réduction de l’absentéisme grâce aux premiers secours en santé mentale

Une prise en charge précoce des troubles psychiques et une orientation du salarié vers des professionnels adaptés doit pouvoir diminuer les arrêts longs. 

Valorisation de la marque employeur avec des actions en faveur de la santé mentale

Les entreprises qui prennent soin de la santé mentale de leurs employés se différencient dans un marché du travail de plus en plus exigeant. Cela attire non seulement des talents, mais fidélise aussi ceux déjà présents.

Redonner du sens 

Les participants à une formation PSSM acquièrent des compétences qui ne se limitent pas au cadre professionnel. Savoir reconnaître les signes de détresse et pouvoir aider un collègue, un ami ou un membre de la famille donne un véritable sens à leur rôle.

  • Ce sentiment d’utilité et d’impact dépasse la sphère professionnelle, augmentant la satisfaction personnelle et professionnelle.
  • Plus les collaborateurs perçoivent que leur travail peut améliorer la vie des autres, plus ils sont motivés à donner le meilleur d’eux-mêmes.

Renforcer l’engagement individuel

Une formation PSSM montre aux employés que leur bien-être est une priorité pour l’entreprise, pas juste leur performance. Ce geste de reconnaissance stimule leur engagement.

  • Les salariés sentent qu’ils ne sont pas de simples rouages, mais des individus dont la santé et les besoins sont pris en compte.
  • Un employé qui se sent respecté et soutenu a naturellement plus envie de contribuer positivement à l’équipe.

Conclusion : investir dans la santé mentale, un pari gagnant.

Former ses salariés aux premiers secours en santé mentale, c’est bien plus qu’une mesure symbolique. C’est un investissement dans l’humain, dans la cohésion des équipes et dans la performance globale de l’entreprise.

Et si vous faisiez de la santé mentale une priorité, dès aujourd’hui ? Non seulement vous contribuerez à un meilleur climat de travail, mais vous enverrez aussi un message fort : ici, nous prenons soin des autres, et donc de nous-mêmes.

Formatrice accréditée par PSSM France , j’organise régulièrement des sessions de formation à Troyes. Si vous voulez une formation en interne, n’hésitez pas à me contacter. Toutes les informations sont ici.

¹36 % des salariés se sentent proches du burn-out : Selon une étude du cabinet Empreinte Humaine réalisée en 2023 avec OpinionWay, 34 % des salariés français seraient en burn-out, dont 13 % en burn-out qualifié de « sévère », soit plus de 2,5 millions de personnes. Source

²Près d’un salarié sur cinq a déjà pris un congé maladie pour des raisons psychologiques: Les troubles liés à la santé mentale constituent la première cause d’absentéisme (22 % des arrêts maladie) et le coût engendré par les problèmes liés à la santé mentale s’élève à 3 000 € par an et par collaborateur. Source Forbes

³L’impact économique du déclin de la santé mentale sur les entreprises françaises ne peut plus être ignoré. Le Monde (08/2024)

Refaire son CV à 50 ans : Les 10 étapes pour un CV percutant

Refaire son CV à 50 ans : Les 10 étapes pour un CV percutant

On le connaît bien, ce moment où notre job ne nous convient plus vraiment, et où l’idée de refaire son CV devient tentante. Le besoin de FAIRE quelque chose pour que ça change, de reprendre la main sur sa vie professionnelle.

Mais avant de foncer sur cette étape, est-ce vraiment la première chose à faire ? Un CV, ce n’est pas juste un document de présentation : c’est un outil stratégique. Pour qu’il fonctionne, il faut avant tout savoir où on veut aller.

Alors, si refaire votre CV vous tente, mais que vous ne savez pas par où commencer, je vous partage des pistes concrètes dans cet article. De l’inventaire de vos compétences à l’écriture d’une accroche qui capte l’attention, voici les 10 étapes pour un CV qui sort du lot et qui va droit au but.

1. Pourquoi refaire son CV n’est pas forcément la première étape

 

Un CV n’a qu’un seul objectif : décrocher un entretien. Ce n’est pas un résumé exhaustif de votre vie professionnelle, mais un outil qui doit attirer l’attention du recruteur et lui donner envie d’en savoir plus, donc de vous rencontrer. Pour que cela fonctionne, votre CV doit respecter deux règles (a minima) :

  • Répondre à un besoin précis (le poste, les expériences, les compétences, etc.) : celui du recruteur, qu’il a exprimé avec ses mots et son référentiel d’entreprise.
  • Faciliter la vie du recruteur : mots-clés, structure fluide et présentation agréable afin qu’il trouve tout de suite en quoi vous collez avec son poste à pourvoir.

Si vous retravaillez votre CV sans savoir précisément quel poste vous visez, vous risquez de produire un document “passe-partout” qui ne retiendra pas l’attention. Et un CV sans direction précise, c’est comme un GPS sans destination : vous n’arriverez pas au bon endroit.

Donc, on attend avant de retravailler son CV ?

Damned, Non !

Vous pouvez agir, mais pas juste remettre une ligne et changer la police de caractère de votre vieux CV.

Je vous propose de mener une démarche de préparation et de collecte d’informations qui vous permettra, quand vous saurez quel poste vous visez ou quand vous verrez une offre qui vous plait, d’adapter rapidement votre CV pour qu’il réponde parfaitement à la demande.

1 candidature = 1 CV

Oui, je sais, c’est beaucoup d’énergie.

Pourquoi actualiser son CV pour postuler efficacement ?

Pour répondre aux 2 règles de tout à l’heure.

Le recruteur (ou son robot préféré) a en tête des mots clés, son jargon à lui. S’il ne les retrouve pas sur votre CV, celui-ci risque d’atterrir dans la pile des « NON ». Celle des « Nous sommes au regret de vous informer que nous ne donnerons pas suite à votre candidature.« 

Il est donc important de les repérer dans l’annonce, ces mots clés, et de les mettre dans votre CV.

Par ailleurs, à 50 ans, votre expérience est conséquente (si, si ! ), il va être nécessaire de faire du tri dans toutes vos ressources pour présenter celles qui sont en rapport avec le poste visé.

C’est pourquoi, se lancer bille en tête dans une retotoche cosmétique de votre CV a toutes les chances d’amener des résultats très décevants. Et vous n’avez pas besoin de ça en ce moment.

Je vous propose de prendre un peu plus de temps, mais ce travail vous amènera plus de clarté et de confiance.

Clarté : c’est l’occasion de faire du tri dans ce que vous aimez faire

Confiance : rebalayer toute sa carrière permet de vous remplir à nouveau de toutes vos réalisations.

Se lancer, bille en tête, dans une retotoche cosmétique de votre CV a toutes les chances d’amener des résultats très décevants !

3. Lister ses compétences : la base de données pour refaire son CV

Un bon CV met en avant des compétences précises et ciblées. Reprenez vos différents postes et listez sur Excel ou tout autre outil (je suis fan de Notion) vos compétences acquises. Si vous les avez, aidez-vous de vos fiches de poste (vous avez au moins la dernière). Vous pouvez aussi utiliser les fiches métier de France Travail : elles sont très bien faites et vous aideront à être exhaustive (je vous connais, vous allez en oublier).

Comment organiser cette liste ?

Dans votre fichier Excel ou dossier CV, créez les pages suivantes : compétences, réalisations, qualités personnelles, outils et logiciels, langues, formations.

Commencez par remplir la zone compétences. Vous pouvez repenser à des missions dont vous êtes fière et rechercher les compétences associées. Dans la colonne suivante, attribuez un grand domaine à chacune de ces compétences : RH, communication, commercial, ADV, management…

Cela vous aidera à regrouper des compétences issues d’expériences différentes, si vous vous décidez pour un CV par compétences par la suite.

Cette liste vous servira de base pour adapter votre CV aux différents postes que vous ciblez. Prenez le temps de la remplir. Multipliez les sources d’inspiration. En complément des fiches de postes et des fiches métiers de France Travail, vous pouvez aller flâner sur les offres d’emploi (pour des postes analogues au vôtre). L’objectif est d’enrichir au maximum la formulation de vos compétences et de trouver un contenu qui vous rende fière. 

S’il y a longtemps que vous n’avez pas cherché de boulot, ce travail vous permettra de vous familiariser avec les termes à la mode et de les glisser dans votre CV. Dans le recrutement comme partout, il y a des tendances. En les respectant, vous lèverez déjà une partie de l’objection « senior = pas adaptable ». 

4. Valorisez vos réalisations : Sortez les chiffres !

 

Les recruteurs apprécient les CV concrets. Les chiffres donnent de la crédibilité et montrent que vous apportez une vraie valeur ajoutée. Ils permettent aussi de dimensionner votre maitrise et le niveau de confiance qu’on vous a accordé par le passé.

Par exemple :

Responsable des achats – ce n’est pas la même responsabilité entre un budget de 50k€ et un de 10 M€.

Sur de l’accueil téléphonique : il y a une différence entre 10 à 15 appels / jour et 150 appels entrants / jour.

Comment chiffrer vos réalisations pour mettre à jour son CV ?

Pour chaque poste, trouvez au moins une réalisation marquante, et surtout, quantifiez-la. Quelques exemples :

  • Budget géré : « Supervision d’un budget annuel de 200K€ pour des projets de développement produit. »
  • Résultats : « Augmentation du chiffre d’affaires de +20% grâce à une nouvelle stratégie de communication. »
  • Clients fidélisés : « Fidélisation de 50 clients clés, contribuant à réduire le taux de désabonnement de 10%. »
  • Effectif de votre équipe
  • Gains ou économies réalisés
  • Nombre de visiteurs sur un salon

Ces données font ressortir vos succès et donnent envie au recruteur d’en savoir plus.

5. Les outils et logiciels : mentionnez-les précisément pour améliorer son CV

On doit retrouver sur votre CV les logiciels et outils que vous maîtrisez, en allant au-delà des généralités comme “bonne maîtrise d’Excel”.

Comment en parler pour refaire son CV ?

Pour ce qui concerne le Pack Office, il est attendu que vous ayez une maîtrise a minima. Donc inutile de détailler Word, Excel ou Powerpoint, sauf si vous avez une compétence spécifique.

Exemple pour Excel : Création de macros, automatisation de rapports mensuels et analyse de bases de données volumineuses. »

De cette manière, vous démontrez une utilisation concrète et avancée de l’outil, ce qui intéressera bien plus le recruteur. Là encore, il est important d’évaluer la pertinence par rapport au poste.

6. Les langues : pourquoi éviter les jauges ?

Les jauges pour indiquer le niveau de langue sont certes jolies, mais aussi peu claires. Elles ne donnent aucune information concrète sur vos compétences linguistiques. Elles peuvent induire en erreur un recruteur. J’en ai parlé ici. 80% peut être super pour vous et insuffisant pour le lecteur. C’est une question de perception, donc très imprécis et variable.

Que faire à la place des jauges quand on refait son CV ?

Détaillez vos capacités linguistiques avec des exemples concrets. Par exemple :

  • « Anglais : capable de négocier, de rédiger des rapports techniques, et de diriger des réunions internationales. »
  • « Espagnol : rédaction de contenus marketing et échanges réguliers avec les clients hispanophones. »

Si vous avez un certificat officiel comme le TOEIC ou le Cambridge, mentionnez-le, mais seulement s’il est récent.

7. Identifier ses qualités personnelles (soft skills)

Les fameuses “soft skills” : c’est ce qui va faire que vous allez vous intégrer dans une nouvelle équipe. Elles intéressent les recruteurs.

Comment les identifier sans heurter votre humilité légendaire et paraître trop prétentieuse ?

  • Le bilan de compétences : une partie de l’investigation du bilan va porter sur vous et vos points forts. Non seulement, il permet de mettre en valeur vos qualités, mais aussi de changer de regard sur vos « défauts ».
  • Demander à votre entourage professionnel : c’est également un exercice que je propose en bilan, mais vous pouvez le réaliser seule. Demandez à vos collègues, N+1 ou collaborateurs les qualités et points de vigilance qu’ils voient chez vous.
  • Tests de personnalité : l’avantage des tests, c’est qu’ils vous donnent de la matière et du vocabulaire pour parler de vous.

Comment faire ressortir vos soft skills avec l’IA ?

On retrouve régulièrement les mêmes qualités sur les CV : rigoureuse, dynamique, organisée.

Essayez d’avoir une formulation un peu différente sur, au moins, une des 3 ou 4 soft skills que vous allez faire apparaitre sur votre CV. Un mot moins usuel attirera l’attention du recruteur. Allez piocher dans les sites de synonymes ou dans le champ lexical proche. Pour cela, l’IA est votre amie.

Utilisez Chat GPT ou l’outil de votre choix et demandez-lui :

« Je veux décrire mes qualités personnelles en utilisant un vocabulaire plus riche de d’habitude. On commence avec le mot “rigoureuse” Propose-moi 10 synonymes en 1 seul mot et à connotation positive”

Puis demandez-lui 10 de plus pour enrichir votre vocabulaire et votre choix : « continue en élargissant le champ lexical autour de la rigueur. Propose moi 10 mots (1 seul mot par ligne)« 

Pour conclure, demandez-lui des mots un peu foufous : « je veux une liste de 10 mots un peu fous et surprenants sur le même thème. Toujours à connotation positive« .

Vous voilà à la tête de tout un jargon allant de « méticuleuse », à « virtuose » ou « Ninja » pour dire autrement “ je suis rigoureuse” et capter l’attention de votre lecteur. À vous de choisir celui qui vous ressemble le plus.

8. Les formations 

N’oubliez pas la formation continue quand vous refaites votre CV ! En tant que « senior » (je n’aime pas ce terme, mais il est consacré), on peut (va ?) vous suspecter de ne pas être adaptable et un peu périmée. Pour combattre ce préjugé, rien de mieux que de montrer que vous vous êtes formée régulièrement. Si ce n’est pas le cas, réfléchissez aux sujets sur lesquels vous pourriez demander une formation à votre boss.

Votre formation initiale : si, comme moi, elle remonte au siècle dernier, mettez le dernier diplôme, le plus important (de toute façon, il est quasi obsolète, mais, en France, on aime bien les diplômes !). Inutile de mentionner votre bac (sauf si c’est votre dernier diplôme), même si vous êtes toujours aussi fière de votre mention Très Bien !

La formation continue : vous vous êtes formées sur un logiciel, sur des techniques de gestion de projet, le management, la gestion des conflits, vous êtes secouriste… DITES-LE ! 

 

9. Soignez la mise en forme avec des outils modernes

Il existe des modèles en ligne partout. À vous de choisir ce qui vous ressemble : minimaliste, coloré, original, créatif… Comme partout, il y a des modes. La mise en forme parlera de vous autant que le contenu. Ce n’est pas parce que vous avez 50 ans que votre CV doit « faire vieille ».

Oubliez Word !  Avec l’expérience que vous avez, il faut tout ranger au millimètre pour que ça tienne sur une page. Avec Word, c’est une galère sans nom. Utilisez un outil avec lequel vous pouvez avoir des blocs de textes qui se déplacent facilement.

Les outils comme Canva proposent des modèles faciles à utiliser et à personnaliser. 

ATTENTION : ce n’est pas parce que vous avez trouvé un modèle en ligne sur un site sérieux, que ce CV est bien fait et/ou adapté à vous. Sur Canva, on trouve beaucoup de modèles CV avec la formation en premier. Il est beaucoup plus pertinent de mettre les compétences ou l’expérience en début et de positionner la formation de bas de CV. 

Quelques règles de mise en page pour refaire son CV

Un CV soigné respecte quelques règles de base :

  • Deux couleurs maximum : restez sobre.
  • Deux polices maximum : pour une lecture agréable.
  • Structure fluide : votre CV doit être facile à lire pour un recruteur qui y passe quelques secondes seulement.

Un bon design est une première impression qui joue en votre faveur. Les informations importantes (les fameux mots clés de l’annonce) doivent ressortir.

10. Le choix du format : Chronologique ou par compétences ?

Le format de votre CV dépendra de votre parcours professionnel et de votre objectif actuel.

  • CV chronologique : j’entends par là un CV avec l’enchainement chrono de vos expériences et, pour chacune, les compétences et réalisations marquantes. Il est pertinent si vous restez dans le même domaine d’activité. Mettez en avant vos expériences les plus récentes. Tout ce qui a plus de 15/20 ans, peut se limiter à 1 ligne avec l’intitulé du poste, l’entreprise et les dates.
  • CV par compétences : Ce format est utile pour une reconversion. Il permet de mettre en avant les compétences transversales en lien avec le poste. Dans ce cas, allez piocher dans la liste de vos compétences du #3 et regroupez les par grand domaine en fonction du poste visé.

Quel que soit le format choisi, veillez à ce qu’il reste structuré et clair pour le lecteur.

11. L’accroche : La touche finale

Votre accroche doit être rédigée en dernier, car elle synthétise qui vous êtes et ce que vous voulez en quelques lignes.  À chaque poste, elle peut être adaptée pour valoriser les compétences et les motivations associées au poste. Elle est cruciale puisque c’est le premier élément que lit le recruteur. Elle porte bien son nom et doit « accrocher » l’attention du lecteur. Alors pas de phrase bateau lue 1000 fois ou copiée sur le net. Prenez le temps de faire une accroche qui vous ressemble. Vous trouverez une approche pratique et un guide pour la rédiger dans cet article.

L’accroche comprend 2 parties (qui peuvent se mêler) :

qui vous êtes : expériences, compétences, qualifications pour le poste visé.

ce que vous voulez : votre intérêt  pour le poste, votre objectif professionnel, votre motivation, ce qui vous anime…

Comment écrire une accroche percutante avec l’IA ?

Là encore, si vous manquez d’inspiration, utiliser l’intelligence artificielle. Attention, ne recopiez pas texto ce qu’elle vous donne, mais dialoguez avec elle pour vous inspirer. Nourrissez-la avec le travail que vous venez de réaliser : vos compétences, vos réalisations, vos soft skills. Puis demandez-lui de rédiger une accroche de 3 lignes pour candidater à un poste de « xxxx ». Vous pouvez également lui donner le contenu de l’offre d’emploi et lui demander d’utiliser les mots clés de cette offre dans votre accroche. En fonction de l’offre à laquelle vous répondez, n’hésitez pas à mettre en avant une réalisation pertinente dans votre accroche.

 

Conclusion : Un CV qui reflète votre projet, pas seulement votre parcours

Refaire son CV, c’est bien plus qu’une simple mise à jour. C’est une réflexion sur soi, sur ses compétences et sur ses ambitions. Le CV doit refléter votre projet professionnel et montrer, non seulement, ce que vous avez fait, mais aussi ce que vous pouvez apporter dans un nouveau contexte.

En prenant le temps de clarifier votre projet, d’identifier vos compétences clés et d’ajouter des réalisations concrètes et quantifiées, vous construirez un CV percutant et adapté à votre cible. Ce temps est aussi important pour regonfler votre confiance en vous.

Prête à montrer au recruteur la personne unique que vous êtes ?

Je n’ai pas abordé la rubrique « centre d’intérêt » ou « Loisirs ». À 50 ans, il est difficile de tout faire tenir sur une page, bien souvent, il n’y a pas de place pour cette rubrique. Vous pouvez bien sûr la rajouter, à une seule condition, qu’elle apporte une valeur ajoutée. Qu’elle parle de vous. Si c’est pour dire que vous aimez bien lire ou aller vous balader, aucun intérêt. Si vous êtes experte/ultra-fan et incollable sur James Elroy ou que vous avez fait Compostelle, c’est différent. 

Pour finir, j’ai aussi parlé de CV dans cet article.

Vous vous sentez un peu perdue ? Demandez de l’aide ! Je sais qu’on n’aime pas ça, ce n’est pas dans nos options, mais c’est parfois nécessaire. Un accompagnement sur la refonte de votre CV permet d’avoir un regard extérieur. 

 

 

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CV par compétences

Format paysage original

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CV par compétences

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CV chronologique

Françoise Bourgouin - coaching de carrière

Vous vous interrogez sur le bilan de compétences ou le coaching, venez m’en parler en rdv exploratoire. Mon agenda vous attend ici. Ce sera un premier pas pour reprendre la main sur votre vie professionnelle.

Vous voulez un premier pas accessible : je vous partage des conseils concrets et des exercices pour guide votre réflexion dans mon livre : "Mieux vivre sa carrière à 50 ans"

Vous pouvez également me suivre sur LinkedIn chaque semaine.

Besoin de reconnaissance : améliorez votre communication au travail

Besoin de reconnaissance : améliorez votre communication au travail

Vous pouvez agir sur le manque de reconnaissance que vous ressentez en travaillant votre communication au travail. Vous vous interrogez sur votre job et vous sentez en perte de sens ? Mais partir et recommencer ailleurs vous fait peur. Et puis, vous n’êtes pas si mal dans votre entreprise. C’est juste qu’avec le temps la relation s’est un peu usée et abimée. Vous manquez de reconnaissance.

Ces difficultés sont souvent le symptôme d’un manque de clarté sur ce que nous attendons de notre travail et sur ce dont nous avons besoin pour y être sereine. La réponse n’est pas toujours de tout changer et d’aller voir ailleurs (heureusement !). La solution peut reposer sur une amélioration de votre communication au travail.

Dans cet article, nous explorerons :

En démantelant les idées reçues, notamment celle selon laquelle parler de soi serait prétentieux, cet article vise à vous équiper des outils nécessaires pour améliorer votre communication interpersonnelle, et par conséquent, votre satisfaction au travail.

1 – L’utilité d’une communication au travail efficace

 

Pourquoi communiquer efficacement ?

 

La théorie

La communication efficace est le pilier sur lequel repose la réussite individuelle et collective au sein de toute entreprise. Elle permet non seulement d’assurer que tous les membres de l’équipe sont alignés sur les objectifs communs, mais aussi de créer un environnement où chacun se sent entendu, respecté et valorisé. Dans un cadre professionnel, cela se traduit par une meilleure collaboration, une augmentation de la productivité et une atmosphère générale plus positive.

Ça, c’est la théorie ! L’idéal.

 

Votre réalité

En vrai, votre chef n’a pas trop de temps (comme vous d’ailleurs). Alors, il s’occupe surtout de ce qui pose problème, des gens qui posent problème ou qui ne font par leur boulot correctement. Ce n’est pas votre cas, donc il ne s’occupe pas de vous, ou a minima. Vos points hebdo sautent souvent. Le point positif, c’est qu’il/elle vous fait confiance. Le point négatif, c’est qu’il/elle ne sait pas ce que vous faites. Ça roule, donc il/elle ne mesure pas la charge et l’importance de ce que vous réalisez. Il n’y a pas de mauvaise intention, simplement un quotidien bien chargé et stressant.

C’est là que le besoin en communication sur votre travail devient vital ! Je le constate avec beaucoup de mes clientes qui sont très investies dans leur job et qui manquent de reconnaissance. À chaque fois, c’est parce qu’elles ne savent pas parler de ce qu’elles font. Elles n’y pensent pas ou elles n’osent pas.

Loin de moi l’idée de vous jeter la pierre et de rajouter une couche : « en plus, tu sais pas communiquer« ! Non. Ne sortez pas le fouet tout de suite. C’est la responsabilité de votre N+1 de savoir ce que vous faites et d’avoir du temps pour vous. Mais, c’est très souvent, cette partie de son rôle de manager qui passe à la trappe.

Alors, si vous voulez faire bouger les choses dans votre boulot, vous sentir plus reconnue et épanouie, c’est à vous de prendre les choses en main.

 

Démystifier la communication de ses besoins personnels

 

Parler de ses besoins personnels et professionnels, ce n’est pas être prétentieuse. Ne dites pas le contraire, je sais que vous y avez pensé ! On ne vous demande pas de vous mettre en avant tout le temps, ni de marcher sur les autres, ni de devenir une personne que vous n’êtes pas. 

Il s’agit de rendre visible ce que vous faites professionnellement afin d’en obtenir la reconnaissance que vous méritez. Cette démarche nécessite, de votre part, d’être au clair avec ce dont vous avez besoin (c’est là que ça devient intéressant). C’est aussi une façon de limiter les frustrations liées à des attentes non satisfaites. Nous fonctionnons tous différemment, mais nous attendons toujours de l’autre qu’il fonctionne comme nous. C’est un peu caricatural, mais souvent le cas. Si vous n’exprimez pas ce dont vous avez besoin, votre interlocuteur ne peut pas deviner. D’autant plus, quand ses besoins à lui sont différents des vôtres.

2 – Identifier ses atouts et ses forces

 

Pour bien communiquer, il est nécessaire de maitriser son sujet. Même si, dans ce cas, le sujet, c’est vous, il est important de vérifier que vous avez toutes les données à jour. Parfois, de vieilles croyances héritées de notre famille ou de l’école viennent parasiter une vision claire de nos besoins et fonctionnements.

 

Reconnaissance de ses propres talents pour mieux communiquer au travail

 

L’auto-évaluation est une première étape cruciale pour identifier ses forces. Lors de mes accompagnements, je fais passer des tests de personnalités à la plupart de mes clients·es. L’un de ces tests mesure l’auto-évaluation : la connaissance que la personne a d’elle-même. Je constate que plus le score auto-évaluation est faible, plus la cliente souffre d’un manque de reconnaissance.

Il est donc primordial de travailler sur soi et d’apprendre à reconnaitre ses forces et ses atouts. Des techniques telles que la réflexion introspective, les journaux de bord professionnels et les entretiens annuels (s’ils sont bien faits !) peuvent aider à mettre en lumière les compétences et talents personnels. Vous pouvez utiliser des outils comme les tests de personnalité.  Les feedbacks 360° peuvent également fournir des perspectives extérieures et objectives : il s’agit de demander aux personnes qui travaillent avec vous (ou ont travaillé) ce qu’elles pensent de vous.

Ces outils sont utilisés dans la phase « exploration » d’un bilan de compétences (un bilan ne sert pas uniquement à quitter son job. Il peut aussi permettre d’y rester dans de meilleures conditions).

Le besoin de reconnaissance est trop important pour le déléguer au hasard et à quelqu’un d’autre (manager, conjoint, famille…).

Il est nécessaire que vous sachiez VOUS reconnaitre. C’est-à-dire que vous ayez conscience de vos qualités, de vos points forts et que vous les célébriez régulièrement.

 

Valoriser ses compétences

 

Une fois vos atouts identifiés, vous avez une vision claire de vos qualités personnelles (soft skills) et de vos compétences. Il est alors important de mettre des mots dessus. Comment vous allez parler de votre qualité d’écoute, de votre maitrise de tel logiciel, etc.

Dans ce dossier, quelles ressources avez-vous utilisées pour atteindre votre objectif ? Bien souvent, les choses se font naturellement. Plus on a d’expérience, moins on a conscience de mobiliser des ressources. Le piège, c’est que plus c’est fluide et simple, moins vous accordez de valeur à ce que vous faites.

Il est donc important de passer du temps à identifier ses compétences et à savoir les valoriser : en parler de façon positive. Cette étape est difficile et il est plus efficace de ne pas la mener seule. Un regard extérieur permet de prendre du recul et d’enrichir votre vocabulaire. Reprenez votre fiche de poste, utilisez les fiches métier de France Travail : vous y trouverez des descriptions de compétences et de savoir-faire. Listez tout ce que vous maitrisez. Appropriez-vous ce vocabulaire.

Rappelez-vous que « l’autre n’est pas moi » : ce qui est évident pour vous, ne l’est pas forcément pour votre collègue ou votre n+1.

3 – Communiquer ses forces et s’entraîner

Trouver les bons moments pour parler de soi

 

C’est compliqué. Parler de vous vous met mal à l’aise ? Dites-vous que vous n’avez pas le choix. Et surtout, que c’est comme un muscle : au début, vous aurez des courbatures, mais ensuite, ça ira de mieux en mieux !

Commencer par ce qui est le plus simple pour vous : un point en 1 to 1, une réunion avec quelques collègues que vous connaissez très bien. Au début, il sera important de préparer ce que vous allez dire. Quel message voulez-vous faire passer ? Une difficulté, une réussite, un problème résolu, un besoin … La première fois, cela ne vous semblera pas naturel du tout. Mais persévérez et observez ce qui change.

Un bon tips : lors des réunions, quand l’animateur demande si quelqu’un a quelques chose à rajouter, prenez la parole en premier. Vous vous êtes préparée donc vous êtes prête. Parler en premier permet de se libérer du stress de la prise de parole. Ensuite, vous serez plus à même d’écouter les autres et d’échanger. Vous évitez aussi le risque que votre sujet soit déjà évoqué par un·e autre.

Techniques pour une communication au travail impactante

La communication impactante est essentielle pour tous en entreprise, mais elle peut représenter un défi particulier pour les personnes introverties. Contrairement à une idée reçue, être introvertie ne signifie pas être mauvaise communicante. En fait, les introvertis peuvent exceller dans des contextes de communication précis grâce à leur capacité à écouter et à réfléchir avant de parler. Voici des techniques et des astuces adaptées aux introvertis pour améliorer leur communication au travail :

1. Préparation préalable

Les introvertis gagnent en confiance lorsqu’ils se sentent bien préparés. Avant une réunion ou une présentation, prenez le temps de rassembler vos pensées et de structurer vos idées. Créez un plan ou une ébauche de ce que vous souhaitez communiquer, incluant des points clés et des phrases d’accroche. Cela vous aidera à vous sentir plus sûr de vous et à réduire l’anxiété liée à l’improvisation.

2. Communication écrite

Tirez parti de vos compétences en communication écrite. Les introvertis trouvent souvent plus facile d’exprimer leurs idées et leurs sentiments de manière écrite plutôt qu’orale. Utilisez des e-mails, des mémos, ou même des messageries instantanées pour faire passer vos messages de manière réfléchie et structurée. Cela vous permettra de communiquer à votre rythme et de choisir soigneusement vos mots.

3. Pratique de l’écoute active

L’écoute active est une compétence où beaucoup d’introvertis excellent naturellement. Montrez que vous écoutez vraiment en acquiesçant, en prenant des notes, et en posant des questions pertinentes. Cela non seulement renforce les relations mais permet aussi de mieux comprendre les besoins et les attentes des autres, vous donnant ainsi une base solide pour vos propres réponses et interactions.

4. Utilisation de supports visuels

Lorsque vous devez présenter des informations, appuyez-vous sur des supports visuels tels que des diapositives, des graphiques ou des vidéos. Ces outils peuvent vous aider à transmettre vos idées plus efficacement et offrent un point focal à votre auditoire, réduisant ainsi la pression que vous pourriez ressentir lorsqu’il s’agit de capter l’attention par la parole seule.

5. Réseautage en petits groupes

Le réseautage peut souvent sembler intimidant pour un introverti, surtout dans de grands groupes ou lors d’événements sociaux bruyants. Privilégiez les interactions en petits groupes ou les rencontres individuelles, où vous pouvez établir des connexions plus profondes et plus significatives. Identifier des personnes avec lesquelles vous partagez des intérêts communs peut également rendre ces interactions plus naturelles et moins stressantes.

6. Prise de parole en petit comité

Si parler devant un grand groupe est intimidant, commencez par vous exprimer dans des réunions plus petites ou des groupes de travail. Ces environnements sont souvent moins formels et peuvent vous permettre de vous habituer à partager vos idées sans le trac associé à un large public. Cela peut être une étape intermédiaire rassurante avant de s’attaquer à des présentations plus importantes.

7. Valorisation des temps de réflexion

Les introvertis ont souvent besoin de plus de temps pour traiter les informations et répondre. N’hésitez pas à prendre ce temps lors des discussions. Si une réponse immédiate n’est pas possible, il est tout à fait acceptable de dire quelque chose comme : « Je vais réfléchir à cela et revenir vers vous avec une réponse détaillée. » Cela montre que vous prenez la question au sérieux et que vous fournissez des réponses bien considérées.

 

 

Pour conclure

Apprendre à bien communiquer sur vous est un réel enjeu de bien-être au travail. Même si vous changez de poste ou d’entreprise, il sera important d’informer vos nouveaux collègues et votre nouveau boss de vos besoins et de vos modes de fonctionnement professionnels.

Cette communication au travail passe d’abord par une bonne connaissance de soi. Ensuite, par le bon vocabulaire pour en parler. En améliorant cette compétence de communication , chacun peut, non seulement, améliorer son propre parcours professionnel, mais aussi contribuer positivement à l’environnement de travail collectif.

Comment communiquez-vous sur vous aujourd’hui ?

Quel lien faites-vous avec votre sentiment de manque de reconnaissance ?

Que ce soit avec le bilan de compétences ou en quelques séances de coaching, c’est un sujet sur lequel toutes mes clientes progressent. Et leur bien-être au travail également.

Venez m’en parler, et nous estimerons ensemble quel est votre besoin : le premier RDV est fait pour ça (gratuit, juste du temps pour vous).

Françoise Bourgouin - coaching de carrière

Vous vous interrogez sur le bilan de compétences ou le coaching, venez m’en parler en rdv exploratoire. Mon agenda vous attend ici. Ce sera un premier pas pour reprendre la main sur votre vie professionnelle.

Vous voulez un premier pas accessible : je vous partage des conseils concrets et des exercices pour guide votre réflexion dans mon livre : "Mieux vivre sa carrière à 50 ans"

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Améliorez votre communication au travail - Françoise Bourgouin - coaching professionnel et bilan de compétences
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Comment dépasser son besoin de sécurité financière dans une reconversion professionnelle ?

Comment dépasser son besoin de sécurité financière dans une reconversion professionnelle ?

Vous avez envie de changement professionnel. D’un grand changement. Pas juste le même poste ailleurs ou le poste d’à côté. Non. Autre chose.

Ça fait quelques années que ça vous travaille.

L’idée vient et repart. Mais elle devient de plus en plus insistante. En ce moment, elle pousse fort.

C’est là que vous dégainez votre arme fatale anti reconversion : le risque financier.

La peur de manquer. La mise en péril de votre famille. La précarisation de l’avenir de vos enfants. La potentielle clochardisation associée à votre transition pro. Rien de moins que la fin de votre monde.

J’ai l’air de prendre ça à la légère. 

Mais en fait non.

Cette peur de manquer, ce besoin de sécurité financière high level est souvent un des plus gros frein à la reconversion professionnelle (avec “j’ai pas d’idée”, mais c’est un autre sujet, dont je parle ici).

Chez les femmes, c’est encore plus fort. 

Attention, passage hautement scientifique ! Nous sommes programmées dans chacune de nos cellules pour assurer la survie de l’espèce humaine. Aussi la valeur sécurité est inscrite dans notre ADN. Enfin, dans nos croyances surtout.

Sérieusement, quand on arrive à 50 ans ou presque, on n’a pas envie de se priver de restos, de vacances, de ce qui fait que la vie est sympa. Et on associe, quasi systématiquement, une reconversion à une perte financière potentielle.

Alors comment faire ?

Devons-nous renoncer à une vie pro épanouie ? A une reconversion vers un job qui nous fait envie. 

NON !

Y a-t-il une potion magique pour lutter contre la peur de manquer argent ?

NON !

Ce risque financier brandit en bouclier anti-reconversion repose sur 2 piliers : 

  • des peurs 
  • des croyances sur l’argent 

Et il y a des choses à faire pour ramollir ces peurs et les dégonfler suffisamment pour pouvoir passer à l’action. (Oui je sais, ramollir et dégonfler, c’est moins glamour que la potion magique. Mais plus efficace !)

Nous verrons aussi comment faire évoluer notre relation à l’argent.

1 – Qu’est-ce qui se cache derrière la peur de manquer d’argent ?

 

Le Larousse dit pour “sécurité” : Situation dans laquelle quelqu’un, quelque chose n’est exposé à aucun danger, à aucun risque

“Moi, ma valeur sécurité (sous entendue financière) est high level.” J’ai dit cela, je ne sais combien de fois avant ma reconversion. Une jolie façon de dire : j’ai la trouille et je ne bouge pas !

 La peur est une émotion négative. Mais c’est surtout un signal d’alerte. Ce sentiment de peur alerte sur un besoin qui n’est pas satisfait. Mais lequel ?

     Reconversion : La peur de l’inconnu

    Une reconversion professionnelle, c’est quitter un environnement connu pour aller vers une activité différente, pour l’instant peu connue (en début de projet), parfois assez floue.

    Changer de carrière c’est aussi changer d’identité. Aller vers une nouvelle version de soi même. Plus alignée, plus en accord avec ses valeurs. Mais qui peut faire peur : comment les autres vont accepter cette autre moi ? 

    C’est souvent associé à un saut dans le vide. Et ça, effectivement ça fait peur. 

    Sauf que la transition professionnelle, c’est tout sauf ça.

    C’est un chemin (plus ou moins long et sinueux) vers un nouvel endroit pro. Sur ce chemin, plus vous récoltez d’information, d’éléments factuels, plus vous avez d’échanges au sujet de votre projet de reconversion et plus la part d’inconnu diminue.

    Vous pouvez également vous faire accompagner.  

      Reconversion : La peur de l’échec

      Changer de carrière pour aller vers un job plus épanouissant peut être vécu comme un challenge. 

      En fonction de son histoire scolaire, familiale, professionnelle, la peur de manquer d’argent, de ne pas gagner suffisamment peut être le symptôme d’une peur de l’échec. 

      C’est une forme de procrastination. Une excuse ultra valable pour ne pas agir.

        .

      Travailler sur ses peurs

      Je viens de vous citer 2 peurs “classiques. Mais la vôtre peut être d’un autre ordre, ou la combinaison de plusieurs.  

      Alors il peut être intéressant d’aller bien identifier toutes ses peurs liées au manque d’argent.

      J’ai beaucoup de clientes qui me disent  vouloir changer de vie pro. Et juste derrière arrive le “MAIS” la sécurité financière est hyper importante pour moi.

      La sécurité c’est juste ce qui est connu.

      SECURITE ≄ POSITIF

      Ce n’est pas ce qui est positif (pas uniquement).

      Rappelez vous d’où vient votre envie de changement de vie pro. Cette situation financière “confortable” est-elle si confort à vivre ?

      Quand vous pensez à votre “sécurité financière” associez-lui tous les points négatifs de votre vie pro actuelle. Et pas uniquement votre prime d’intéressement et les chèques déjeuners. 

      Cette “sécurité” c’est aussi au choix :  un management dysfonctionnel, une absence d’évolution, un manque de reconnaissance, une perte de sens, la liste peut être très longue.

      Que ressentez-vous ?

      Explorer votre(vos) peur.s liée.s à ce risque financier

      Prenez une feuille (et oui il faut bosser ?)

      Listez tout ce qui peut vous arriver si vous gagnez moins.

      Ensuite, pour chaque ligne, comment vous pouvez éviter cette situation ou la rendre moins probable, moins impactante ?

      Enfin, si cette situation se produit, comment pallier, qui peut vous aider, quelles ressources vous avez ?

      2 – Faire bouger son rapport à l’argent lors d’une reconversion

      L’argent : des croyances dans tous les sens

      Notre relation à l’argent est régi par des croyances. Elles peuvent être de différents niveaux.

       

      • identitaire  : c’est ce que vous avez hérité de vos parents (votre famille). Est-ce que vous étiez plutôt dans l’abondance ou est-ce que “un sous était un sou” ? Dans quelle relation à l’argent avez-vous été élevée ? Et qu’en gardez-vous ? Un attitude opposée ou  en gros la même chose que vos parents.

       

      •  sociétal : quelle est votre vision des gens riches dans la société? Des requins assoiffés ou des méritants qui ont réussis.

       

      • spirituel : que nous ayons eu une éducation religieuse ou pas, le bon ou le bien est souvent associé à  la pauvreté. Et l’argent, la richesse au mal, à la corruption.

       

      • dignité : la relation à l’argent peut être liée à son estime de soi. A la valeur qu’on s’accorde. La crainte de manquer d’argent dans un projet de reconversion peut être le révélateur d’un manque de confiance en soi.

      Identifier ses croyances personnelles

      Pour faire bouger son rapport à l’argent et commencer à lever le frein “risque financier”, il faut être au clair avec ses croyances personnelles sur l’argent.

      A quoi ça sert ? 

      Quand on en prend conscience de ses croyances, qu’elles sont écrites ou dites, on peut agir dessus. Les fragiliser, les ramollir et les faire évoluer. Ou se dire que c’est ok, je continue comme ça !

       

      Alors je vous propose de vous poser et d’écrire tout ce que vous pensez sur l’argent. Même des trucs que vous ne voulez pas trop vous avouer (sinon aucun intérêt). C’est entre vous et vous, alors go !

       

      Voici un début de liste pour vous inspirer, mais il y en a beaucoup d’autres. Trouvez les vôtres. 

        • Il faut travailler dur pour gagner de l’argent (no pain, no gain)
        • Avoir beaucoup d’argent, c’est louche.
        • Si je gagne de l’argent, c’est forcément au détriment de quelqu’un d’autre.
        • Les bonnes personnes font les choses gratuitement.
        • L’argent ne m’intéresse pas.
        • Je ne mérite pas d’avoir de l’argent.
        • Je trahis ma famille si je gagne de l’argent.
        • Je ne peux pas gagner plus que mon père/ma mère.
        • Je ne sais pas gérer l’argent, je vais me faire avoir.
        • Je suis un panier percé
        •  L’argent n’est pas important. Il ne fait pas le bonheur. Ce qui compte, c’est la santé / famille / l’amour / etc. »
        • L’argent est une ressource limitée; il ne pousse pas dans les arbres. »
        • etc…

      Relisez votre liste d’affirmations concernant l’argent.

      Comment vous sentez-vous avec ces affirmations ?

      Quels contre-exemples pouvez-vous trouver à chaque ligne ?

      Comprendre sa relation à l’argent

      Nos croyances ont certainement influencé notre relation actuelle à l’argent. 

      Dans cette partie, je me réfère au livre de Christian Junod – “Ce que l’argent dit de vous” *.

      Il y décrit les 3 relations possibles avec l’argent.

      Le mode “écureuil”

      L’écureuil est prévoyant et stocke des réserves de noix et noisettes pour l’hiver.

      Les personnes “écureuil” veillent à avoir un solde positif à la banque. Elles peuvent se faire plaisir, mais c’est planifié et réfléchi. Elles ont une relation positive avec l’argent.

      Elles vont avoir tendance à attendre d’avoir le bon montant épargné avant de passer à l’action.

      Reconversion et mode écureuil : il y a souvent une insécurité intérieure. Tout le travail sur soi pour construire son futur projet pro et partir de soi (qui je suis, valeurs, talents…) contribuera à diminuer cette insécurité. La mise en action deviendra alors possible. 

       

      Le mode “sabotage”

      Les saboteurs associent surtout des choses négatives à l’argent. Ils ont tendance (inconsciemment) à le repousser, à faire en sorte qu’il n’arrive pas à eux. Ces personnes vont avoir tendance à sous évaluer leurs prestations / produits. Elles auront du mal à demander et recevoir de l’argent pour leur travail.

      Reconversion et sabotage : Il y a vraisemblablement un syndrome de l’imposteur très présent. Aussi une difficulté à aller demander de l’aide ou de l’accompagnement. L’action sera alors à mettre sur la prise de conscience de sa valeur.   

      Le mode “montagne russe”

      Ce mode alterne entre les 2 précédents : des phases d’épargne et des phases de dépenses, sans plaisir. Un peu comme les gens qui ont une relation compliquée avec la nourriture (j’en fais parti !) et qui alternent régimes et poids maîtrisé avec périodes d’excès sans limite. 

      Reconversion et montagne russe : il est nécessaire de travailler ce qui amène les phases d’insécurité, pour pouvoir les limiter en fréquence et en intensité. 

      3 – Booster sa confiance en soi pour déserrer le frein de la sécurité financière

       

      Enfin, la peur de manquer dans un projet de reconversion peut être l’expression d’un manque de confiance en soi. 

      Ce manque de confiance induit d’office qu’on ne trouvera pas un poste aussi bien rémunéré. Ou bien, qu’on ne vivra pas de son activité, si on veut se lancer dans l’entrepreneuriat.

      Cette fameuse “sécurité financière” protectrice est le miroir de la relation que nous entretenons avec nous même.

       

      Alors pour contrer cette crainte de manquer d’argent, le deuxième axe à travailler est la confiance en soi.

      Le sujet mérite un article complet, mais voici quelques pistes en attendant.

       

      Travailler sa confiance en soi

      Avoir confiance en soi, c’est avant tout se connaître, c’est croire en son potentiel et en ses capacités. Sa capacité à prendre des décisons, à poser des choix, à tenir ses objectifs, etc…

      La confiance en soi n’est pas un truc inné, un don que certains ont et d’autres pas.

      Ca se travaille. ça, c’est une bonne nouvelle. Avec de l’entrainement vous pourrez la booster.

      Bon ok, c’est plus naturel chez certains?.

      La première chose est de s’accorder du temps pour travailler sur soi.

      Quels sont mes talents et mes compétences ?

      Quelles sont mes qualités humaines (soft skills)?

      Il est intéressant de : 

      • rebalayer sa carrière
      • lister toutes ses compétences
      • prendre le temps de voir combien elles sont nombreuses et riches
      • se rappeler les ressources auxquelles nous avons fait appel en situation difficile

       

      Certains tests de personnalité gratuit (contre un Email) en ligne peuvent vous aider à mettre des mots sur vos qualités (par exemple : 16 personalities)

      Vous trouverez d’autres ressources pour travailler votre confiance en vous dans les articles suivants : 

       

      Changer de vision sur l’échec

      Le blocage sur l’argent, je l’ai évoqué au début de cet article, peut aussi traduire une peur de l’échec.

      Il est alors important de faire évoluer sa vision de l’échec. 

       

      Pour la plupart, nous avons une vision de l’échec très scolaire. Se tromper, échouer, “c’est mal”, c’est dévalorisant. Alors, bien sûr, que personne n’en veut. Il faut tout faire pour l’éviter (y compris procrastiner).

       

      Par contre, si vous commencez à voir des tentatives infructueuses comme des sources d’informations, d’apprentissage. C’est très différent. 

      Ca fait moins peur. 

      Et plutôt que de balayer le loupé vite fait sous le tapis, si vous l’explorer pour comprendre ce qui n’a pas fonctionné. Qu’est-ce qu’il faudrait faire différemment ?

      Là vous allez progresser. Vous aurez moins la trouille la fois d’après. 

      Votre curseur confiance en vous sera monté d’un cran.

      Exercice 

      Prenez le temps de vous poser dans un environnement calme et prenez une feuille et un crayon (ou un ordi, comme vous voulez).

      Commencez à noter vos réponses à ces questions. 

      1 – Si vous vous lancez dans votre projet de reconversion

      • Quels seraient les bénéfices d’un essai ou d’une réussite partielle ? 
      • Quels seraient les bénéfices d’un loupé ?

      en terme de compétences, de confiance, de ressentis, de relations, de finances, d’énergie…

      2 – Quel est le prix de l’inaction ?

      • à 6 mois
      • à 1 an
      • à 3 ans

      en terme de compétences, de confiance, de ressentis, de relations, de finances, d’énergie…

      Cette peur de manquer, de ne pas assurer financièrement peut évoluer. Elle fait partie des éléments à travailler dans un projet de reconversion. Si on l’ignore, on risque de se retrouver bloquer, quand la peur deviendra plus lourde que l’envie et l’énergie du projet.

      N’hésitez pas à me partager vos expériences en commentaire ou par mail. Je serai ravie de vous lire. Où en êtes-vous avec la sécurité financière ?

      Françoise Bourgouin - coaching de carrière
      Comment vaincre la peur de manquer d’argent dans une reconversion ? - françoise bourgouin coach de ta carrière après 45 ans - #securitefinanciere #changementcarrière #coaching #reconversion #changementprofessionnel #francoisebourgouin #coachdecarriereapres45ans #transitionprofessionnelle #bienetreautravail
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